OBSERVATION PREMIÈRE
Dr Cassulo, de Tunis, ix Th. Cholet, Montpellier 1903
M. B.., 24 ans. Constitution plutôt débile. :
Antécédents. — À eu les maladies de l’enfance ‘: rougeole, variole, quelques bronchites légères. À 12 ans, légère scoliose qui à été soignée en Suisse par la gymnastique suédoise ; il en résulte une déformation de la moitié droite du thorax.
Maladie actuelle, — Au commencement de mars 1903, trois semaines après son mariage, B.. commence à +essentir un affaiblissement général, du malaise, des nausées.
Le 10 mars, il se met au lit avec une forte fièvre, 39°6. Courbature généralisée, céphalalgie , nausées, vomissements, douleurs abdominales, toux légère, À l’examen,
pouls 96, bien frappé, ventre légèrement météorisé, dou-
Les
leur à la pression de la région épigastrique et de la fosse iaque droite. Foie et rate normaux. Langue très chargée, constipation, haleine très fétide. A l’auscultation, quelques râles diffus de bronchites.
Malgré le traitement, on n’observe pas d'amélioration les jours suivants. La température est très irrégulière,
(}) Nous avons adopté pour les observalions l'ordre chronolo-
gique,
ASE nie 4) ——
ainsi qu'on peut en juger par la courbe numéro 3 (Série +.
La constipation est opimâtre, le ventre est tantôt sou-
ple, tantôt météorisé. Les selles sont assez fétides.
Les jours suivants, céphalalgie très intense, état d’excitation nerveuse très accentuée. Pouls entre 100 et 120, sans concordance avec la température, quelques frissons répétés ; les températures élevées ne durent guère plus de deux à trois heures. À chaque rémission, sueurs plus ou moins profuses. Le 15 mars, on trouve
À-6-herres domain er DS:
Aechetres du MAL: 172. SRE | ad ATARI EE LES NT M Re in REC D 100; PATTES M BSOIT na ie 2, 30°9,.
A 6 Heures dusoir 277) PRE 398.
Une consultation de médecins à heu ;le diagnostie posé est : fièvre méditerranéenne.
Le 16, à la suite d’un accès de fièvre, apparition d’une orchi-épididymite gauche. Le malade semble aller mieux depuis ce moment, au point de vue de l’état général. Les symptômes orchitiques n’atteignent pas les proportions de l’orchite blennorrhagique.
La température baisse les jours suivants, et le malade reste même quatre jours sans fièvre, mais avec un pouls fréquent.
Le 22, la fièvre revient avec tous les symptômes précédemment décrits, et même les troubles gastro-intestinaux s’accentuent.
Du 27 mars au 3 avril, amélioration très notable, l’appétit revient, le malade se lève et mange quelque chose. Le pouls était alors toujours fréquent.
Du 3 au 5 avril, rechute avec fièvre et retour des symptômes indiqués. On envoie le malade à la campagne, où