DESCRIPTION DU FEU ET DU PILLAGE DE SAINT-NICOLAS. 1655. ANONYME
N» B, ^ Osa iêhfé lei fiatet dTortkofrapbe da rantear; 1m «ois ptecét entre crockelt tout &êê r«c(iAtt4ioM oa d«s eorrectioui d« m omIii, c« q«l est en note •• attire parenllièM dam cet article et dut lei deux tutrei est de H. Vibbé Marekal.
Le quatrième novembre 1638 arrirèrent à Sainl-Nicolas, »w les bait heares du matin quelques trois cent caualiers les nus habillés i lAUemande tes antres à la Crabate et esloient tons differens de laagago.
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AriosUaide leur anivée ils se dispersèrent per ieBMiq|^,se iettercni dans les maiseas oooanes, et brisèrent tontes les portas qni .ae trMwarent fermées.
Une henre environ après leur arriyée, ils se présentèrent à tontes les portes de la grande Eglise, lesquelles n'estant pas onnertes lurent i Unatant ronpnes a coup de haches.
Tonte cette ionrnée fut employée par eux à piller toutes Jes anuaoïis et les églises du Bourg indifféremment.
Ils mirent en pièces tous les coffres, buffets et armoires qui leur Tîendrent au rencontrer dans TEglise des Pères Bénédictins.
Ils jetteront par terre le très Saint Sacrement chez les Pères Jésuites conune aussi chez les religieuses de la Congrégation et empprlere&t de ce lien les calices et ciboires ou reposoit nostre SeÂgnenr.
Ce jour là ils ne prisrent que deux calices en la ^nde-EgUse et ce entre les mains dun religieux qui les avait retiré des mains d'un jirastre qni celébroit au maistre-antel et neut pas le temps d'acheuer.
Ils se saissoiant des hommes et femmes dans l'église» leur ostoient leurs habits et les maltrattoseni de coups de nerfs de bœufs et de sabres paur en tirer argent.
Les Religieux eusrent bien de la peine de garantir de lenrs mains plnsieoK fiUes qu'ils auoient ia tiré hors de l'Eglise, et furent contraints Jea-dîta Religieux de trauesUr les dites filles et les conurir de leurs habits pour les faire mesconnoistre.
Certains bons prostrés séculiers fusrent griesuement battus ce ionr la, et le prieor des Bénédictins mesmes, après anoir été conduit en plusieurs endroits de l'Eglise pour au moyen de leurs menaces deconurir quelques cachettes, fut enfin obligé de tendre le col a l'un de ces soldats qui aprèa lavoir tenu un demy quart d'heure a genoiiil la teste et le col penchés, prest i reeepuoir le coup du sabre que le soldat tenait en main, en est à la parfin quitte pour deux coup sur le col qni le renversèrent sur le pavé, toutefois il ny resta aucune playe.
La pluspart des soldats.se retira sur laiiuit et y en demeura seulement quelques cent^ynes qui fouiUerant particuKfrement les maisons des reiK gieuses.
Les filles de rAnnaneiade fusrent notaament contraintes de se sauver qui deçà qni delà par les rues et ailleurs, ce qni nempescha pourtant que danleunes ne tombassent es mains de ces brutaux, qui après plusieur course ensrcni empeschier desquiner [encore peine desquiver] .
La.|»&uaparldes anlltea demeurèrent caehées et eslranchéas sans qu'an sceut kspaea/dei «quelques jéars on elles pounaient estre.
Il ne se peut dire 'COMUen ^^vand et cw^le Insrtit lesvîMaacas exercées
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lês joofs siiiHUite sw toMes sortes de peKorims qui eitoieni reneono^ par ces barbares qai poor avoir argent, ooltrageoient d'one façon inotiie tous ceux qvMls poaaoient attraper.
Les pères Jésuites fosrent des premiers et y en eust àenx tellement meurtris de playes et de coups quon en a eu craint la mort.
Les Bénédictins reçurent les mesmes et tmitembnt, lès uns ayant esté garotlé et emmenés par eui, daultres battus jusqua espïrer si Dieu ne leur eust servy de force ei de courage.
Plusieurs Patres séculiers sont morts de leurs mauTuis traiteraenis et en ont presque sur le champ estbufé daulouns par labondanee d*huille et d'eaux qu'ils leur faisoit aualler, leur tenant la bouche ouuerse avec la poignée de leurs sabres et le pieds sur le ventre pour les martyriser plus sensiblement.
Quantité des plus honorables bourgeois oint reçu les mêmes traitemens.
Mais il y en a peu de ceux qui estoient resté au bourg pour la conseruation de leurs maisons qui naient été inhumainement playé de coups de haches de hastons et de sables (1) dont la pluspart sont morts.
Et ceste tragédie dora six a sept jours entiers sans interval, étant continué par des nouuanx soldats de langage et habits différents [diverese], qui arrivoient incessamment et ne sait on de quels quartiers.
La veille Saint-Martin fust mis le feu en quelques maisons les plus notables de la ville et fusrent reduittes en cendres.
Le ioor suivant parust le feux sur la grande Eglise et estoit si violent et impétueux, qu'a moins de deux heures tonte cette riche machine de bois qui conuroit la voulte et les tours et qui tenoit pendues onze [neuf] cloches, fust consummée et mise en poudre [reduitte en cendres] sans qu'il y ait resté un charbon pour vestige que le feux y ayt esté.
Ne s'est recouvert du métaîl des cloches quenuiron une centayne de livres et ne se penst-on imaginer par où le tout [reste] se seroit perdu (2).
Tous les plus beaux et plus riches meubles de bois de l'Eglise sont broslés et les auUres ont esté enleués en partye. La relique et reliquayr de saint Nicolas avec la pluspart de l'argenterie de l'Eglise sont sauvés. Quantité de calices néanmoins, quelques ciboirs, encensoirs et autres petits reliquayrs d'argent ont été enlevés. [Toute largenlerie pourtant avec le reliquayr et ha reliques de saint Nicolas est sauvé.]
Le dommage arrivé à l'Eglise par le feu est de plus de quatre-vingt mille escns [de soixante et dix mille escus].
Les deux tiers du bourg sont démolis et en cendres et n'y voit-on [et n'y
(1) L'auteur ^crit qoelquefoii tubre, et d'aalr«i fois uAk,
(S) C<s ni«ul d4i cloches t'ett rèpaoda le loog 4e It mnnnie de !• Uor, cobom m peallfi rentrquer eacoreunjourd'bul.
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reste] plus qa'on embarras et confusion de pierres qui ostent tonte figvre et ressemblance de bonrg.
Le monastère aussi des Pères Bénédictins ausquel appartient la grande Eglise est bruslé [ruiné] entierrement et ne leur est pas demeuré une thuîUe pour se conurir.
Les particularités de cette bistoyre sont infinies et tragiques, et sont a plaindre plus de deu& cent soixante personnes des deux sexes et de tout aage qui sont mortes [qui sont mortes de tout âge] après a^oir esté tesraoings et exécutés (victimes) de tonte ceste cruauté, et en a-on rencontré bon nombre grillés dans leurs maisons, les aullres massacrés à coup de sables et de hacberaux, les aultres nus corps dans les ruines et grand nombre coucbés par les rues è demy mangé des chiens et des chats qui en faisoient curée.