I. ArchiTM da château de Barbegal. — Dottûr ginialogique dtt
Il posséda aussi la commanderie de Burgaud. Il séjourna longtemps à Malte où il remplit différents emplois auprès du Grand-Maître. Il mourut le 19 mars 1745. Une épitaphe très élogieuse lui est dédiée dans l'église Saint-Jean, à Malte (i).
10. Paul- Antoine de Romieu, frère du précédent, fut baptisé à Notre-Dame la Principale, le 3 août 1674. Il fut tenu sur les fonts baptismaux par Charles-Joseph de Romieu, son frère, également chevalier de Malte. Le 6 juillet 1693 on désigna pour faire ses preuves de noblesse, André de Clémens de Castellet, économe du Grand-Prieuré de Saint- Gilles et Charles d'Aiguières. Ils entendirent Jacques d'Arlatan de Beaumont de Malijay, Marc- Antoine de Laurens, baron de Beaujeu, Jacques d'Antonelle, François d'Icard et François Agneau, curé de Sainte-Anne qui montra le«baptistaire»du postulant. Il fut admis à Arles, le 21 juillet 1693 (2).
11. Charles-Joseph de Romieu, frère des précédents, fut l'illustre de la famille. Il naquit vers 1666. Il fut d'abord d'église et porta quelque temps le petit collet d'abbé. Il ne tarda pas à le quitter pour entrer dans l'Ordre de Malte. Porté aux choses de l'esprit et adonné à la littérature, il fut reçu, en 1688, membre de l'Académie d'Arles. Il fut chargé par la docte compagnie de prononcer l'éloge funèbre de Monseigneur de Grignan, archevêque d'Arles, qui venait de mourir. Il s'acquitta de cette tâche dans la séance du 20 mai 1689. « Ce discours n'a jamais été publié : il renferme, en termes excel-
I. Id. /3fi.— Mas-Lastrie (de) : Archives des Missions, 1836 n« 1377.
a. Rance: Op, ciL, m, p. 233. — Arch. des B.-du»Rh. — Ordre de Malte : Dossier n^ ^8^.
lents et mesurés un aperçu rapide de ce que Mgr de Grignan avait accompli pour son diocèse et la Provence durant son épiscopat ».
Le 12 novembre 1692, il présenta requête au chapitre réuni au Grand-Prieuré pour être reçu chevalier. Le chevalier Renaud d'AUein et le chevalier Doria furent choisis pour faire ses preuves de noblesse mais le premier commissaire se récusa comme parent et fut remplacé par le' commandeur de Valbelle-Meyrargues. Après son admission, en 1693, il fit ses caravanes et remplit l'office de lieutenant sur les galères de l'Ordre. Il résida quelques années à Marseille, vers 1700, puis, selon Bougerel, quitta les galères, reprit l'état ecclésiastique et se fit recevoir parmi les chevaliers diacots dans l'espoir d'obtenir le prieuré de Saint-Jean d'Aix, mais son projet ayant échoué il reprit l'épée, puis finalement se retira à Arles. Il ne fit jamais profession et ne put, par conséquent, obtenir aucune commanderie.
A répoque de la peste de 1 721, il fut nommé commissaire de sa paroisse, Notre-Dame la Principale. Comme tel il accompagnait les personnes chargées de recueillir, dans les maisons, l'argent, les bijoux et les papiers qu'ils trouvaient et qu'ils remettaient ensuite au premier consul après en avoir fait un inventaire. C'est lui qui, l'épidémie passée, rédigea l'inscription latine que l'on voit encore aux Alyscamps sur la pyramide élevée par la ville à ceux de ses concitoyens, morts victimes de leur dévouement.
Quand l'Académie de Marseille fut fondée il fut un des premiers à en faire partie. Il prit séance le 23 avril 1727 et prononça, en cette circonstance, un discours remarquable. Quoique retiré à Arles il ne
négligeait pas d'assister aux séances de la docte assemblée. Le 7 janvier 1728 il lut à ses confrères une ode sur Marseille. Le 4 juin précédent il avait envoyé une excellente relation des tremblements de terre ressentis à Arles en 1725 et 1727.
Il fut mêlé à la querelle des jansénistes, et l'archevêque d'Arles, Mgr de Forbin-Janson, se plaignit de cçtte intervention dans un mandement daté du I®' avril 1722 où il accuse « un séculier portant le signe d'un ordre militaire dont la devise /)r^ ^^^ aurait dû lui donner plus d'éloignement de tout ce qui s'appelle nouveauté > d'avoir prêté la facilité de sa plume aux ennemis de l'Eglise. Le chevalier de Romieu se réconcilia pourtant avec son archevêque et devint même son intime ami.
Outre de nombreux écrits de courte haleine, il est encore l'auteur d'un Portefeuille qui est une sorte de réponse à un questionnaire sur l'histoire d'Arles, son commerce, ses habitants, etc. C'est une brochure in-4<> de 64 -{- 10 pages, assez mal imprimée, parue chez Jacques Mesnier en 1726. Tel qu'il est cet opuscule est fort intéressant. 11 eut une suite, consacrée à la littérature. Cette seconde partie est restée manuscrite ; elle forme un petit in 4°, tout prêt pour l'impression. Il n'y eut pas de fête dans Arles dont il ne fut lame par ses poésies, ses devises ou même par son entrain. Il avait dignement rempli sa vie. Il mourut à Arles le 29 décembre 1734 et fut enterré aux Cordeliers, dans le tombeau de sa famille (i).
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ROUX-TARGUES
(Ecarielé I et 4: d'argent à trois pals de gueules et une bande d'azur brochant sur le tout clouée sur les pals par trois besants d'or; 2 et 3 : écartelé en sautoir d'azur et d'or ; Vor chargé de deux pals da\ur).
Cette famille descend de Jean de Roux, seigneur de Redortier, qui prit le nom de Targues qui était celui de sa mère : Gabrielle de Targues. Il vint à Arles et s'allia, par contrat du 15 juin 1571 (not. Escoffier), avec Louise de Gombert, fille d'Antoine de Gombert, seigneur du Baron, dont il prit la succession. Ils eurent trois fils dont deux furent chevaliers de Malte.
1. Gaspard de Roux-Targues fut chevalier le 22 décembre 1594. 11 dut mourir de bonne heure.
2. Jean de Roux-Targues fut reçu le 9 décembre 1606. Le 27 octobre de cette année son père lui promit une pension annuelle de 150 livres jusqu'à ce qu il obtînt une commanderie (not. Noguier de Saint-Gilles). Le 13 novembre 1615, il afferma à son frère Pierre (not. Escoffier) le péage d'Albaron, Quand il était à Arles ou à Albaron il assistait régulièrement aux réunions des chevaliers au Grand-Prieuré. A celle de l'automne de 163 1 il offrit de récupérer les biens que le défunt Grand- Prieur la Bastide avait en souffrance à condition qu'il en jouirait pendant sa vie. Le X2 janvier 1644 il était parrain, dans l'église Saint- Vincent d'Albaron, d'un enfant de son frère Pierre. L'année sui-.
vante nous le trouvons commandeur de Canabières et en 1654, commandeur de MiUau. Il mourut bientôt après : en 1660 un arrêt du grand conseil cassa ses dispositions en faveur de Pierre de Roux- Targues, son neveu, seigneur d'Albaron. Son père décéda en novembre 161 7 et sa mère bientôt après. Us furent inhumés dans Téglise d'Albaron ainsi qu'en fait loi l'inscription suivante :