‹ L'ordre de Malte dans la ville d'ArlesChapitre 103 sur 129 · LA TOUR · texte numérisé non relu

LA TOUR

(D'a^UKy à une tour crénelée de quatre pièces d argent fermée et maçonnée de sable ^ sommée de deux colombes affrontées d'argent^ becquées et membrées de gueules y per citées sur les deux créneaux extrêmes et portant dans leur bec une étoile dor).

On croit cette famille originaire de Naples où elle était au service de la reine Jeanne. Ayant eu ses biens confisqués elle émigra d'abord à Hyères puis elle s'établit à Arles avec Fouquet, seigneur de Romoules, maître d'hôtel de Charles VIII, qui épousa, dans cette ville, en 1468, Georgette de Varadier. Elle a donné aux Hospitaliers :

I. François de la Tour, fils d'Honoré, dit la Brau ou le Fort, et de Madeleine Isnard, maries par contrat du 3 février 1470 (not. G. Raymond). Il fut tonsuré le 9 janvier 1489 (Ph. Mandon), dans la chapelle archiépiscopale d'Arles, en même temps que ses frères Jean et Raimond, par Philippe Herbert, archevêque d'Aix. 11 entra dans l'Ordre en 1499. Le 25 juin de cette année, en effet, il fit quittance à ses frères, Louis, Accurse, Jean et Antoine de ses droits aux biens paternels et maternels, et son père lui remit 6od florins pour son admission dans rOrdre des Hospitaliers. 11 devint commandeur de Douzens, près de Carcassonne, il l'était encore en 1528. Le 19 mai 1524 (not. Jean Fauchier, prot. f^ 50), il nomma juge de sa commanderie, Jean Isnard, son cousin germain, docteur en droit, de Salon. 11 n'est pas mentionné dans les catalogues de rOrdre de Malte. Son père était mort le 25 juin

1504 (Sacristie A^ f» 228) et sa mère, dans son testament du 10 juillet 1517 (not. Hon. Candelier), demande à être enterrée.au tombeau de son mari, dans la chapelle Saint-Césaire des Alyscamps(i).

2. Antoine de la Tour, fils de François et de Guimette Bérenguier, mariés par contrat du 27 janvier 1349 (d'après les preuves de noblesse d'Antoine de la Tour du 30 juillet 1667). Il fut baptisé en la paroisse Saint-Martin le 27 janvier 1555. Il fut admis dans TOrdre de Malte et y fit profession le 24 juin 1574. Il quitta rOrdre, se fit protestant et s'établit à Nîmes où il se maria, comme nous l'avons déjà dit (p. 16), mais nous n'avons pas assez insisté sur la peine que cette défection et quelques autres antérieures produisirent au Grand Maître. Dans deux lettres adressées, le 21 juillet 1562, Tune au commandeur Antoine de Thésan, lieutenant du Grand-Prieuré, « il y marqua qu'il avait appris avec beaucoup de chagrin les troubles qui agitaient la France au sujet de la religion ; que quoiqu'il fCtt persuadé que les religieux de l'Ordre auraient assez de fermeté pour ne pas se laisser aller aux nouvelles opinions, et qu'ils ne s'éloigneraient pas de la vérité pour se jeter dans les ténèbres ; cependant il lui ordonnait de convoquer une assemblée générale des commandeurs et autres religieux du prieuré et de les exhorter fortement de vivre et de mourir dans les vérités de la religion catholique et dans l'obéissance au Saint-Siège ». L'autre lettre était mandée aux commandeurs et aux chevaliers qui devaient assister à cette assemblée, le Grand- Maître leur exprimait la douleur qu'il avait ressen-

z. D&roa du Roure: Op. cil., pr»^)!-^.

tie en apprenant que quelques chevaliers avaient embrassé Thérésie et s'étaient mariés. Il les priait avec toute la tendresse d'un père de ne point suivre ces nouvelles opinions ; de se souvenir des promesses qu'ils avaient faites à Dieu, dans leur baptême, et qu'ils avaient ratifiées en faisant leurs vœux dans l'Ordre. Le père d'Antoine de la Tour était mort en 1556 (i).

3. Joseph de la Tour, fils de François Xavier et d'Anne -Marie- Baptiste de Grimaldi, mariés le 17 janvier 1741. Il naquit le 31 janvier 1743. 11 fut garde-marine en 1757, puis enseigne de vaisseau, chevalier de Saint-Louis en 1778. Il se maria à Arles le 3 mai 1772 et épousa Anne-Madeleine Françoise de Biord, qui le laissa sans enfant et mourut le 28 décembre 1784. Il entra alors dans l'Ordre de Malte et fut reçu chevalier le 25 octobre 1796, mais les religieux s'étant dispersés, peu après, à la prise de lîle par Bonaparte, il rentra dans le monde et convola h de secondes noces et épousa Sophie-Emilie de Merles de Beauchamps. Il mourut à Arles, rue de la Calade, le 18 février 181 7 (2).

USANE

(D^or^ à une quinte feuille de gueules) Les Usane étaient d'origine juive. Martin d'Usane

I. Baron du Roure : O/. cit., p. 856. — Raybaud : Op, cit., 11, pp.

a. Baron du Roure : Op. c/t., p. 86S. — Arch. municipales d'Arles : Registres de V étal-civil : Décès de 181 j, — Louis de la Roque : Catalogue des chevaliers de Malte.

est dit néophyte '(nobiliaire de Bonnemant) dans un acte de 1496. lis avaient des propriétés en Camargue. Ils furent anoblis en 1556. Malgré la rigueur qu'apportait l'Ordre de Malte à ne pas s'adjoindre de membres des anciennes familles juives, on trouve cependant dans les listes des chevaliers un membre de celle-ci.

I. Valentin d'Usane était fils d'Aymar et de Jeanne de Grille, mariés en 1560 (not. Nicolai). En 1573, le 18 févi'ier, il reçut, à Arles, avec ses frères Pierre, Jean et Honorât, la tonsure cléricale des mains de Jean de Tulle, évêque d'Orange, mais il ne tarda pas à s'agréger à TOrdre de Malte et il fut reçu chevalier en 1582 (i).

VARADIER

(D'ory à trois anneJets d'azur ^ 2 et i)

Cette maison est originaire du royaume de Naples et s'établit en Provence sous les princes de la maison d'Anjou. Elle comptait parmi les plus anciennes et les plus qualifiées. Le premier membi'e de cette famille que nous trouvions dans la ville d'Arles est Taxil de Varadier qui vivait au commencement du xv° siècle et fut plusieurs fois consul.

Elle a fourni plusieurs chevaliers à l'Ordre de Malte.

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