L'UNION
Les Forcstiers Catholiques pratiquent l'union en s'associant pour se Supporter mutuellement dans la maladie et la détresse et, en pourvoyant à l'avenir des veuves et des orphelins qui dépendent d'eux.
D'abord, quel support donnons-nous à nos membres durant leur vie ?
Quand un de nos membres tombe malade et que, paï conséquent, il a le plus besoin de notre aide, nous ne l'abandonnons pas. S'il ÿ à un temps où la visite d'un ami fait du bien au cœur, c'est bien, lorsque, cloué sur un lit de douleur, vous le voyez pénétrer dans votre chambre, à travers le filet de lumière que projètent les tentures à demi closes de vos croisées.
Cet ‘omme, cet ami, c'est pour le malade un ange consolateur, qui penché sur son chevet lui souffle tout doucement à l'oreille des paroles de consolation et. d'espoir.
O! oui, Mesdames et Messieurs, il Y a encore des choses dans ce monde qui n'ont pas de valeur monétaire et que, cependant, aucun argent ne peut acheter. L'or et l'argent peuvent varier en valeur, mais la bonté et la bienfaisance, jamais,
Chacune des Cours de notre Ordre a un comité de visiteurs, chargés de visiter les maludes, Ce comité s'enquiert de leur état et après avoir endossé, le certificat du médecin, nous Payons au inalade la somme de 85.00 par semaine, pendant douze seinaines.
S'il est bon d'appartenir à une société de ce genre, même quand le malade se trouve an sein de sa famille, entouré de tous les soins que l'amour d'une épouse, d’une mère ou d'une sœur peut procurer ; combien, à plus forte raison, n'est-il pas avantageux d'appartenir à notre société pour celui qui, vivant loin des siens, au milieu d'étrangers, bien souvent sans ressources et sans ainis, cst frappé de maladie,
Quand un Forestier Catholique se trouve dans les circonstances que je viens d'énumérer, il n'a qu'à s'adresser à la Cour la plus proche de Ja localité où il se trouve ci, il recevra les mêmes aurait pu lui procurer.
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Notre constitution nous ordonne ‘encore, de nous aider les uns les autres par tous les moyens honorables. Quand un membre est sans tra soucis du lendemain
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famille, et que la détresse, pour ainsi dire, est au seuil du foyer domestique, nous tendens une main secourable au frère afHigé.
Un grand écrivain anglais, Macaulay, a dit quelque part que: Ce qu'il y a de nouveau dans le monde ce n'est pas la misère, car elle est de tous les temps ; c'est l'intelligence qui la trouve et l'humanité qui la soulage.
J'arrive maintenant, à une des parties les plus importantes de notre constitution, je veux parler de l'assurance sur la vie de nos membres.
Nous accordons des certificats d'assurance jusqu'au montant de $2,000.00.
La collection de ce fonds d'assurance se fait mensuellement par une taxe imposée sur chaque membre, la dite taxe étant proportionnée à l'âge de l'entrée des membres.
Notre système est uniforme et, nous n'avons que douze appels mortuaires par année, par conséquent nous SAVONS CC que nous avons À payer chaque mois
Je ne sais pas, Mesdames et Messieurs, si je devrais parler de la nécessité qu'il y a pour tout homme de faire assurer sa vie. La chose est tellement ration nelle et comprise aujourd’hui, que je sens presque le besoin de m'excuser auprès de vous, en vous soumettant cette proposition :
L'homme doit-il assurer sa vie ?
Heure par heure, jour par jour, semaine après à semaine, l’homme se débat, travaille et lutte, pour atteindre le but de ses ambitions dans le monde.
L'amour du gain à bien des courtisans, l'ambition des honneurs qui bien souvent ne sont que fictifs, cet le rêve caressant de Lien des gens, qui subissent cet esclavage.
On sacrifiera le confort, le repos et Ja paix intime pour atteindre cet idéal. Dans le tracns des affaires, les hommes se meuvent dans le cercle étroit. des choses matérielles, oubliant parfois celui de x famille.
Et cependant au milieu de cectte vie d'agitations, d’espoirs et de calculs, combien réfléchissent à cette chose si certaine et inévitable, la fin de cette vie. La mort, cet hôte toujours inattendu, frappe sans pitié et, jamais ne remct la partie Quand elle vient, elle emporte tout. Que de brillantes espérances s’évanouissent à son apparition. Que de tristesses ct de larmes inondent le cœur qui hier encore, vibrait harmonieusement sous l’action d’un bonheur qui semblait sans mélanges,
C'est à ces ‘lerniers moinents, où la vie s'envole sous le souflle de la mort, que l'on pense, trop tard hélas ! combien on s’est Lercé d'illusions.
Quelles poignantes douleurs ne doivent-elles pas étreindre le cœur de celui qui, entouré de ccux qu'iF aime et qui lui tendent les bras dans un adieæ suprême, songo qu'il va laisser une veuve ct des orphelins, sans avoir pourvu à leur assurer le pair de l'existence,
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Oui, Mesdames et Messieurs, la mort cette grande faucheuse, broie dans une même poussière, et les fleurs les plus brillantes et les plus belles espérances. ,
Combien de veuves éplorées au lendemain du elrame qui à ravi le chef de la famille, regardent tristement à travers le. voile de deuil, de quel côté <Joit venir le pain de leurs enfants.
Je connais Lien des yens qui s'honorent de donner l’aisance et le confort à leur famille et qui, æependant, ne réfléchissent pas que la mort peut d’un anoment à l'autre, plonger cette derniére dans la anisère,
Ah! il me semble, que nous devrions considérer ces choses séricusement.
Que ceux qui n'ont pas encore pris d'assurance sur leur vie, s'empressent de le faire. Ne remettez pes à demain, il sera peut-être trop tard.
Nous ne pouvons contrôler l'avenir, car il appartient à Dicu.
LA VEPITAELE CHARITE CHRE- TIENNE
Faites aux antres ce que vous voudriez que l'on vous fit à vous-même.
Ce divin précepte définit d'une manière Lien claire les devoirs et les obligations des hommes les uns envers les autres. Nous essayons, comme Forcstiers Catholiques, à pratiquer ectte vertu, en faisant du bien à nos semblables, soit par Îles conseils, l'exemple et l'encouragement, La charité comprend encore l'oubli des injures et de la calomnie. En un mot elle est un des principaux art'cles de notre constitution. l
Je n'entrerai pas, Mesdames ct Messieurs, dars les détails financiers et autres de notre société, je craindrais que leur aridité ne soit ennuyeuse pour l'auditoire qui me fait l'honneur de mécouter. On n'aura d'ailleurs qu'à consulter notre constitution et
nos règlements. J'ai essayé dans ces quelques lignes
ce vous donner une idée bien püle des principes qui gouvernent l'Ordre des Forestiers Catholiques. J'ose espérer être heureux pour avoir rencontré quelque peu vutre approl de patroniser les sociétés de secours mu.uels, que nous avons dans notre ville. Je vous demande encore une fois, Messieurs, de vous placer sous notre bannière, de vous enrôler dars cette armée des Foresticrs Catholiques qui compte aujourd'hui audelà de cent mille membres, la leur de la j'uncsse
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En ce faisant, vous assurerez l'avenir de ceux qui vous sont chers, en même temps que, vous vous serez assuré pour vous-mêmes des secours dans la détresse et la maladie.
Vous vous serez acquis l'amitié de ces cent mille hommes qui vous seront fidèles à travers les vicissitudes de la vie.
A vous, Mesdames, de nous aider dans la propagande que nous faisons pour amener vos époux, vos fils et vos frères dans nos rangs.
A vous surtout jeunes femmes, qui n'avez goûté de la vie que les joies et les illusions, vous vous enivrez d’un bonheur, que vous prediguez sénereusement à tous ceux qui vous entourent, dans le sanctr ‘e de la famille. Lorsque penchée sur le berceau de vos chers petits enfants, votre cœur
maternel se dilate et correspond avec tant de giñce à
leurs sourires, vous oubliez que ce poème d'amour qui chante en votre âne d'épouse et de mère, peut se changer en une réalité pleine d'angoisses et de sonffrances. Aidez-nous. Vous vivez dans unc atinosphère où tout respire le lonheur. Les soucis du lendemain ne se sont pas encore appesantis sur vos jeunes fronts.
Mais tout pénible que ce soit, il faut bien faire la part des déceptions amères que vous réserve peutêtre l'avenir ct, vous préparer à ces inévitables déchirements de l'âme que vous ceausera la jerte de «'ui qui aujourd'hui, vous entoure d’aftection ct de bien-être. Demain pcut-être, morne et triste, il vous faudra conduire de pauvres orphelins sur le chemin
du cimetière, pour y prier snr la tombe de leur père. Aidez-nous. Vous avez le don de la persuasion et, étant l'ange du foyer et l'âme de la famille, nous savons que rien ne résiste à vos prières.
Oui, en faisant entrer vos époux dans notre société, vous aurez doubleinent conquis leur cœur car, même après leur mort, comme une urne où reposent des cendres bénies, votre cœur conservera le bien doux souvenir de celui qui même au-delà de la tombe, pourvoiera à votre subsistance et à celle de vos enfants.
Monseigneur, je disais il y a quelques instants, que notre société devait ses succès aux paroles d’encouragement de Nos Seigneurs les Evêques et de leur clergé.
Permettez-moi, Monseigneur, de venir ce soir, au nom des Forestiers Catholiques, devant cet auditoire si nombreux et si distingué, offrir à Votre Grandeur, l'hommage respectueux de notre profonde reconnaissance, pour l'encouragement et la haute protection dont nous avons été l’objet de Votre part.
L'union dont j'ai dit quelques mots, offre ce soir il me semble, un spectacle bien consolant pour le cœur de notre bien-nimé Pasteur.
Nous avons voulu, Monseigneur, en consacrant les reccttes de cette séance à l’œuvre si belle de la cathédrale, offrir à Votre Grandeur un faible témoignage de notre attachement ct de notre amour filial. C'est ainsi que nous avons voulu démontrer, sur un champ bien modeste, il est vrai, ce qu'est l'unité catholique.
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Le nombreux auditoire qui nous * fait l'honneur de se rendre a notre appel est venu, j'en suis sûr, dans un double but: un peu peut-être pour les Forcstiers et beaucoup pour aider à cette œuvre si chère à Votre Grandeur.