BOUCHET
{D'a\ury à un croissant d'argent placé en abîme et accolé de trois étoiles d'or).
Cette famille remonte à Louis Bouchet, bourgeois d'Arles, qui obtint des lettres de noblesse en 1654. Elle a compté plusieurs Conseillers au Parlement de Provence ; elle a aussi fourni un de ses membres à l'Ordre de Malte :
I. Louis Dominique de Bouchet, baron de Faucon. Il était fils de Joseph-Jean-Baptiste et
t. Le ms, âx^ de la Bibliothèque municipale d'Arles^ intitulé ; A114lectay tum latina, tumgallica, excodicihus manuscriptis Arelatensibus exarata cura Laureniii Bonnemanty preshyUri areîatensis^ renferme, au n« 55, trois pièces pour la réception de Louis de Boche, dans l'Ordre de Malte, parmi lesquelles sont ses preuves de noblesse et la bulle du Grand-Maitre qui le fait chevalier. Les premières abondent en documents de tous genres et seraient presque suffisantes pour établir une bonne généalogie de cette famille.
3. Baron du Roure : Op, cit,, p. 1097. ^ Rance : V Académie d^ Arles ^ au dix -^epiième siècle^ i, pp. 34 et ^83,
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d'Anne de Castillon, mariés à Arles, le 20 septembre 1744. Il naquit à Arles et fut baptisé le 4 août 1745. Il fut d'abord Conseiller au Parlement et reçu le 31 janvier 1765, en remplacement de son père. Pendant la Révolution, le 4 novembre 1792, il fut admis parmi les chevaliers de Malte. A l'approche des mauvais jours, il s'était retiré à Nice « où il devint un des agents les plus actifs du comte de Provence; longtemps il entretint de rétranger des relations suivies avec les contrerévolutionnaires arlésiens et le parti de la Chiffone ; revenu en France après le retrait des lois contre les émigrés, il étabit à Paris, sa principale résidence, mais il demeura toujours arlésien par le cœur ; il sut s'y rendre utile à ses concitoyens, et ce ne fut jamais en vain que la ville d'Arles fit appel à son influence et à son dévouement > (i).
Lorsqu'il était à Arles, U habitait l'hôtel actuel de la sous-préfecture qui appartenait à sa famille. Amateur éclairé de l'antiquité, il avait réuni dans le vestibule ou la cour de sa maison, quelques spécimens d'architecture romaine qu'il montrait avec bonheur à ses invités. Le célèbre Millin, son ami, parle dans son « Voyage dans les départements du Midi de la France >, du torse colossal d'Auguste qu'il y admira, et qui avait été découvert en creusant un puits en 1750. Après bien des pérégrinations, ce beau fragment de sculpture se trouve aujourd'hui au Musée lapidaire d'Arles dont il constitue le plus bel ornement- Monsieur de Faucon fit les frais de ces fouiUes, ils s'élevèrent à près de 400 livres (2).
• <«, mur le ior« dÀogwte, létud» p«Uîée ptf M. A. VêM,
Il mourut à Paris, le 15 octobre 1815. Son père était décédé à Arles en 1762 (i).