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secrétaire de chacun grand Prieuré, d'avoir un régistre relié dout les feuilles seront pareillement paraphés par premier et dernier par les grands Prieurs, pour y être écrit la copie des actes de profession, et le jour auquel elles auront été faites, et l'acte d’enrégistrement signé par le grand Prieur, pour être délivré à ceux qui le requerront ; le tout à peine de saisie du temporel.”
D'où vient qu'aucun de ces régistres de profession n'a été retrouvé ?
D'où vient encore que le recensement de 1681, qui nous donne les noms, titres et quulités de chacune des personnes résidant dans la maison du gouverneur, dans la garnison, chez l’intendant, séminaire, jésuites, récollets, ursulines, conseil souverain, prévôté royale de Québec, prévôté des maréchaux, ne fasse aucune mention des dignitaires du prieuré ? (1)
Est-il possible, enfin, que cette chevaleresque compagnie qui a tenu tête pendant trois siècles à l'islamisme, dont les galères victorieuses parcouraient les mers, n'aurait signalé sa présence au pays par aucun fait d'armes éclatant ?
(1) Même silence dans le recensement de la ville de Québec pour 1716, publié par l’abbé Beaudet (1887).
Un édifice fut commencé, il n’y a pas de doute, mais le brusque départ de Montmagny le laissa inachevé. C’est ce qui explique la phrase de Knox. Montmagny parti, le projet sombra. Les mésaventures que l'ordre eut à subir dans Saint-Christophe n'étaient pas de nature à lui permettre de tenter de nouveaux établissements en Amérique. (1)
De loin en loin parmi les fonctionnaires ou les militaires que la France nous envoya il a pu se trouver quelques chevaliers de Malte, mais pas un d’eux ne semble avoir voulu suivre la voie tracée par de Montmagny.
Notre gouverneur de la Barre, marin célèbre, ancien gouverneur de Cayenne, s'était distingué dans maints combats sur les galères de l'Ordre. (2)
M. N. E. Dionne nous cite le nom du chevalier de Crisazy, qui guerroya contre les sauvages vers 1696. On retrouve dans les annales de l'Ordre des noms
(1) Le général Porter, des Ingénieurs royaux, l'historien anglais de l’ordre de Malte, qui, pendant uu long séjour sur l’île, a pu en étudier à fond les archives, dit que s’il y a eu une branche régulièrement organisée des chevaliers au Canada, il n’y a aucune trace des rapports réglementaires qu’elle aurait dû transmettre à la trésorerie centrale. (Lettre du colonel Karr, du . 9 février 1886).
(2) Entre autres, en 1670, d’après l’abbé de Vertot.
, mais hevé.
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bien connus, des alliés, évidemment, de personnages qui ont joué un rôle en Canada.
1606—Christophe-François de Lévis Ventadour.
1622—Jacques de Tilly.
1625—Louis de Stutt de Tracy.
1631—De Courcelles,
1637— Armand de Joyeuse-Grandpré.
1$39— Honoré Bochart de Champigny.
1656 - Octave Brisay de Denonville.
1659—Roland Barrin de la Galissonnière.
1668—J.-Bte de Boissin d'Argenson.
1699—Philippe de Beaujeu,
1724—Pierre-Emmanuel de Pourroy Lauberivière. (Ses armes sont : d'or à lrois pals de gueules au chef d'azur chargé de trois molettes d'argent mises en face.
On trouve encore des Tonti, du Luth, Juchereau des Chatelets, Chavigny, des Plaines, d'Aulnay, Dtmont-Lalande, Coulon de Villiers.
Nous devons nous arrêter sur ce dernier nom, car
les de Villiers ont joué un beau rôle dans nos annales guerrières, et ils appartiennent à la famille du plus illustre des chevaliers de Malte, le grand maître Villiers de l'Ile Adam, qui défendit pendant cinq mois, Rhodes attaquée par 20,000 turcs et 400 bâtiments de
guerre sous les ordres de Soliman. Les de Villiers nous ont donné le htros de Jumonville, que Washington, alors ubscur colonel de miliciens, fit traiteusement assassiner, pendant qu'il était à couvert d’un pavillon de parlementaire. Une des sœurs de Jumonville, Marie Anne Coulon de Villiers épousait en 1745 Ignace Philippe Aubert de Gaspé. Par droit d’alliance, la famille de Gaspé porte accolées à son blason les armes de Villiers de l'Ile Adam. C’est un honneur que les lois héraldiques n'ont pas donné au grand nombre.
Avec le plastron du vieux château et les ruines de l'établissement de M. de Sillery, c’est le seul souvenir qui nous reste des chevaliers de Malte en Canada.
Pour terminer cette étude déjà trop longue, nous énonçons les trois propositions suivantes :
* 1° L'Ordre de Malte a eu un jour l'intention de jouer un rôle en Amérique.
2 Les fondations d’une maison appartenant à l’ordre de Malte ont été jetées sur le rocher de Québec.
8° Un prieuré des Chevaliers n’a jamais existé dans l’ancienne capitale de la colonie.
Nous n’entreprendrons pas d'étudier les destinées réservées à la colonie si la Religion de Malte en était
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Nous avons eu aux commencements de la colonie, une poignée des Chevaliers de Malte, et Dieu merci! ils ont fait honneur à leur ordre.
M. Sulte, qui n'aime pas d'ordinaire les fonctionnaires qui nous venaient de l’ancienne mère patrie, a écrit que si la Couronne de France avait voulu laissé faire le commandeur de Chaste, le pays se serait colonisé en un quart de siècle.
Aymar de Chaste, grand-maréchal de l’ordre de Malte, grand-maitre de l'ordre de Saint-Lazare, commandeur de Lormeteau, ambassadeur en Angleterre, gouverneur de Dieppe, bénéficier de l’abbaye de Fécamp, nous a donné Champlain, et ce seul acte pourrait suffire à sa gloire.
Le nom de Sillery est inscrit sur le même livre d’or que celui des grands bienfaiteurs Gamache, d’Aiguillon, la Pelleterie, de la Dauversière.
Montmagny est le seul gouverneur que les premiers colons ont appelé leur protecteur naturel.
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De Razilly a été, au témoignage de l'abbé Ferland, un des véritables fondateurs de l’Acadie.
Le drapeau britannique couvre aujourd’hui de son ombre les deux rochers où, un jour, les preux chevaliers portèrent haut et ferme le plastron de Malte.
Depuis que ces lignes sont écrites, le savant abbé Bois, consulté par M. Lemoine, lui aacressé une courte note qui vient confirmer la conclusion à laquelle nous nous sommes arrêté. Voici ce qu'il écrit : Les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, établis à Québec : Bras de fer, Montmagny, Sillery, etc, avaient construit un Bureau, dans la cour du château Saint Louis : ilavait coûté 40,000 livres de la monnaie française. Une grande pierre incrustée dans le mur de façade portait les armes de l'Ordre. Quand l'édifice fut détruit par le feu en juillet 1759 pendant le siège, cette pierre fut enfouie sous les ruines jusqu’en 1784. En cette année les autorités militaires en firent l’invention et la placèrent dans le mur de la cour du château.
Lors de la discussion qui se fit dans la presse au sujet de la lettre du colonel Carr, un correspondant du Chronicle a avancé que la loge maçonnique des
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chevaliers Templiers de Québec tirait son origine de l’ordre de Malte. Cet écrivain a étrangement confondu la religion de Malte avec l’ordre des Templiers, qui fut aboli en 1812 par ordre de Clément V. C'est une erreur quien vaut la peine, car lorsque la pierre du vieux château fut gravée, il y avait 835 ans que les Templiers n’existaient plus.
La Franc-Maçonnerie date du quatorzième siècle. Le grand-maître des Templiers, Jacques du Bourg- Molay, qui fut brûlé vif en 1814, créa, pendant sa captivité à la Bastille, les quatre premières /oges-mères, savoir : pour l'Orient, Naples ; pour l'Occident, Etimbourg ; pour le Nord, Stockholm ; et Paris, pour le Midi.
Le lendemain de l’exécution des Templiers à Paris, le chevalier Nicolas d'Aumont et sept autres templiers déguisés en maçons vinrent recueillir les cendres du bûcher. Alors quatre loges provisoires s'organisèrent sous les noms de Saint Jean et de Saint André (1). Toutes les formalités et cérémonies qui sont usitées dans les loges sont encore aujourd’hui des allégories
(1) Souvenirs de la marquise de Créquy—t. II p. 300 et seq.
empruntées à la procédure et au supplice des Templiers
“ Il n'est pas connu généralement, disait ce correspondant, que depuis le déclin de l'ordre comme corps militaire, et l'apparition des édits ecclésiastiques lancés contre les chevaliers de Malte, leurs enseignements, leurs costuines et cérémonies se sont transmis à leurs descendants.”
Lorsque la franc-maçonnerie est née,les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem défendaient Rhodes contre les musulmans, et bien lôin d'avoir été condamné par la Papauté, ils en étaient les plus fermes soutiens. L'ordre de Malte n'a jamais été frappé par les censures ecclésiastiques. Ce n’est qu’en 1798 qu'il disparut comme ordre militant, quand Bonaparte, en route pour l'Egypte, s'empura de Malte. Il y avait alors CINQSIECLES que la Franc-Maçonnerie était fondée.
Les derniers chevaliers de Malte se refugièrent à Rome. Et c'est un cardinal romain qui, encore aujourd’hui, a la régie des quelques biens que cet ordre autrefois si puissant a pu soustraire à la tourmente révolutionnaire.
Les loges franc-maçonniques du Canada n'ont aucune attache à la Religion de Malte et ils ne peuvent
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avoir aucune relation avec le Prieuré des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem qui aurait été établi à Québec.
Nous ignorons s'il existait dans la colonie, sous le régime français, des loges maçonniques. Nous savons, cependant, qu'après la capitulation de Québec, le 27 décembre 1759, l'anniversaire de la Saint Jean fut chôméë par les différentes loges de Francs-Maçons dans la garnison.
C'est Knox qui nous le dit, à la page 285 du Vol, IT de son Journal. (1)
Je dois à l'obligeance de M. Gagnon, bibliophile, le texte de l’auteur italien qui a donné lieu à la discussion entamée par le colonel Carr. Le voici :
“ La casa dei Cavalieri Gerosolimitani, ch'è una ‘“ fabrica superba di pietre quadre, e che dicesi esser “ costata 40,000 lire ster. ;
Cet ouvrage a pour titre :
“ Il | gazettiere Americano | contenente | un distinto ragguaglio di tutte le parti | del ! NUOVO MONDO | della loro | situazione, Clima, Terreno, Pro-
(1) Jean d'Erbrée dit toutefois que quelques années seulement avant la conquête, c'est-à-dire vers 1755, une loge de maçons fut établie à Québec (p. 31).
dotti, Stato antico e moderno | Merci, manifatture, e commercio | Con una esatta descrizione delle Citta, Piazze, Porti, Baje | Fiumi, Laghi, Montagne, Passi, e Fortificazioni | il tutto destinato ad esparre lo stato presente delle cose in quella parte di Globo |e le mire, et interessi delle diverse Potenze, che hanno degli stabilimenti | in America | Tradotto Dall’ Inglexe | e arrichito di Aggiunte, note, Carte, e Rami | In Livorno per Marco Coltellini All Insegna della verita MDCCLXIII | con licenza de Superiori | ”
Warburton (The Conquest of Canada, London, Bentley 1850, p. 185, vel, II), parle de la maison des Chevaliers Hospitaliers à Montréal :
‘“ The Fathers of the Sulpician Order, by virtue of a grant in the year 1663, were proprietors of the whole of this rich district. They had established three courts of justice in the city, and erected a stately church of cut stone at a great expense. The Knights Hospitallers also possessed a very handsome building, etc., etc. |
La
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