‹ L'ordre de Malte en Amérique [microforme]Chapitre 3 sur 8 · UN PRIEURÉ A QUÉBEC I L · texte numérisé non relu

UN PRIEURÉ A QUÉBEC I L

Le vieux rocher de Québec, qui a vu tant de gloire, a-t-il eu, autrefois, aux jours où le drapeau fleurdelisé flottait sur ses murs, wn prieuré des chevaliers de Saint- Jean de Jérusalem ?

Voilà la question que pose un colonel de l’armée anglaise, amateur de choses anciennes.

Ni l’histoire, ni la tradition ne parlent de ce prieuré.

Le premier écrivain quien fait mention est le capitaine John Knox. Dans son journal de la campagne de 1759, décrivant les principaux édifices de Québec, il dit :

# Leurs principaux édifices publics étaient la cathédrale, dont les murs seulement demeurent ; le palais de l’évêque, le collège des Jésuites et des Récollets, les couvents des Ursulines et de l’Hôtel-Dieu, avec leurs églises, un séminaire pour l'éducation de la jeunesse, presqu'en ruines ; #ne maison imposante, mais non encore terminée, pour les Chevaliers-Hospitaliers, le magnifique palais de l’intendant dans le faubourg de Saint-Roch, et l’église de madame la Victoire, dans la basse-ville, à moitié détruite.

“ Dans les murs des maisons, au coin des rues, sont creusées des niches, où sont placées des statues de grandeur naturelle de saint Joseph, sainte Ursule, saint Augustin, saint Denis et plusieurs autres.

‘“ Le château ou citadelle, résidence de l’ancien gouverneur-général, faisant face au collège et à l’église des Récollets et situé sur la grande parade,place spacieuse entourée de belles maïsons,—est curieusement élevé sur le bord d’un précipice, au sud de la

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maison épiscopale, et donne vue sur la basse-ville et le port... Ce palais, appelé fort Saint-Louis, était le rendez-vous du grand conseil de la colonie.” (1)

Trois ans après, en 1762, un voyageur inconnu corrobore dans l'American Gazetleer l’assertion du capitaine Knox. (2)

C’est sur ces données un peu vagues que le chercheur doit prendre son point de départ.

() Au vol. II, p. 147, à la date du ler octobre 1759, page 453 du même volume, Knox, décrivant les édifices de Montréal qu’il visita après la capitulation, dit que la maison des Chevaliers-Hospitaliers est d’une munificence extrême : ‘ The streets are regular, the houses well constructed, and particularly the public buildings, far exceeding those of the Capital of Canada in beauty and commodiousness : that of the Knights Hospitallers being extremely magnificent.”” Il y aurait donc eu à Montréal aussi une branche de l’ordre.

(2) Voici lo texte de l'American Gazetteer (1762) : “QUEBEC.

“The upper town is also well built and abounds with noble edifices, as churches, palaces, especially that of the Bishop, the Courts, the House of the Hospitallers, which is a noble building of square stone, said to have cost 40,000 livres, several monasteries, chapels, et:, which would take up too much room to describe,

‘ The Jesuits here, as in most places, were best accommodated ; their church fine and large, though the convent is small; both are well built and advantageously situated in the upper town.

“Their garden is large and well planted, and at the end of it a pleasant little copse.??

Le traducteur italien cité dans l’avant-propos a traduit Hospitallers par Cavalieri Gerosolimitani.

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