SAINT-MARTIN
(D'a\ur^ à une croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lys dor).
On trouve cette famille établie dans Arles à la fin du xiv^ siècle, dans la personne de Pierre de Saint- Martin qui, veuf de Marthe Gantelme, épousa en secondes noces par contrat du 20 novembre 1393 (not. B. du Puy) Jeanne Raynaud d'Arles. Il était alors châtelain de Fourques pour le roi de France, il se fixa à Arles où il acheta plusieurs immeubles; il est dit citoyen de cette ville dans un acte du
I. La pierre tombale qui porte cette ÎDScription se trouve dans l'église actuelle d'Albaron, où elle a clé placée par nos soin?, avec le concours bienveillant de la Société des Amis du Vieil Arles. Elle fut sauvée du vandalisme pendant la Révolution et depuis lors elle était en souffrance dans la ferme (reste de l'ancien château) d'Albaron.
!•' octobre 1398 (not;B. Passarin). Elle a fourni des consuls pendant deux siècles à la cité d'Arles. Elle a compté parmi les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
I . Louis de Saint-Martin, fils de Charles, plusieurs fois coûsul d'Arles, et de Madeleine de Lubières, mariés par contrat du 23 janvier 1464 (not. Pangon). Il fut tonsuré avec ses frères Nicolas et Pierre, le 9 janvier 1489 (Ph. Mandon, f^ 46), par Pierre Herbert, archevêque d'Aix. Le 8 septembre 149 1 (P. Menhinat) étant sur le point d'aller à Rhodes pour se faire religieux hospitalier il abandonne à sa famille tous les droits qui lui revenaient sur la succession de son père et de ses aïeux. Sa mère était décédée avant le 9 septembre 1497 et son père fut enseveli le 20 décembre 1502 à Saint-Trophime (Sacristie -4, f*' 226) (i).
2. Jean de Saint-Martin, fils de Trophime et de Madeleine Hardouin. Il fut reçu hospitalier le 30 décembre 1513. Il se trouva en 1522 au fameux siège de Rhodes qui fut si meurtrier et si long. Il devint plus tard commandeur d'Homps. Il eut un fils naturel, Louis de Saint-Martin, qui paraît avoir laissé postérité. La mère du commandeur était morte à Arles le ;" août 1514 (Sacristie A. f^ 237) et son père se remaria à Louise Pélegrin (2).
I. Baron da Roore : Op. tit,, pp. 531, 535, 536. — Lb Musée, 1874, p. 335 : Le livre de raison d'une ancienne famille <it Arles,
4. Baron du Roore : Op, ci/,, p. 54t. — Raybaud : Op, cil., 11, p. 74*