‹ L'Ordre des forestiers catholiques [microforme]Chapitre 3 sur 4 · L'AMITIE · texte numérisé non relu

L'AMITIE

Comme l'objet de notre Ordre senbl secourir mutaellemne

& Ctre de se à là mort, i l'amitié institution.

t dans la maladis vous vous demanderez peut-être,

occupe Ja première plaie

À ceci je réponds, que l'amitié con ante d'coule à que nous is les uns les autres, et que nous & les veuves et les orphelins de C'est ainsi qu'elle est le premier principe c6 Ja première leçon que nous donnons à celni Forestier. Si, était pas compris, à quoi servirait les autres clauses de notre constitution, C'est comme amis, que nous nous

une source

bienfaisante e£ vi

nous ai

courons nos membres défunts.

ui qui devient

et enseignement n

socionsg

Nous n'accordons de privilèæ

s spéci sonne et donnons les

üx à pernes avantawes À tous.

Dans la Jutte pour l'existence, at milieu

, tracas et des vie pas un rayon de

des

situdes de ln vie, l’anitié n'est-elle

qui vient réchau

cœur

humain en lui apport ñ aeclle de ce bonheur, si rare et si éphémère, qu'on ponrrait le ; Î Fe |

définir: Un son

it, quelqne ]}

ce de la douleur qui sommeille,

Pour les cœurs corrompus l’amiti n’est point faite. O ! divine amitié, félicits parfaite,

Seul mouvement de l’âme où l’excis soit permis, Change en bien tous les maux où le Ciel m'a soumis !

Compagne de mes pas dans toutes mes demeures, Dans toutes les saisons et dans toutes les heures, Sans toi, tout homme est seul ; il peut par ton appui ; Multipiier son être et vivre dans autrui,

Dans ce siècle où le maté ialisme semble régner en maître ; Gù pour beaucoup, la vie se résume en spéculations, monopoles, jeux de bourses etc; l'argent est roi ct remplace dans le cœur de l’homme, le Dicu de charité qui picds nus, Parcourait les bourgades de la Judée, jetant aux populations accourues sur ses pas, ce cri de sublime amitié, échappé du cœur d'un Dieu qui est tout amour : Aimez-vous les uns les autres.

Ah! nous de devons Pas Mesurer tout ce que renferme la vie humaine et le monde, aux misérables intérêts qui, ialhcureusement, sont la source de tant de désenchantements et de douleur. Que sont ces choses, comparées au dévouement d'une épouse penchée sur le lit de douleur de celui qu'elle veut arracher à la mort; de l'amour d'une mère qui, comme une flamme brillante, brile sur le plus saint des autels. Que sont ces choses encore, comparées au bonheur ct au contentement d: celui qui, le cœur réjoui, repose au loyer domestique, entouré des êtres qui lui sent che S, uni à Cux dans une commune prière, fait monter au Ciel une hymne de reconnaissance, à Celui qui seul peut donner le vrai bonheur. Voilà le genre d'amitié que nous cherchor.s à cultiver

mor

dans notre société, Parni les avantages que nous offrons, il y en a beaucoup que l'argent ct tout ce qui brille ne peuvent acheter. Malheureusement les tracas et les soucis de la vie, nous font oublier que l'amitié est une obligation et un devoir pour nous et que, nous devrions apprendre et pratiquer les grandes lesons qu’elle nous enseigne. La haine est un fardeau qui pèse lourdement sur le cœur humain ; cependant, combien à l'instar des forçats trainent ce boulet qui leur meurtrit le cœur. Au contraire l'amitié met des aïes à l'âme ct la fait s'envoler au-dessus des misères qu'engendre le matérialisme.

Quand une fois cette plante divine à pris racine dans le cœur de l’homme, comme le lierre, qu'il fasse soleil ou vent, soir ou matin, elle va à travers bois et plaines, s’enroule aux buissons, contourne les cités, les bourgs et les hameaux, franchit parcs, monastères et palais, elle ne s’arrôte AW'au jour où touchant à la tombe de l'ami disparu, elle en presse le marbre, de sa tige vingt fois Jui fait une ccinture et, recouvrant l’enclos nu de ses rameaux, en fait un berccan plein de mystère et d'ombre, alors elle s'épanouit en fleurs, sous la douce ct bienfaisante rosée des larmes du souvenir,

Malgré ce riant tableau de l'amitié que je viens d'essayer à csquisser, combien de sens se refusent, aux quelques sacritices qu'elle demande.

Si nous trouvons tant de consolations dans la Pra= tique de l'amitié, faisons donc en sorte qu'ell: règne au milieu de nons. Loin de nous les factions, les

haines individuel!es ; cette acrimonie des luttes politiques, d'où sortent trop souvent, tant de ruines pour les réputations et d'amertume Pour ceux qui y participent. Que la voix rude ét pre de l'inimitié, que les amers ressentiments de l'envie et du mépris, ne traversent jamais Je scuil de notre société. En un mot, que la guerre que se livrent les passions humaines n’entrent jamais dans notre Ordre, ce temple de la paix, au frontispice duquel sont inscrits ces mots: Aimez-vous les uns les autres.

Frères Forestiers, c'est un devoir Pour nous, de mettre en pratique, ce Commandement du Saus our et rdre l'occasion de

faire du bien à un de ses frères. Cette amitié que

vous professez Pour votre confrère ne

un Lon Forestier ne doit Janais ]

Pas sans récompense,

C’est un viel axiôme qui dit que lamour appelle l'amour. Nous Pouvons l'appliquer à l'amitié. Je voudrais pouvoir in'adresser ce soir aux père: Parents catholiques de cette Province, pour leur dire combien il serait avantageux pour leurs fils de parti ciper à cette amitié que leur offre l'Ordre des F tiers Catholiques,

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Je l'atr 10, cb je parle appuyé sur les lecons de l'expérience, ce 4 neuf cas sur di dehors des ser élois

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détournant des devoirs cé des oblis impose leur titre de catholique,

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Je voudrais encore être entendu de tous les jeunes gens catholiques pour leur dire, que l'évangiie que nous préchons est un évangile de paix ct de <oncorde.

Nous sommes vos frères par les convictions religicuses, nous avons les môîmes devoirs à accomplir. Beaucoup de nos membres sont coinme vous à la fleur

ie l’âge.

Venez dans nos raugs cultiver leur amitié afin que, au milieu des dangers de toutes sortes auxquels plus tard, vous screz exposés, car, vous ne savez pas ce que l'avenir vous réserve, vous puissiez compter sur leurs conseils et leurs Sympathies pour vous soutenir à l'heure des défaillances.

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