BRUNET
(D'or^ à un lévrier de gueules^ la bordure denticulée
de sable)
Cette famille, très ancienne, était originaire de la ville d'Arles. Pons Brunet est le premier dont on trouve la descendance. Il fit son testament en 1374. Un de ses descendants, Louis, après avoir été d'église (2), épousa (not. Claude Saxi), le 20 avril 1602, Jeanne de Boche, qui fut mère de deux chevaliers de Malte.
I. Pierre de Brunet, Taîné, fut baptisé à St-Martin le 6 mai 1605. Son parrain fut Antoine Perrot, vice-sacristain, et sa marraine, Françoise de Brunet, sa tante. Il fut admis au nombre des Hospitaliers au chapitre tenu dans la ville d'Arles, au mois de mai 1616, et ses parents acquittaient le 16 juin suivant (not. Simon Véran) entre les mains du receveur de l'Ordre, les dépenses pour faire ses preuves de noblesse et pour son « passage >, comme on disait alors, au rang de chevalier.
architecte, dans le Bulletin de la Société des Amis du Vieil Arles, octobre 1903. EUe résume bien l'histoire de ce beau spécimen de sculpture romaine. Consulter, en outre^ le n* du Bulletin archéologique d'Arles, déjà cité.
X. Chronologie des cours souveraines de Provence, Edition de la Société d^ études provençales, pp. 159-140^ 149. •> Liste manuscrite de chevaliers, déjà citée.
3. Il fut chanoine sacristain de Saint-Trophime du 37 avril 1^98 au a mars 1603 mais sans être dans les ordres sacrés. Galua chbishana noyxssixA : TiAles chronologiques^ col. 14 14.
Pierre eut une fin glorieuse. Il fut tué en 1625 dans un combat naval contre les Turcs et qui fut funeste aux chevaliers de Malte par la faute et la suffisance du général de Valençay, commandant les vaisseaux de TOrdre. Voici comment ce fait se produisit :
« Le général ayant découvert six galères de Bizerte près de Saragosse, il les attaqua, quoiqu'il manquât de soldats, qui avaient été tués ou blessés à l'attaque de Sainte-Maure [dans l'archipel, au mois de mai de cette année]. Présumant trop de ses forces, il refusa le renfort de l'infanterie espagnole, que lui avait offert le capitaine d'armes de Saragosse. Aussi ce combat lui fut très funeste, car les Turcs s'étant trouvés supérieurs en nombre et ayant, pardessus cela, l'avantage du vent qui rendait presque inutile l'artillerie des chrétiens, ils se rendirent maîtres de deux galères. Plusieurs chevaliers y furent tués ou faits esclaves. Le nombre des blessés fut encore plus grand » (i).
2. Honoré de Brunet, son frère, fut baptisé le 13 avril 1608, même paroisse. Son parrain fut Honoré de Giraud, sa marraine Blanche de Varadier. Il fut reçu chevalier en 1620. Il fut héritier de sa mère qui laissa pourtant, le 5 octobre 1629 (°ot- François Monier), à ses filles, Honorade, Félise et Jeanne de Brunet, religieuses de sainte Catherine d'Avignon, la jouissance de ses biens, leur vie durant. Au moment où elle disposait ainsi de sa fortune, par codicille, elle se trouvait au mas de Giraud atteinte « du mal contagieux » (2). Le père était