‹ L'ordre de Malte dans la ville d'ArlesChapitre 40 sur 129 · I. Ratbaud : Op. cit, n, pp · texte numérisé non relu

I. Ratbaud : Op. cit, n, pp

3. Archives hospitalières d'Arles : Mémoires domestiques de FratiçoiS de Quiqueran de Ventabren. Liasse 11 H 14,

3. Arch. des B.-du-R. — Fonds de l'Ordre de Malte. Visites. VoU

4. Arch, Munie. d'Arles. — Délibérations. BB. vol. 38, fol. 43 v*.

prononça ses vœux pendant la tenue de l'assemblée, présidée par le commandeur de Capette, Jean- Philippe de Soubiran-Arifat.

On trouve quelquefois dans les délibérations trace des préoccupations des chevaliers pour leurs archives. En voici un autre exemple :

Le commandeur de Renneville, Sauveur de Foresta-Collongue, délégué par ses confrères pour retirer de Manosque de vieux papiers, raconta au Chapitre du 5 mai 1697 le résultat de ses démarches. Il était allé dans cette ville, une première fois le 12 août 1693, une seconde le 22 mars 1697 et n'avait trouvé aucune altération aux scellés des cinq ballots d'archives qu'il avait préparés, mais n'ayant pas eu à sa disposition de charrette pour les faire parvenir à Arles, il était retourné à Manosque quelques jours après, le 25 avril, et avait rapporté de son voyage six caisses de papier dont une contenait divers manuscrits des homélies des Pères et des Livres d'église. Les chevaliers décidèrent de sceller cette dernière aux armes du Chapitre (i) et de renvoyer à Malte par les soins du chevalier Jean-Baptiste de Boffin-la-Saône ; quant aux cinq autres le Conseil porta d'en faire dresser Tinventaire par le secrétaire du Grand-Prieuré, en présence du chevalier Melchior de Varadier.

A cette même réunion, Esprit Parret, prêtre de l'Ordre, recteur de la paroisse de Poét Laval, lit ses* vœux, le 7 mai 1697, entre les mains de François

t . Ce sceau représentait TAgneau pascal et portait en exerp:ae : SigiU lum fratrum prioratus Sancti Egidii Sancti Johannis Hierosoîimitani, Il fut fait vers le milieu du xiv* siècle et servit jusqu'à la Révolution. Ra.TBAi3o : Op, cit,, ii, p. 364. H n'est pas rare de trouver l'Agneau pascal dans les sceaux ou les armoiries. C'est ainsi que le Chapitre métropolitain d'Aix porte : de gueules à VAgnus Dei d* argent »

Laugeiret, infirmier de Saint-Jean de Saint-Gilles. A cette époque les habitants du Martigues désiraient des reliques du fondateur de l'Ordre des Hospitaliers. Elles étaient déposées dans la chapelle du château de Manosque depuis que les chevaliers avaient été contraints de quitter Rhodes en 1522 (i). Dans l'assemblée tenue au Grand-Prieuré, le 4 mai 1698, le commandeur de Condat, François de Bausset, qui était originaire de la petite Venise provençale, demanda et obtint pour ses concitoyens des ossements du bienheureux Gérard. 11 s'obligea, à cet effet, à faire confectionner une châsse et à établir une fête en son honneur. Mais cette faveur ne fut accordée aux Martigaux qu'en 1728 par le Grand Maître Antoine-Emmanuel de Vilhena sous le bailli arlésien Jean- Augustin de Grille. Un prêtre de rOrdre, Michel Fougasse, délégué par le bailli, se rendit à Manosque, accompagné des consuls et des notables du Martigues, le 1 1 avril de la même année. On tira de la caisse où ces reliques étaient déposées, Tos du bras gauche que Ton remit aux députés. Les habitants de Tlle le reçurent en procession et au milieu de la joie et des acclamations publiques.

t. < L'authenticité des reliques da Bienheureux Gérard a été contestée par Damase Ârbaud qui exprime ses doutes à la fin d'une notice sur Gérard Tenque, publiée dans le Plui arque provençal ^ (i, 337). M. le chanoine Féraud, après avoir suivi l'opinion commune (Histoire de Manos^ que, p. 467 et sq.) s'est rallié à celle de l'crudit Manosquin dans une étude spéciale intitulée : Les saintes reliques de la chapelle du château de Manos-» que, (in-8« de 36 p. Digne 1885) >. Mais elle a été soutenue par Tabbc Ândrieu, dans son Histoire religieuse et hagiologique du diocèse de Digne, dans le chapitre intitulé : Les reliques de saint Gérard Tenque à Manosque, paru tout d'abord dans le Bulletin de la Société scientifique et htté^ r aire des Basses- Alpes, \ome\ (1891-1892) p. 381. Avant eux Jean Raybaud ^O/. cit,^ ^iJÇ-'foJ avait dit, en s'appuyant sur les Archives de l'Ordre, que ces reliques étaient celles d'un saint de même nom mais non pas celles du fondateur des Hospitaliers. Cette dernière opinion parait la plus probable.

Ferrières et Jonquièresjaloux eux aussi de posséder quelques ossements de leur compatriote eurent en partage, le i8 décembre suivant, deux os considérables des côtes (i).

A cette même assemblée du 4 mai 1698 le chevalier de Bausset qui présidait, comme plus ancien chevalier, transmit aux Religieux un ordre venu du Grand-Maître et qui enjoignait aux Commandeurs de résider sur les terres de leur bénéfice.

A la réunion du 10 novembre suivant, Joseph- Thomas de Merles-Beauchamp (2), bailli de Manosque et commandeur d'Aix qui présidait, donna communication d'un avis arrivé de Malte. Le Grand-Maître, Raymond de Perellos avait appris que deux Religieux restés longtemps sans recevoir les sacrements étaient morts à Aix sans mettre ordre à leurs consciences. Il déplorait ce malheur, accusait ce manque de charité et finalement exhortait les chevaliers à mener une vie vraiment chrétienne (3).

Le Grand-Prieur, François de Morges-Ventavon dont la vie avait été remarquable par la douceur des mœurs et par une grande foi, mourut à Malte le 22 février 1699 et fut enseveli dans la nef de réglise Saint-Jean où le chevalier Jean-Baptiste de Boffin la Saône, son petit neveu, lui fit dresser une

£. Arch. des B.-da-R. — Ordre de Malte. — Ckap. et Ass. (1687-1700). Vol. XVI. — De Haitzb : Histoire de la vie et du culte du B, Gérard Tendue, Aix, 1730. — L'abbé Fbraud : Histoire de Manosque, pp. 471-473.

2. Joseph-Thomas était fils de Joseph-André de Merles-Beauchamp, citoyen d'Avignon, et de Catherine de Berton-Crillon. Le 16 janvier 1696 il fat nommé bailli de Manosque. Il mourut en 170% Raybauo : O/. «A, n, pp. 343^^45.

^ Arch. des B.-du-R, — Ordre de Malte. — Ckap, et Ass. (1687-1700) YoU xri.

épitaphe que nous reproduisons aux Pièces justifia catives.

Il s'était tenu au Grand-Prieuré, sous le dernier titulaire, les réunions suivantes : celle du 7 août .1692 présidée par Philippe-Emmanuel de Renaud d'Alleins, commandeur de Durbans, comme plus ancien, celle du 10 novembre 1692 par Jean-Philippe de Soubiran-Arifat, celle du 3 mai 1693 par Charles de Glandevès-Cuges (i), commandeur de Puysubran et de Sainte-Luce, lieutenant du Grand- Prieur, celle du i^juin 1693 par Jean-Philippe de Soubiran-Arifat, celle du 9 novembre 1693 par Charles de Glandevès-Cuges, celle du 5 décembre 1693 par Philippe-Emmanuel de Renaud d'Alleins, celle du 2 mai 1694 par Henri de Thomas la Valette, commandeur de Montpellier, comme plus ancien, celles des 8 novembre 1694, 31 janvier, I" mai, 7 novembre 1695 par Charles de Glandevès- Cuges, celle du 7 mai 1696 par Philippe-Emmanuel de Renaud d'Alleins, celle du 5 novembre 1696 par Jean-Philippe de Soubiran-Arifat, commandeur de Capette, celles des 5 mai, 4 novembre 1697, 4 ^^^ 1698 par François de Bausset, celle du lo novembre 1698 par Joseph-Thomas de Merles-Bauchamp, bailli de Manosque, commandeur d'Aix.

Le Grand-Prieuré fut conféré le 23 février 1697 à Christophe de Baroncelli-Javon. Il était fils de Georges de Baroncelli, seigneur de Javon, et de Marguerite de Fortia-Montréal et avait été reçu

X. Charles était fils de Jean-Locis- Antoine de Glandevès-Cuges et de Marguerite de Félix la Reynarde. H fut mêlé à tous les troubles de la i

Fronde à Marseille. Il fut lieutenant du Grand-Prieur de 1693 (39 jan- |

vier) jusqu'en 1697, époque à laquelle il partît pour Malte. En 1704 il ; devint grand-commandeur. U mourut à Malte le 9 septembre 1708. '

Voir aux Pièces justificatives^ l'épitaphe qui décorait son tombeau. | Ratbaud : O/. eit.y 11, pp. 341-346. Baron du Roum : O/. cit,, p. 977» 1

chevalier le 4 mai 1633. En 1648 il avait fini ses caravanes et se disposait à faire ses vœux. Dans une lettre à son père, à son frère et à son oncle, datée du 31 mars, il donne ces détails sur la famine qui guettait Malte à ce moment : « Je vous dirai comme nous sommes réduits à la faim et que nous n'avons pas du blé pour huit jours et que si Dieu ne nous en envoie de quelque endroit nous sommes pour patir très tous et qu'on ne trouve pas seulement de la viande et que si vous voulez un poulet il vous coûte quarante ou cinquante soûls ; il n'y a plus moyen de vivre en ce pays et tout a renchéri de la moitié depuis que j'y suis (i).

11 était commandeur de Sainte-Eulalie quand la grande commanderie lui fut donnée le n août 1692.

Christophe de Baroncelli-Javon résolut de rester à Malte comme son prédécesseur ; il se contenta de prendre possession du Grand-Prieuré par procureur le 4 mai 1699, et il nomma pour son. lieutenant François de Bausset.

Le dépôt des archives du Grand-Prieuré demandait à être complété, des réparations devenaient urgentes, les commandeurs François de Bausset, Sauveur de Foresta-Collongue et le chevalier André de Clémens (2) dressèrent un devis qui fut approuvé à Malte et exécuté. En conséquence, des armoires furent construites sur le modèle de celles de la sacristie de Saint-Trophime d'Arles, les dépenses s'élevèrent à 1500 livres. Les Raybaud, père et fils, furent chargés du rangement de tous ces pa-

X. Masée Calret, à Avignon — Ms. aa^6 : Archives de Javott, m.

3. André était fils d'Antoine, capitaine d'infanterie, et de Marguerite de Vincens-Causans. Quatre de ses frères : Louis, Jean-Baptiste, Joseph et Charles furent aussi chevaliers de Malte. [Artifauil] : O/. cit., 1,269.

pîers moyennant la somme de 1500 livres mais ils devaient hâter leur travail et on leur adjoignit deux écrivains pour qu'ils eussent terminé au moins avant le 15 novembre 1702. C'est à la réunion d'automne 1700 que cette délibération fut prise, on décida aussi qu'à l'avenir, afin d'éviter de nouvelles dépenses, le Grand-Prieur confierait la garde des archives à un prêtre qui recevrait annuellement pour ses peines, la somme de 466 livres, payable par semestre et fournie, savoir : 16 livres par le Grand-Prieur, 12 par le bailli de Manosque, 9 par chaque chevalier possédant commanderie, et 6 par chaque prêtre ou frère servant d'armes. Le premier <c archivaire » choisi fut le prêtre conventuel, Jacques Grossy, docteur en droit canon, nommé le 30 mars 1700. Il était fils de Guillaume qui fut deux fois consul d'Arles et d'Anne Brisepan. Il était né sur la paroisse Saint-Julien le 29 février 1669 (i).

En 1702 deux professions eurent lieu dans la chapelle du Grand-Prieuré : la première fut celle de Jean-Antoine Boissière, prêtre-sacristain de Montfrin, qui émit ses vœux le 9 mai entre les mains de Jean-Baptiste Baron, prêtre, infirmier de Saint-Gilles ; la seconde fut celle d'Etienne Dauthier, prêtre du diocèse de Glandevès, qui résidait à Arles. Le commandeur de Sainte-Luce, Charles de Glandevès, Tavait nommé, le 15 avril 1702, aumônier de sa chapelle. Il fit profession pendant la tenue de l'assemblée d'automne entre les mains de Jacques Grossy (2). Avant d'émettre ses vœux il

X. Arch. des B.-du-R. — Ordre de Malte. — Ckap, et Ass, (1687-1700). Vol. XVI. — Dossier, n« 563 ,

a. Arch. des B.-du-R. — Ordre de Malte. — Chap, et Ass, (1701-1734). Vol. xvn.

fit son testament qu'il écrivit de sa propre main. Il est conçu en ces termes : « Au nom de Dieu soit. L'an mille sept cents deux et le septième novembre je Estienne d'Authier, prêtre^ pourveu du service de la chapelle Sainte-Luce estant en santé en mes bons sens j'ay vouleu avant faire ma profession régulière dans Tordre de Saint iean de ierusalem en conformité de l'obligation qui m'a été imposée par provisions dudit service à moy accordées par Monsieur illustricime grand commandeur disposer de mes biens par ce présent testament solemnel que ie fais comme s'ensuit après m'estre muni du signe de la sainte croyx recommendé mon âme à Dieu, aux prières de la glorieuse vierge Marie, aux saincts et sainctes du paradis, je lesse la disposition de mes funérailles et sépulture à la volonté de mes supérieurs ». Il institue ensuite héritier Antoine Charbonnier, procureur au siège d'Arles, à condition qu'il rendra son héritage après sa mort, à celui de ses parents qu'il lui désignera. A cet acte furent présents : Nicolas Gros Boussicaud, prêtre et chanoine de la Major ; Barthélémy Guibert, diacre ; Jean Combe, avocat ; Gaspard Alivon, fils de Jean, avocat ; Charles Brocard, notaire ; Pierre Borel et Joseph Martin. Le testament fut reçu par Raybaud, notaire. Cette même année le Grand-Prieuré fut soumis à la visite réglementaire. Elle fut faite le ii décembre par François de Coriolis (i), commandeur de Millau, et Louis Jouvène, prêtre conventuel. Leur rapport indique que le sanctuaire de la^ chapelle était séparé de la nef par « un treillis de fer tra-

I. François était fils d'Honoré de Coriolis et d'Elisabeth de Villeneuve. Il fat plos tard commandeur de Trinquetaille. Deux de ses frères, Lan* rent et Louis, forent chevaliers de Malte comme lui. [ârtefeuil] : Op, cit, 1, z86.

vaille fort proprement :&. Une fenêtre du côté de répître donnait du jour dans le sanctuaire, deux autres du même côté éclairaient la nef. Au-dessus du tabernacle du maître-autel on voyait la Tête du Seigneur peinte dans un petit tableau à cadre doré et, plus haut, un autre grand tableau représentait la Décollation de saint Jean-Baptiste, reproduction d'une peinture de l'Oratoire de Malte. L'autel latéral n'avait ni pierre sacrée, ni nappes parce qu'on n'y disait jamais la messe. Toutefois au-dessus était une toile figurant la sainte Vierge et saint Jérôme. Le bénitier, en marbre, était près dé la porte. Trois « banques » de noyer se trouvaient Tune à côté du bénitier, les autres au fond de la nef. A cette époque on célébrait rarement la messe dans la chapelle. Les commissaires visiteurs notèrent aussi la bonne tenue des archives confiées aux bons soins de Jacques Grossy (i).

Il faut aller jusqu'au Chapitre de 1705 pour trouver un fait digne d'être mentionné. Le 5 mai Jean- Baptiste Baron, sacristain de Saint-Gilles, admit aux vœux de religion Pierre-Jean Roche, nommé recteur de Lardiers, membre dépendant de la commanderie d'Avignon.

Une cérémonie du même genre eut lieu le 4 mai 1706 au Grand-Prieuré. Le chevalier novice Antoine de Sade, d'Eyguières (2), fut reçu à la profession par Jean-Philippe de Soubiran-Arifat, commandeur de Capette, près de Saint-Gilles, à la messe dite par Antoine Augarde. Le notaire Antoine Raybaud dressa Tacte de cette consé-

I. Arch. des B.-du-R. — Ordre de Malte. — Visites. Vol. zzxix.

a. Antoine était fils de Guillaume de Sade, seigneur d'Eyguières, brillant homme de guerre, et d'Isabeau d'Abeille. Il mourut commandeur de la CapeUe en Quercy. [Artbfbuil] : Op, cit., ii, 371,

cration à laquelle assistèrent Jean Combe, avocat, et Jean Féraud. L'année suivante, le 8 novembre, cette fête se renouvela pour Jean Chastàn, prêtre de Thoard, recteur de Vinon, dépendant de la commanderie d'Aix, nommé depuis le 4 octobre 1703 par Joseph-Thomas de Merles de Beauchamp, ancien commandeur d'Aix. 11 émit ses vœux entre les mains d'Antoine Augarde (i).

Des commissaires avaient été choisis le 5 mai 1707 pour visiter le Grand-Prieuré : ils durent retarder leur venue à cause des inondations du Rhône. Lorsque les eaux se furent retirées et le 19 octobre, Joseph de Laydet de Calissane (2), commandeur de Caubins, Morlas et Barbentane et Michel Fougasse, prêtre conventuel, assistés du commandeur Joseph de Rolland-Réau ville (3), procureur du Grand-Prieur absent, et du notaire Joseph Segond, accomplirent leur mission. Voici quelques particularités de cette visite. Dans la chapelle, la niche au-dessus du maître-autel était dorée, et derrière elle se trouvait un tableau représentant la sainte Vierge, plus deux autres plus petits dont l'un, à droite, figurait le Baptême de Notre-Seigneur par saint Jean et, le second, à gauche, saint Thomas. Au-dessus on voyait encore deux toiles : sur la

X. Archives des Bouchcs-du-Rhône. — Ordre de Malte. — Chapitres et Assemblées (1701-1784). Vol. xvfl. — Dossiers n*« 514 et 515. — Antoine était fils de Jacques Augarde, bourgeois, et de Françoise Cannât. Il naquit et fut baptisé à Arles le xx mai 1666. Son frère Jean Augarde, dont nous parlons plus loin^ fut aussi chapelain de l'Ordre.

2. Joseph était fils de Pierre de Laydet, conseiller au Parlement et de Lucrèce de Chàteauneuf. Son frère Jacques fut également chevalier et commandeur. [AktbfsuilJ : Op. cit,, 11, ^3.

3. Joseph de Rolland-Réauville était fils de Claude, président de la Chambre des Comptes au Parlement de Provence, et de Gabrielle de Tertulle, [A»tbfbuilJ : Op. cit., u, 336.

première était peinte le Sauveur du Monde et sur l'autre la Décollation de saint Jean-Baptiste,

Dans la nef, du côté de Tévangile, la chapelle, pratiquée dans la muraille, se composait d'un petit autel garni de sa pierre sacrée mais sans ornements, attendu son humidité, et d'un tableau formant rétable dont le sujet était « Notre-Dame et Saint Hierosme^. Plus bas, du même côté, toujours dans répaisseur de la muraille, se trouvait le tombeau de Melchior Cossa, grillé de fer, avec l'inscription plutôt payenne que l'on sait. Cette chapelle était tapissée de toile peinte. Dans la nef du côté de l'évangile étaient placés quatre grands tableaux à cadres dorés représentant des paysages, chose étrange pour une église. La fenêtre de la sacristie donnait dans une cour, elle était grillée et vitrée ; dans la muraille se trouvait une armoire pour les ornements et les vases sacrés.

Quant à l'Hôtel lui-même, il embrassait deux « quartiers » : l'un sur le Rhône, pour Tété, et l'autre, sur la rue, pour l'hiver. Le prêtre-archiviste Jacques Grossy fit visiter aux commissaires la grande salle des archives, éclairée par cinq fenêtres, au milieu de laquelle était posée une longue table. Les vieilles archives étaient en bas dans un petit cabinet. Parmi les meubles il y avait la grande chaire prieurale et parmi les tableaux celui représentant le Grand-Maître Verdale (i).

Peu de jours après le départ des inspecteurs, on enterrait au Grand-Prieuré Melchior de Varadier, fils de Louis et de Marguerite de Seitres, mort le 28 octobre 1708 sur la paroisse Sainte-Croix, à 61 ans. Il fut enseveli le lendemain à 3 heures du soir.

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