X: obs. de Antoine Fouquet
C. Fr., 17 ans, novice, habitant l’Algérie depuis son jeune âge, entre à l'hôpital de Marseille, le 31 mars 1910 pour une maladie débutée vers le 15 du même mois, par un mal de gorge, dysphagie, et suivie, quelques Jours après, de
fièvre, anorexie, soif ardente, courbature générale, insomnie, diarrhée légère. À son entrée à l’hôpital, on trouve 39°6, langue saburrale, rate grosse, sensible à la pression ; foie normal, pas de taches rosées. Séro de Widal négatif.
Evolution irrégulière de la fièvre, tantôt se maintenant à
37°, tantôt oscillant entre 38 et 39°, Sueurs assez abondan-
MES re tes, et elles-mèmes, irrégulières. Séro de Wright négati]. Nouvelle série d’ondulations thermiques avec sommets audessus de 38°. Nouveau séro de Wright, cette fois-ci positif au 30° et au 50°, Douleurs myalgiques, céphalée, desquama-
tion furfuracée.
Le 2 mai, la témpérature retombe à 37°2. (A ce moment-
là, une imprudence du malade, qui mange gloutonnement une certaine quantité de viande, paraît être la cause d’une rechute, La température remonte progressivement les jours suivants jusqu’à 40°, la langue devient saburrale à nouveau, le pouls, nettement dicrote, s’accélère (112) ; une épididymite très douloureuse fait son apparition, ainsi qu’une arthralgie sacro-iliaque. Ces complications durent peu. 6
= Le malade est encore en cours de traitement au début du mois de Juin.
Cette observation donne lieu à une discussion qui n’est pas sans importance. La (rechute » du 2 mai en est-elle une et peut-on l’attribuer à l’alimentation, ou bien est-ce tout simplement une nouvelle période d’hyperthermie qui se serait aussi bien produite, si le malade n’avait point mangé. Suivant le cas, l’épididymite serait survenue au eours de la convalescence ou en pleine fièvre méditerranéenne.
OBservaTIoN XIII
(Résumée)
Due à l'obligcance de M. le docteur Narich, de Montarnaud
P.., 25 ans. Fièvre de Malte — séro-diagnostie positif …
— remontant au mois de mai ; a repris son travail fin juin, lorsque le 28 juin, le matin, au travail, il ressentit une dou-