‹ L'ordre impérial des Trois toisons d'orChapitre 6 sur 15 · PROPOSITIONS · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS

pour

Commandeurs et Chevaliers des Régiments 0 *

LA GARDE IMPÉRIALE

Grenadiers à pied

(Propositions du général de division Dorsenne, colonel du corps, et des chefs de bataillon des divers régiments : 2 octobre 1809.)

Régiment de Grenadiers

ALBERT (a) (Georges), capitaine, O.*. — Né le 18 juin 1976 à Saint-Maurice-d'Echazeau (Ain).

Dix-huit ans de services; seize campagnes; deux blessures reçues devant Mayence et à Alexandrie; « le aa ventôse an IX, en Égypte, a repris à la tête de sa compagnie de grenadiers, deux pièces de canon qu'une colonne anglaise avait renfermées dans son carré et les a ramenées malgré la vigoureuse résistance de l'ennemi ».

LEBEAU (Honoré-Magloire), sergent-major au i* r bataillon, #. — Né le 3 octobre i;;5 à Barzy (Aisne).

Dix-sept ans de services ; seize campagnes ; blessé devant Saint- Jean d'Acre et fait, après la bataille, sergent, par brevet d'honneur, le 7 juillet 1799.

PERCE VAL (Pierre), grenadier au »• bataillon. — Né le 8 décembre 1779 aux Marches (Mont-Blanc).

Douze ans de services ; douze campagnes ; ancien guide de

(1) Aucune indication n'a été retrouvée pour les régiments non rappelés ci-après et figurant néanmoins sur l'état des corps dont les aigles étaient décorées des Trois Toisons d'Or.

(a) Les propositions relatives au grade de commandeur ont été inscrites en capitales grasses; exemple : ALBERT; celles relatives au grade de chevalier ont été inscrites en capitales ordinaires; exemple : LEBEAU.

IOO

Bonaparte; douze blessures dont quatre sur la tête ; « ne sachant ni lire, ni écrire, a refusé le grade de caporal ».

Le commandant Harlet, du i* r bataillon, proposait pour commandeur : Rouillard (Adrien-Marie), lieutenant en premier. « Sert depuis l'an VII ; a fait onze campagnes. »

Régiment de Fusiliers-Grenadiers

JAGQUOT (Claude), capitaine, O. #. — Né le 3o mars 1770 à Ligny-sur-Ornain (Meuse).

Dix-neuf ans de services; dix-huit campagnes; cinq blessures : Marengo, Iéna, Eylau, Suvraslo (Pologne).

« Le 9 juin 1793, à Arlon, a pris une pièce de canon; le 18 novembre 1793, à Saverne, a pris une pièce de canon et fait sept canonniers prisonniers; a reçu un sabre d'honneur pour avoir sauté le premier dans la redoute du village de Ste pizza, le 2 germinal an V, y avoir pris deux pièces de canon et fait quinze prisonniers ; le 9 germinal an V, est monté le premier à l'assaut du fort de la Chiuza, y a pris sept pièces de canon et fait prisonniers, dans l'épaulement de la redoute, cinq officiers dont un colonel et cent six soldats qu'il fit conduire au général commandant la division. A Montebello, le ao prairial an VIII, a fait soixante prisonniers, dont cinq officiers ; à Marengo, a pris une pièce de canon et un caisson ; à Austerlitz, s'est porté avec un peloton de voltigeurs à l'entrée du village de Sokolnitz et, au nom du général Morand, a sommé le commandant de la colonne russe de se rendre prisonnier, de mettre pied à terre et de faire rendre les armes à tous les siens » (1).

BUFFET (Antoine), sergent au I er bataillon. — Né le 1 a septembre 1773 à Suzanne, canton de Saint- Laurent (Rhône). Dix-huit ans de services; quatorze campagnes.

(1) A Waterloo, « à la tête d'une partie de son bataillon, soutint le choc d'une forte colonne anglo-prussienne et parvint, par sa bravoure et sa fermeté, à s'emparer quatre fois consécutives du village en avant de Mont- Saint-Jenn ». — (Etal des services. Arch. Gr. Chanc.)

LA GARDE IMPÉRIALE

IOI

KONN (Nicolas), sergent-major au a« bataillon, #. — Né le 8 juin 1773 à Kœquin (Moselle).

Dix-neuf ans de services, quinze campagnes; deux blessures à Marengo et Essling.

Le commandant Hennequin, chef du I er bataillon, proposait pour commandeur: Brousse (André-Gaspard), capitaine; « au service depuis 1786; officier le 1" floréal an III; toutes les campagnes depuis 179a; blessé en Italie », et pour chevalier : Billoray (Pierre-Joseph), fusilier au I er bataillon; « au service depuis le 5 février 1807; campagnes de 1807, l8 <>8, 1809; deux blessures en Espagne et en Allemagne ».

Le commandant Vionnet, chef du a 8 bataillon, proposait pour commandeur : Cogne (Jérôme-Étienne), lieutenant en i cr ; « au service depuis 1791 ; toutes les campagnes depuis 1792; trois blessures ».

/ er Régiment de Tirailleurs-Grenadiers

DAMBLY (Jacques-Marcel), capitaine, O. — Né le i5 janvier 1769 à Villers-Saint-Frambourg (Oise).

Dix-neuf ans de services; dix-huit campagnes; deux blessures reçues à Marengo et au passage du Mincio; a reçu un sabre d'honneur « pour avoir, le 4 nivôse an IX, passé le premier le Mincio à la tête de sa compagnie et, par son audace et les bonnes dispositions prises, couvert le passage des autres troupes ».

JOLY (Louis), sergent-major au I er bataillon, #. — Né le ao août 1774 à Rebais (Seine-et-Marne).

Dix-huit ans de services; dix campagnes; deux blessures reçues devant Mayence et aux lignes du Varus.

MILLER ou MULLER (Philippe), sergent au a* bataillon, *. — Né le 21 février 177a à Niederbronn (Bas-Rhin).

Dix-huit ans de services ; dix-huit campagnes ; deux blessures (à Zurich et à Essling).

Le commandant Vautrin, chef du a e bataillon, présentait pour commandeur : Gaucuerox (François), lieutenant en premier. « Au service depuis 179a; toutes les campagnes. Le 7 nivôse an IX, à l'affaire d'Oberandorf, il demanda à marcher le premier avec un détachement sur l'ennemi fort de 6.000 hommes ; il manœuvra si habilement qu'il parvint à passer sur ses derrières, le força à la retraite et lui fit beaucoup de prisonniers. Cet officier est de la plus grande bravoure et s'est constamment distingué; blessé à Austerlitz. »

ïoa l'ordre impérial des trois toisons d'or.

2 e Régiment de Tirailleurs-Grenadiers

GODET (Maurice), capitaine, #. — Né le i5 avril 1773 à Saint- Germain-de-Joux (Ain).

Dix-huit ans de services ; quatorze campagnes.

PÉCHEUR (Jean-Baptiste), sergent-major au I er bataillon. — Né le 17 mars 1787 à Montormentier (Haute-Marne).

Trois ans de services; trois campagnes : Prusse, Espagne, Autriche.

DUPART (François), sergent au a e bataillon. — Né le 27 février 1788 à Bayeux (Calvados).

Trois ans de services ; trois campagnes : Prusse, Espagne, Autriche.

1" Régiment de Conscrits-Grenadiers

ROZÉ (Jacques), capitaine, — Né le 10 janvier i768àSaint- Seine-en-Bache (Côte-d'Or).

a4 ans de services; a3 campagnes; 7 blessures reçues à Werwick, aux montagnes de Naplouse, et à Hollabrûnn où il reçut un coup de feu et 4 coups de baïonnette.

BOY (Fidèle), sergent au I er bataillon, #. — Né le 3 mai 1787 à Cadenet (Vaucluse).

3 ans de services; 3 campagnes : Prusse, Espagne, Autriche; blessé à Heilsberg.

CAPPONE (Gaspard-Joseph-Marie), dit MARENGO, sergent au a" bataillon. — Né le 8 janvier 1787 à Casai (Piémont).

3 ans de services; 3 campagnes : Prusse, Espagne, Autriche.

Le commandant du 2 e bataillon proposait pour commandeur : Michfxer (Charles), capitaine adjudant-nmjor : « Au service depuis 1789; toutes les campagnes. A reçu <leux blessures dans deux affaires différentes et plusieurs contusions dans d'autres batailles, notamment une très forte d'un boulet de canon à Essling. »

LA GARDE IMPÉRIALE

a" Régiment de Conscrits-Grenadiers

DELAUNAY (Gerv aïs- Antoine-Gilles), capitaine, — Né le 20 février 1772 à Bayeux (Calvados).

17 ans de services; i5 campagnes; blessé de deux coups de feu à la bataille de Lincelle, près Menin, le 28 floréal an II.

JE ANIN ou JANIN (Claude), sergent au I er bataillon. — Né le 24 janvier 1787 à Chambéry (Savoie).

3 ans de services ; 3 campagnes : Prusse, Espagne, Autriche.

NICOLAS (Adrien), sergent-major au 2« bataillon. — Né le 4 mars 1788 à Etain (Meuse).

3 ans de services ; 3 campagnes : Prusse, Espagne, Autriche.

Chasseurs à pied

(Propositions du général de division Curial, colonel du corps : 2 octobre 1809.)

Je dois observer à Votre Altesse que le 2* régiment de tirailleurs et les régiments de conscrits-chasseurs étant en route ou en résidence à Paris, elle ne pourra recevoir au temps prescrit les propositions de leurs chefs de bataillon. (Curial.)

Régiment de Chasseurs

LAROUSSE (Bernard), capitaine, #. — Né le 10 juin 1770 à Coarraze (Hautes-Pyrénées).

Toutes les campagnes depuis 1792; 3 blessures (redoute de La Union (Pyrénées-Orientales), Castiglione, la Montagne Verte, 10 floréal an V); « monta à l'assaut du fort de la Chiusa, le 9 germinal an V, à la téte d'une compagnie de grenadiers, qui fit prisonnière la garnison, forte de i.5oo hommes ».

CHEVALIN (Étienne), chasseur au 1" bataillon. — Né le 26 mars 1774 à Pach, arrondissement de Beaurepaire (Isère).

Toutes les campagnes depuis 1793; 2 blessures (Dego, Saint- Jean d'Acre). « A Rivoli, le 25 brumaire an V, il prit seul une pièce de canon, tuant 2 canonniers qui la défendaient et au lieu de

io4 l'ordre impérial des trois toisons d'or.

prendre les chevaux attelés à la pièce, il continua de poursuivre l'ennemi jusqu'au bord de Y Adige, où il aida à faire plusieurs centaines de prisonniers. A la Corona, le 18 thermidor an V, il sauva la vie à son capitaine qui, ayant reçu une balle au travers du corps, était resté au pouvoir des Autrichiens; se jetant sur eux, il en tua un et mit les autres en fuite ; après quoi, il chargea cet officier sur ses épaules et le porta plus d'une lieue. Plusieurs actions d'éclat en Egypte et en Syrie. »

LEGLERC (Pierre), sergent-major au 2 e bataillon. — Né le 18 mai 1773 à Lucy-les-Bois (Yonne).

Toutes les campagnes depuis 1793. Blessé à Aboukir et à Alexandrie. « S'est signalé lors de la révolution du Caire. »

Le commandant Dupin, chef du i er bataillon, proposait pour commandeur : Paradis (François), lieutenant en premier. Né le 5 septembre 1774 * Bourg (Ain). « Au service depuis 1791; toutes les campagnes; a obtenu un sabre d'honneur : blessé au ventre à Dego ».

Régiment des Fusiliers-Chasseurs

LEGOMTE (Gharles-François-Gaspard), lieutenant, #. — Né le a3 juin 1777 à Fontenay-le-Fleury (Seine-et-Oise).

Toutes les campagnes depuis 1792. Blessé à Fleurus, à Arcole, à Ancône.

C H ARRIÈRE (Joseph), caporal au i« bataillon, *. — Né le a5 mars 1775 à Legna (Jura).

Toutes les campagnes depuis 1792. Avait obtenu un fusil d'honneur, le 4 pluviôse an IX. Blessé devant Serravalle, à Novi et à Marengo, où il reçut sept coups de sabre.

PERROT (Joseph), sergent au 2 e bataillon. — Né le 23 janvier 1777 à la Grange-aux-Bois (Vosges).

Toutes les campagnes depuis 1792. Blessé de deux coups de sabre en février et décembre 1793, d'un éclat d'obus devant Kehl en l'an V, d'un coup de feu à Kaiserslautern, d'un coup de baïonnette au mont Saint-Gothard.

LA GARDE IMPÉRIALE

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i tT Régiment de Tirailleurs-Chasseurs

TEISSEIRÉ ou TEYSSÈRE (François), capitaine, #. — Né le 4 octobre 1773 à Belgentier (Var).

Toutes les campagnes depuis 1793. Blessé à Tirlemont, le 18 mars 1793; à Iéna; à Wagram.

« Le a5 ventôse an IX, avec plusieurs carabiniers, il enleva la redoute de Montoriol (Tyrol) et fit 80 prisonniers. »

GASY (Mathieu), caporal au i er bataillon, #. — Né le 3o mai 1771 à Chàteau-sur-Cher (Puy-de-Dôme).

Toutes les campagnes depuis 179a. Blessé à Ulm et à Rivoli.

« A Rivoli, a pris deux caissons; devant Vérone, a pris une pièce de canon, plusieurs caissons et plusieurs voitures d'équipage. »

DELARUE (Joseph), sergent au a< bataillon, #. — Né le 4 mars 1775 à Doudeauville (Pas-de-Calais).

Ancien soldat au régiment d'Auxerrois. Toutes les campagnes depuis 1793. Blessé à Hondschoote, au débarquement des Anglais en 1793, au combat de SchalVhouse.

Le commandant Mallet, chef du a e bataillon, proposait pour commandeur : Malet (Autonin), capitaine, a au, service depuis 1793; a passé un des premiers le pont de Lodi, où il reçut une blessure à la jambe gauche ».

5* Régiment de Tirailleurs-Chasseurs

HUREL (François-Alexandre), capitaine, #. — Né le 5 juin 1774 à Acon (Eure).

Toutes les campagnes depuis 1792. Blessé à Alexandrie et à Pultusk. S'est distingué en Égypte où il accomplit plusieurs actions d'éclat.

BAUVJNEAU (Jean), sergent au 1" bataillon. — Né le 37 janvier 1787 à Saint-Silvain (Maine-et-Loire).

Entré au service en mars 1807. Campagnes de Prusse, d'Espagne, d'Autriche.

io6 l'ordre impérial des trois toisons d'or.

M ANGE MATIN (Nicolas), sergent au a« bataillon. — Né le a8 janvier 1793 à Mézilles (Yonne).

Entré au service en 1806. Campagnes de 1806, 1807, 1809.

i tr Régiment de Conscrits-Chasseurs

DESCHAMPS (Philippe), capitaine, #. — Né le 8 septembre 1769 à Aigre (Charente).

Toutes les campagnes depuis 179a. Blessé devant Maubeuge, le a mai 179a; à la redoute du petit Saint-Bernard, près d'Ormia; deux blessures à Jafla, dont une balle au travers du corps; blessé à Canope. « A reçu un fusil d'honneur à Rivoli et un sabre d'honneur à Jafla. »

DEREYDET (Jules-César), sergent-major au i cr bataillon. — Né le i3 février 1787 à Choisy (département du Mont-Blanc).

Campagnes de Prusse, d'Espagne et d'Autriche. Blessé à Friedland et à Polveda (Espagne).

BEAUFRÈRE (Germain), sergent au a e bataillon. — Né le 26 décembre 1785 à Sablé (Sarthe).

Campagnes de 1807, 1808, 1809. Blessé deux fois à Rio-Seco; blessé à Polveda (Espagne).

2 e Régiment de Conscrits-Chasseurs

LAMBINET (Nicolas), capitaine, O. #. — Né le i3 mars 177a à Strasbourg.

Toutes les campagnes depuis 179a. A reçu quatre blessures au déblocus de Maubeuge et à Marengo. « Avait reçu un sabre d'honneur, le 26 fructidor an XI, au passage du Mincio, à Brindola. »

DUBOIS (Louis-Pascal), sergent-major au I er bataillon. — Né le 3 décembre 1785 à Patay (Loiret).

Campagnes de 1806, 1807, 1808. 1809.

BLANC (François), sergent au a e bataillon. — Né le i4 juillet 1786 à Fréjus (Var).

Campagnes de 1806, 1807, 1808, 1809.

LA GARDE IMPÉRIALE. IO7

Grenadiers à cheval

(Propositions du général de division Walther, colonel du corps : a octobre 1809.)

Régiment

DELAPORTE (René-Jacques-Henry), capitaine, *. — Né le 17 juin 1776 à Bazoches (Loiret).

Toutes les campagnes depuis 179a. Blessé d'un coup de baïonnette à la figure, à Eylau. « 11 succéda au capitaine Hercule dans le commandement d'un peloton de guides à cheval à la bataille d'Aboukir et entra un des premiers dans le camp turc » (1).

CO LANGE (Antoine), maréchal des logis. — Né le a3 mai 1773 à Mathons (Haute-Marne).

Toutes les campagnes depuis 179a. Onze blessures reçues à Schaffhouse, Philipsbourg, Austerlitz, Eylau.

2 e Régiment

JAVARY (Louis-Pierre-Brice), lieutenant, #. — Né le i3 novembre 1766 à Thiville (Eure-et-Loir).

Toutes les campagnes depuis 179a. Trois blessures : à Jemmapes, Aboukir, Austerlitz](a).

DEBERGUES (Jean-Baptiste), maréchal des logis, *. — Né le 5 octobre 1774 à Saint-Félix (Oise).

Toutes les campagnes depuis 1793. Deux blessures : en Vendée et à Marengo.

(1) Le 17 septembre i8i3, au combat de Dolnitz, il reçut cinq coups de sabre sur la tète, deux coups de lance dans le corps el un coup de sabre sur le poignet gauche; fait prisonnier et dégagé le même jour. Blessé à Craonne, le 7 mars 1814 ; reçut trois coups de sabre à Waterloo. — (Arch. Gr. Chanc.f

(2) A Waterloo, fui trois fois blessé, fait prisonnier et repris deux fois après avoir été foulé sous les pieds des chevaux dans quatre charges consécutives. — (Arch. Gr. Chanc.f

Dragons

(Propositions du général de division baron Saint-Sulpice, colonel du corps : 2 octobre 1809.)

/ er Régiment

COLOMIER (Louis), lieutenant en premier, dfc. — Né le 14 juillet 1774 & Cambrai (Nord).

Campagnes depuis 1793. Couvert de blessures.

VILLEMETTE, maréchal des logis. — Né le i5 mai 1778 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle).

Au service depuis 1796 ; plusieurs blessures.

2 e Régiment

VILLEMETTE (François-Laurent), lieutenant en premier. — Né le 22 janvier 1780 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle). Au service depuis 1796 ; plusieurs blessures.

RIDERET ou RIDER AY (Joseph), maréchal des logis, *. — Né le 7 janvier 1778 à Saint-Calais (Sarthe). Campagnes depuis 1792 ; plusieurs blessures

Chasseurs à cheval

(Propositions du général de brigade Guyot, commandant en deuxième du corps : 2 octobre 1809.)

j' r Régiment

TERVAY ou THERVAY (Étienne-Louis), lieutenant, #. — Né le 4 m »i 1779 à Dôle (Jura).

i3 ans de services, 4 blessures en quatre affaires différentes (Vérone, Cassano, combat du 2 prairial an VIII et Eylau).

« Sauva des mains de l'ennemi, en l'an VIII, 2 officiers supérieurs du i3 e chasseurs ; en l'an IX, au pont du Var, prit une pièce de canon ; en l'an XIV, s'empara de la ville de Landshut ; entra le premier dans Braunau et y fit 24 prisonniers. »

LA GARDE IMPÉRIALE

LANGLOIS (François), chasseur, #. - Né à Saint-Julien du-Sault (Yonne).

16 ans de services, 4 blessures en quatre affaires différentes.

« Obtint, en l'an IX, une carabine d'honneur, pour avoir, étant au 10 e régiment de chasseurs, arrêté, lui seul, dans un défilé près de Salzbourg, un escadron de hussards autrichiens.

« Le 23 frimaire an IX, à l'affaire de Lauffen, s'ouvrit un passage à travers l'ennemi qui avait rompu une troupe de fa chasseurs dont il faisait partie. Sa bravoure ralliant autour de lui quelques-uns de ses camarades, il s'opposa avec succès à la poursuite des Autrichiens et donna au reste du détachement le temps de se reformer. »

2* Régiment

RABUSSON (Jean), capitaine, O. #. — Né le a4 octobre 1774 à Gannat (Allier).

Toutes les campagnes depuis 1793.

« Les blessures de cet officier sont innombrables : coups de baïonnette, le 11 nivôse an II, à la défense de Landau ; coups de sabre, le ao prairial an IV, à la retraite de Kaiserslautern ; coup de feu, le i5 nivôse an V, à la défense de Kehl ; coup de feu, le 17 prairial an VII, à la bataille de Zurich; coups de sabre, le a5 prairial an VIII, à Marengo ; le 8 février 1807, à Eylau, criblé de coups de baïonnette à la mâchoire, aux deux bras, aux reins et à la poitrine, trois à la figure, trois aux autres parties du corps, reçut enfin un coup de sabre sur la tête qui le renversa et le fit tomber aux mains des Russes.

« Le nombre d'actions d'éclat de cet officier est trop considérable pour en donner ici le détail ; on se contentera d'en faire connaître les principales : à Zurich, avec 24 hommes, il culbuta un gros d'infanterie qu'il força à la retraite ; à Marengo, à la tête de 4 guides, il fut attaqué par 12 dragons, en tua trois, ramena prisonnier un maréchal des logis et mit le reste en fuite ; à Eylau, son acharnement fut tel qu'il succomba aux coups de l'ennemi qui le laissa pour mort sur le champ de bataille. » — (État des services. Arch. Gr. Chanc.)

IIO

BOUTON (Louis-Joseph-Guillaume), #. — Né le ia décembre 1780 à Montmédy (Meuse).

13 ans de services; 3 blessures : Iéna, Eylau, en Espagne.

« A pris une pièce de canon à l'affaire de Rostock, en Prusse. »

Chevau-légers polonais

(Propositions du colonel Krasinski, commandant les chevau-légers de la Garde : a octobre 1809.)

MORAN (Jacques-Antoine), capitaine.

17 ans de services ; blessé trois foisfdans différentes occasions; « a fait la guerre avec une bravoure digne d'éloges ».

BROCKI, lieutenant en premier.

« Il n'a qu'une seule blessure, mais il mérite le nom de brave.» VAZOVICZ, maréchal des logis.

« I^e plus brave de ses camarades ou le plus heureux, car il se distingue toujours plus que les autres. »

KIERZNOSKI, chevau-léger.

« Brave, méritant ce surnom. »

I er Régiment

(Propositions du major baron Dclaître, commandant le régiment : a octobre 1809.)

PRAZMOWSKI (Xavier), lieutenant en premier. — Né en Volhynie.

Ex-cadet de la Garde du roi de Pologne. A lait les campagnes d'Espagne et d'Autriche.

« Envoyé par le grand-duc de Berg en mission secrète à Cadix, il fut pris et enfermé dans la prison de l'Inquisition, dont il n'est sorti que par l'entremise du consul de Russie ; embarqué et conduit à Vienne par Trieste, s'est hAté de revenir sous les drapeaux. »

BELZA (Joseph), chevau-léger.

A fait les campagnes d'Espagne et d'Autriche.

LA GARDE IMPÉRIALE

« Bravoure éprouvée. A Wagram, après avoir eu son cheval tué dans une charge, a sauvé un de ses camarades pris par les uhlans. »

a* Régiment

(Propositions du major Dautancourt, commandant le régiment : a octobre 1809.)

FRÉDRO (Severin), capitaine.

Campagnes d'Espagne et d'Autriche ; grièvement blessé près de Benaventa, dans une rencontre avec les Anglais.

DABROWSKI (Adam), brigadier.

Campagne de Pologne en 1807 dans un régiment polonais; campagnes d'Espagne et d'Autriche. Plusieurs blessures à Friedland ; a eu un cheval tué sous lui devant Madrid.

« Est d'une valeur et d'une force à l'épreuve ; il est prêt à tout pour le service, à chaque instant. »

Artillerie de la Garde

Artillerie à pied

(Propositions du général de division Lariboisière, commandant en chef l'artillerie de l'armée, colonel de l'artillerie de la Garde : I er octobre 1809.)

SALLERIN (François), lieutenant en premier, *. — Né le 29 août 1774 à Haye (Moselle).

Toutes les campagnes depuis 1793.

GRUNDLER (Jean-Baptiste), sergent de pontonniers. — Né le i3 décembre 1777 à Guebwiller (Haut-Rhin).

Sert depuis 1791 ; blessé à Hondschoote, en l'an II.

(Propositions du colonel Drouot, commandant l'artillerie à pied de la Garde, du major Boulard, des chefs d'escadron Poinmereii, Lallemand et Cottin : I er octobre 1809.)

EUVRARD (Augustin), capitaine en deuxième, *. — Né le i er novembre 1769 à Besançon (Doubs).

lia l'ordre impérial des trois toisons d'or.

Au service depuis 1786. Trois blessures reçues devant Ypres, le i4 thermidor an II, au pont de Lodi, à Wagram.

Le 28 vendémiaire an VIII, devant Provera, contint l'ennemi par un feu continuel des deux pièces qu'il commandait comme maréchal des logis, et resta ferme à son poste jusqu'au retour de l'infanterie qui avait été repoussée.

« Il était difficile de désigner le plus brave parmi des officiers qui, dans toutes les occasions, ont affronté les plus grands dangers pour le service de Sa Majesté. M. Euvrard ne peut avoir sur ses camarades que l'avantage d'avoir été blessé trois fois. » — (Drouot.)

CHARPENTIER (Antoine), sergent-major, #. — Né le 7 janvier 1786 à Metz.

« Ce sous-officier n'est dans la Garde que depuis un mois ; il a la réputation de s'être toujours très bien conduit. »

Artillerie à cheval

(Propositions du général de division Lariboisière, commandant en chef l'artillerie de l'armée, colonel de l'artillerie de la Garde, et du général de brigade Desvaux, commandant l'artillerie à cheval de la Garde : i« r octobre 1809.)

HAUTPOUL (Marie-Constant-Eidèle-Henry-Amant), (marquis d ), capitaine en second, #. — Né le a6 septembre 1780 à Lasbordes (Ariège).

Sorti de l'École polytechnique en 1799 ; campagnes depuis i8o3. Était à Ulm, Austerlitz, Iéna, Friedland, Wagram; blessé à Wagram.

BOUDE MLLE (Pierre), maréchal des logis-chef, #. — Né le a5 octobre 1775 à Saint-Crépin (Oise).

Toutes les campagnes depuis 1793. A eu deux chevaux tués sous lui à Hohenlinden ; a démonté deux pièces à l'enneiqi à la bataille de Zurich; était à Ulm, Austerlitz, Eylau, Heilsberg, Friedland, Wagram.

« Bravoure, moralité, instruction et zèle pour son service. » — (Général Desvaux.)

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LA GARDE IMPÉRIALE

Marins de la Garde

(Propositions du capitaine de vaisseau Baste, colonel commandant les marins de la Garde : 3o septembre 1809.)

Marins

THANARON (Pierre-Paul-Pascal), lieutenant de vaisseau,*. — Né le 11 avril 1773 à Carcès (Var).

Entré au service comme mousse en 1788. Blessé quatre fois, dont deux dans des abordages.

JAURÉGUIBERRY (Pierre), premier-maître marin, #. — Né le 7 avril 1780 à Bayonne (Basses-Pyrénées).

Entra le premier, de vive force, dans le camp retranché des Espagnols, le 19 juin 1808.

44 e bataillon de flottille

GARDARENS de BOISSE (Joseph-Catherine-Frédéric), capitaine de flottille. — Né le 5 août 1776 à Boisse (Lot). Blessé en montant à l'abordage.

MOISAN (Pibrre-Mathurin-Michel), adjudant, — Né le 09 septembre 1779 à Dinan (Côtes-du-Nord).

S'est trouvé en de nombreux combats et a été blessé en montant à l'abordage d'une corvette anglaise.

Ouvriers de la Marine

GANDON (Yves-Pïerre-Aimé), capitaine commandant, — Né le i« r décembre 1773 à Rennes (Ille-et-Vilaine).

« A assisté à de nombreux combats navals ; coulé par une frégate sur un bâtiment qu'il commandait pour n'avoir pas voulu se rendre. *>

PLAGE (Julien), adjudant.

2 blessures. Entra le troisième à Zurich, lorsqu'on prit la ville de vive force, en l'an VIII.

l'ordre impérial des trois toisons d'oh

INFANTERIE DE LIQNE

1 er Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Saint-Martin, commandant le régiment.)

J'ai l'honneur de vous désigner l'officier et les trois militaires du régiment qui sont reconnus les plus braves. (Colonel Saint-Martin.)

RESTIF (René), capitaine, — Né le 19 août 176; au Port- Marin, près Retiers (Ille-et- Vilaine).

Volontaire de 179a. Prisonnier des Autrichiens en l'an VII. Capitaine depuis 180a. Toutes les campagnes.

MARIE (Nicolas), caporal de voltigeurs au 1" bataillon, ifc. — Né le 9 février 1375 à Caen (Calvados).

NORMAND (Joseph), sergent aux grenadiers du 2* bataillon, ifc. — Né le 19 mars 1769 à Barly-Ponthieu (Somme).

Titulaire d'un fusil d'honneur pour avoir, « le 19 floréal an VII, à l'affaire d'Altorl, dégagé des mains des insurgés le lieutenant Collinet et secouru le chef de brigade Desgraviers-Berthelot sur le point de tomber en leur pouvoir; il tua l'un des insurgés d'un coup de fusil, en perça un second avec sa baïonnette et mit les autres en fuite ».

BIZODOT (Pierre), sergent aux grenadiers du 3« bataillon. — Né le 10 août 1778 à Signy (Ardennes)

2' Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Wimpfen, commandant le régiment.)

GAVALIN (François), lieutenant de la j e compagnie de voltigeurs. — Né le 14 octobre 1773 à Bourges (Cher).

Volontaire au I er bataillon du Cher en 1791. En six semaines, il parvint du grade de sous-officier à celui de lieutenant et reçut la décoration de la Légion d'honneur.

Blessé à la jambe droite à l'affaire de Messenheim, le 9 pluviôse an IV; d'un coup de feu à l'épaule droite à l'affaire de Montecreto

INFANTERIE DE LIGNE

(siège de Gênes), le a3 floréal an VIII ; d'un coup d'écouvillon dans les reins au passage du Mineio, et lait prisonnier en s'élançant sur une pièce de canon, le 5 pluviôse an IX; blessé à la bataille de Wagram, en courant sur une pièce d'artillerie qui tirait à mitraille sur le régiment. Il en avait fait autant à l'affaire du ai juillet 1809.

LE COLLIN (Joseph), sergent à l'artillerie régimentaire du i tr bataillon. — Né le aa décembre 1771 à Pleubian (Côtes-du-Nord).

D'une bravoure à toute épreuve. Blessé d'un coup de baïonnette au bras droit, le i5 ventôse an VII, à Guarda ; deux blessures à l'assaut de Castelmar, le 9 floréal an VII ; coup de (eu à la hanche droite à Wagram.

COQUIN (Pierre), adjudant au a e bataillon. — Né le ai octobre 1778 à Charolles (Saône-et-Loire).

Sert depuis 1791 ; blessé a Schlat (Helvétie), le i5 vendémiaire an VIII, en se précipitant au milieu des Russes ; blessé à Castelfranco, le a5 nivôse an IX, en faisant, lui seul, sept Autrichiens prisonniers.

BIGEAST (Pierrr), adjudant au 3 e bataillon, #. — Né le aa février 1770 à Autry (Ardennes).

Sert depuis 179a; a obtenu un sabre d'honneur pour s'être emparé, à la tête de vingt hommes, d'un magasin de riz défendu par un ennemi bien supérieur en nombre. A toujours donné des preuves du plus grand courage.

3* Régiment de Ligne

(Propositions du général Grandjean, commandant la 3« division du a e corps, et du colonel Lalithe, commandant le régiment (1).

VERNADET (Claude), capitaine des grenadiers, Jfc. — Né le a3 octobre 1768 à Saint-Etienne (Ivoire).

(1) Le colonel Lalithe, commandant le régiment, avait proposé à la date du 1" octobre 1809, pour commandeur, le lieutenant Lahoq.uk (Dominique), né le 11 octobre 1782 à Audi. Cet olllcicr étant passé dans un autre corps à l'armée d'Espagne, lut remplacé en juin 1810 dans les propositions du colonel, par le capitaine VKn>Ai>i- r, « ollicier que le comte Lobau honore de son estime et que j'eusse j>roposé le premier, si ses blessures qui le retenaient alors à l'hôpital ne m'avaient pas l'ait craindre pour ses jours ». (Colonel Lalithe.)

n6 l'ordre impérial des trois toisons dor.

Sert depuis 1785. Toutes les campagnes; blessé à Hollabrûnn, à Friedland et à Thann.

« Devant Bergzabern, le 37 août 1793, il lutta contre trois hommes et les laissa tous trois étendus sur le champ de bataille. Le 14 septembre suivant, il fit quatre prisonniers. Devant Vérone, le 16 germinal an VII, détaché avec une section de grenadiers, il prit 5oo Autrichiens, dont 7 officiers. Au passage de l'Adda, le 8 floréal an VII, il fit, à la tête de sa compagnie, 35o Autrichiens prisonniers, après un combat des plus opiniâtres; le même jour, il fut lui-même fait prisonnier. »

GAUBERT (Pierre), sergent-major au I er bataillon. — Né le 24 juin 1768 à Donnement (Aube).

Blessé à Austerlitz, Ratisbonne, Essling.

DURAFOUR (Pierre), sergent-major au a e bataillon. — Né le i5 août 1767 à Nantua (Ain).

Sert depuis 179a. Blessé à Vérone, Austerlitz, Essling.

PAYSANT (Pierre), sergent au 3" bataillon. — Né le 1 5 janvier 1773 à Mezain ville (Seine-et-Marne).

Sert depuis 1793. Coup de boulet à la cuisse gauche à Hollabrûnn.

4 e Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Boyeldieu, commandant le régiment.)

Ces quatre militaires ont reçu trois et quatre blessures dans autant d'affaires différentes et réunissent toutes les qualités voulues par le décret de Sa Majesté l'Empereur et Roi. (Colonel Boyeldieu.)

PATOU (Jean), capitaine, — Né le a3 novembre 176a à Monein (Basses-Pyrénées).

Sert depuis 1791; campagnes depuis 1793. Quatre blessures reçues à Peschiera, Austerlitz, Heilsberg et Wagram.

MOITTIN (Jean), sergent de voltigeurs au i ep bataillon. — Né le i5 juin 1771 à Terbasse (Isère).

Dix-sept ans de services; campagnes depuis 1794. Blessé le

INFANTERIE DE LIGNE

18 thermidor an II à l'armée des Pyrénées et le i3 floréal an VII à la bataille d'Engen.

VERDIER. caporal de grenadiers au a e bataillon.

HIGUIER (Antonin), tambour-maître au 3 e bataillon. — Né le a5 septembre i?85 à Hyères (Var).

Volontaire de l'an VIII; blessé à Hohenlinden et à Eylau.

5' Régiment de Ligne

(Propositions du général Claparède, commandant la i n division du a e corps, et des chefs de bataillon du régiment.)

PERROT (Amable), capitaine, — Né le 8 mars i;6a à Tury (Yonne).

GEORGE (Joseph), adjudant au 1" bataillon.

Dix-sept ans de services; toutes les campagnes. Blessé deux fois.

A fait preuve de bravoure dans toutes les batailles où il s'est trouvé. (Huret, chef du i" bataillon; camp de Gravnok, a octobre 1809.)

BARTHÉLÉMY (Nicolas), sergent aux grenadiers du a e bataillon.

Vingt-quatre ans de services; toutes les campagnes depuis la Révolution.

A reçu plusieurs blessures et fait preuve de bravoure au combat; du meilleur esprit d'ordre et de discipline dans le reste de sa conduite. (Chézard, chef du a e bataillon; camp de Gravnok, 2 octobre 1809.)

8* Régiment de Ligne

4 e bataillon : à la z re demi-brigade de ligne

(Proposition du colonel Chaber, commandant la demi-brigade, et du chef de bataillon commandant le 4 B bataillon.)

FLACHET (Charles), sergent au 4 e bataillon. — Né à Chandos (Côte-d'Or).

Il8 L* OH DRE IMl'ÉHIAL DES TROIS TOISONS D'oR.

Vingt-sept ans de services ; blessé d'un eoup de feu à l'épaule droite, le 29 floréal an II, et d'un coup de feu à la jambe gauche, le 25 germinal an VII.

9 e Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Vautré, commandant le régiment.)

GUYARD (Nicolas), capitaine de voltigeurs, — Né le i5 juillet 176.3 à Montmagny (Seine).

Sert depuis 1792; blessé le 16 avril 1809 à l'affaire de Sacile, et à Wagram.

C'est un brave par excellence. Sa réputation dans le régiment est la première : elle est sans tache et sans reproches. A Saint-Jean d'Acre, il était de la compagnie dite des égorgeurs, chargée toutes les nuits d'entrer dans les boyaux. Il est peut-ctre le seul qui ait voulu constamment y rester. 11 a reçu plusieurs blessures légères et une très grave à Wagram. 11 est revenu aux bataillons de guerre avant d'ôtre guéri. Estropié de la main, il veut toujours servir et faire la campagne. Il a dix-huit ans de service sous les drapeaux. (Colonel Vautré.)

GENTY (François-Charles), capitaine. — Né le 27 mars 1770 à Paris.

Au service depuis 1792. Deux blessures reçues à Wurtzbourg le 17 fructidor an XI et à Wagram.

M. le capitaine Guyard m'ayant demandé de le proposer pour sa retraite à la prochaine revue de M. l'Inspecteur général, et le décret de Sa Majesté portant que les commandeurs et chevaliers des régiments doivent mourir sous l'aigle du corps, je propose donc M. le capitaine Genty, capitaine de la 2 e compagnie de grenadiers, ayant reçu deux blessures dont une à Wagram. Cet oflicier extrêmement brave étant d'ailleurs dans l'intention de servir Sa Majesté jusqu'à la mort. (Brescia, le i5 juillet 1811. Colonel Vautré.)

PHILIBERT (Jean-Bai-tiste), sergent de voltigeurs au I* bataillon. — Né le 24 juin 177^ à Acy (Oise).

Seize ans de services. Blessures à Saint-Jean d'Acre, Hollabrflnn et Wagram.

Il est brave parmi les braves, a reçu quatre blessures dans des all'aircs dinerentes. 11 est plein d'honneur. 11 pleurait de désespoir de ne point être légionnaire à la dernière promotion. (Colonel Vautré.)

INFANTERIE DE LIGNE

GODESSE (Pierre-Léonard), sergent de voltigeurs. — Né le a3 août 1775 à Chales (Seine-et-Marne).

Sert depuis 1793. Blessé à Montebello et à l'affaire d'Annet, dans le Tyrol.

il n'y a qu'une voix dans le régiment sur son extrême bravoure. Il ne respire que les combats, il est toujours persuadé de vaincre, il attaquerait seul une redoute. En Italie, en Egypte, dans cette campagne, il a soutenu le même caractère. Il a fait toutes les campagnes sous les drapeaux du corps et a été blessé deux fois. Une fois, ayant reçu une forte blessure, il s'emportait contre le chirurgien de ce qu'il ne le pansait pas assez vite pour retourner au combat. (Colonel Vautré.)

TAULIN (Jean-Baptiste), caporal de voltigeurs. — Né le 17 décembre 1780 à Franche-Château (Haute-Saône).

Entré au service le i3 floréal an VIII. Quatre blessures : au passage du Mincio, à Sacilc, à Saint-Daniel et à Wagiam.

Ce brave soldat n'étant que voltigeur, à Saint-Daniel, reçut une blessure assez forte pour être obligé d'aller se faire panser à l'ambulance. Après il retourna au feu où il était toujours «les premiers. 11 a été blessé de nouveau à Wagram et ne voulait pas quitter le champ de bataille. Ce jeune militaire est d'une intrépidité étonnante; les plus vieux soldats admirent sa valeur, ses camarades ne parlent que de lui. (Colonel Vautré.)

11* Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Clausel et du colonel Aubrée,

commandant le régiment.)

LAFOND (Cypribn), capitaine, ifiî. — Né le a avril 177a à Marvejols (Lozère).

Sert depuis 179a.

BLANC (Louis), sergent de grenadiers au i' r bataillon, — Né le 1" mars 1775 à Simiane (Basses-Alpes).

Sert depuis 1792 : coup de feu au pied gauche à Binder (Croatie), le 3o avril 1809.

SAUVAGE (Gabriel), sergent de grenadiers au 2* bataillon, dfe. — Né le 10 décembre 1767 à Blois (Loir-et-Cher).

Soldat en 1785. Campagnes depuis 1792. Trois blessures.

CAMINADE (Guillaume), sergent de grenadiers au 3* bataillon. — Né le aa novembre 1774 à Lisle (Tarn). Campagnes depuis 1793.

MUNIER ou MONIER (Étienne), sergent-major des voltigeurs du 4« bataillon, *. — Né le s3 octobre 1776 à Saint- Vallier (Drôme).

Sert depuis 1798. Blessé à Alexandrie ; deux fois prisonnier de guerre.

12 e Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Gudin, du colonel Toulouze et des chefs de bataillon du régiment.)

GALLARD (René), lieutenant, Jfc. — Né le 11 septembre 1774 à Nantes (Loire-Inférieure).

« Cet officier est au service depuis 1788. C'est le plus brave du régiment, il s'est trouvé à toutes les batailles et est porteur de trois blessures. » (Colonel Toulouze.)

DEMAILLE (Jean), caporal au 1" bataillon. — Né le 8 septembre 177a à Charroux (Vienne).

Blessé à Ratisbonne et à Wagram.

GILBERT (Pierre), sergent de grenadiers au 2* bataillon, — Né le 8 octobre 1773 à Angeac (Charente).

« Au service du I er septembre 1793. Le plus brave soldat du bataillon. Trois blessures : Mantoue, Eckmùhl, Wagram. » (Commandant Châtelain, du a e bataillon.)

JANNIN on JEAN IN (Etienne), sergent de grenadiers au 3 e bataillon. — Né le 12 octobre 1774 à Grimaucourt (Meuse).

« Au service depuis mars 1784). Le plus brave du bataillon. Trois blessures : Iéna, Eylau, Wagram. » (Commandant Bizot, du }' bataillon.)

INFANTERIE DE LIGNE

13 e Régiment de Ligne

(Propositions du colonel baron Larcilly, commandant le régiment, (i)

Ces officiers et sous-officiers sont reconnus les plus braves parmi les braves du régiment. (Colonel Marcilly; 3o juillet i8îo.)

QUILLET (Emery), capitaine de grenadiers, — Né le 5 mai 1769 à Marcillac-Lanville (Charente).

Au service depuis 1792. Blessé à Saint-Jean d'Acre d'un coup de feu à la tête, et à Wagram, où il commandait le régiment comme premier capitaine.

ROBINET (Antoine), caporal au i« bataillon. — Né le 19 février 1779 à Paris.

Au service depuis le 21 fructidor an XII. Toutes les campagnes depuis l'an XIV. S'est trouvé aux attaques de Saint-Bonifacio, de la Piave, de Vuisons, à Saint-Daniel et à Wagram.

« Fut des premiers nageurs qui s'offrirent pour protéger la colonne au passage de la Piave. »

BERDELOUX (Julien), sergent au 2 e bataillon. — Né le G janvier 1765 à Nantes (Loire-Inférieure).

Au service depuis le 24 avril 1784. Toutes les campagnes depuis 1792. « A pris une pièce de canon et un obusier à Vérone, sur la place d'avant contre les insurgés, en floréal an V. A pris deux autres pièces de canon derrière le château vieux. »

Blessé à Zurich, le 29 thermidor an VII.

CASSAGNE (Jean), caporal au 3« bataillon. — Né le 26 février 1780 à Caussade (Lot).

Au service depuis le 8 février 1806. Trois blessures en mai et juillet 1809 dans les redoutes de Wagram. « Le 5 juillet, les officiers et sous-officiers de sa compagnie étant mis hors de combat, il s'est précipité à la téte de sa compagnie et l'a maintenue dans le meilleur état. »

(1) Le i* r octobre 1809, à (iratz, le colonel Larcilly avait proposé pour commandeur le capitaine Phat, disparu depuis cette époque.

16"" Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Gudin, commandant le régiment.) Les plus braves du régiment. (Colonel Gudin.)

BÉNARD (François-Nicolas), capitaine de grenadiers, Jfe. —

Né à Colombey (Meurthe).

S'est particulièrement distingué à l'affaire du ai mai 1809, près de Gross-Aspern. (Commandant Thomas, du 3 e bataillon.)

LINCÉ (Toussaint), caporal de grenadiers au i' r bataillon,

— Né le 11 mars 1784 à Metz (Moselle).

Au service depuis 1804. « Soldat intrépide; il a tué l'amiral Nelson à Trafalgar (1); nommé légionnaire à Essling où après avoir été quatre heures et demie au nombre des plus braves tirailleurs, il reçut deux coups de feu. »

CLEMENT (Jean-René), sergent de grenadiers au a e bataillon.

— Né le a3 janvier 1775 à Haraucourt (Meurthe).

« A l'île Saint-Sébastien, près Coblentz, il arrêta, avec un de ses camarades, une barque chargée de trente Autrichiens et les fit prisonniers. »

CIIARTIER (François), sergent de voltigeurs au 3 e bataillon, ifc. — Né le 12 décembre 1774 a Arrou (Eure-et-Loir). Sert depuis l'an II.

S'est particulièrement distingué le ai mai 1809 près de Gross-Aspern. (Commandant Thomas, du 3 e bataillon.)

(1) D'après l'état des propositions du 16' de ligne pour la Légion d'honneur, dressé à Cadix le a<j brumaire an XIV, Lincé et trois autres grenadiers postés sur la grande hune du Hacentaure tirent feu sur le Victorix que montait l'amiral Nelson, et dirigèrent leurs feux sur les personnes décorées qu'ils aperçurent sur le pont. D'après le rapport de M. Blakgood, capitaine de vaisseau venu en parlementaire à Cadix, et celui d'autres ofliciers anglais, lord Nelson fut tué par les grenadiers postés sur la grande hune du Biicentaure. Line»- n'abandonna son poste que par ordre et au moment où les mats tombèrent : il se servit des manœuvres pour descendre, ainsi que le grenadier Baudin, et en eut les mains brûlées.

En regard de ce libellé, le major général Théodore Contamine, commandant en chef par intérim, a inscrit l'annotation suivante : « Il n'est pas certain et je doute même que l'amiral Nelson ait été tué par les grenadiers embarqués sur le Hu centaure ; mais je fus témoin du dernier fait. »

Lineé lut tué au champ d'honneur, en i8iî>.

INFANTERIE DE LIGNE

ia3

17 f Régiment de Ligne

(Propositions du général Morand, commandant la i re division

du 3 e corps.)

MONROUX (Louis-Antoine), capitaine, #. — Né le i5 noyembre 1771 à Aubervilliers (Seine).

Au service depuis le 7 septembre 179a. « A fait toutes les campagnes depuis 1792, dont trois sur mer. Il s'est distingué au combat naval du a3 frimaire an III, à bord de la frégate « la Vestale », qui fut prise par les Anglais; il fut le [premier à former le projet de la leur enlever et contribua par sa fermeté et sa bravoure à la faire entrer à Cadix.

« Grièvement blessé à Golymin. »

BOIS (Antoine), caporal de grenadiers au I er bataillon. — Né le ia mai 1777 à Coulange (Yonne).

Au service depuis 179a. Toutes les campagnes depuis 179a.

« Tambour-maître à l'aflaire de Landshut, il passa le premier sur le pont, à la tête des tambours du 3 e bataillon. Les compagnies s' étant dispersées pour poursuivre l'ennemi, il ramassa un fusil, tua plusieurs Autrichiens et ramena des prisonniers. »

PERTU1S (Nicolas), grenadier au a' bataillon. — Né le i5 janvier 1773 à Chenet (Seine-et-Oise).

Au service depuis 1792. Toutes les campagnes depuis 179a.

« Le modèle des grenadiers de son régiment. »

Blessé à Nola, royaume de Naples en l'an VII, à Eylau, à Wartembourg où il reçut plusieurs coups de lance le 18 mars 1807 et à Wagram.

BESNARD (Jean), sergent de voltigeurs au 3 e bataillon. — Né le 37 janvier 1775 à Périers (Manc he).

Au service depuis l'an III. Toutes les campagnes depuis l'an III.

Blessé au passage du Rhin en l'an V, à La Trebbia en 1797, a reçu sept coups de sabre à Eylau. blessé à Ratisbonne le 19 avril

(Propositions du colonel Pelleport, commandant le régiment.)

BARTHÉLÉMY (Jean), capitaine. — Né le 18 août 1771 à Lavaur (Tarn).

Sert depuis 1793; quatorze campagnes; cinq blessures en différentes affaires.

GIVODANT ou GIVAUDAN (Pierre), caporal au 1" bataillon. — Né le 2 avril 1774 * Saugues (Haute- Loire).

Sert depuis 179a; cinq blessures reçues en Piémont et en Syrie.

VILLARD (Simon), sergent au a* bataillon. — Né le 6 mai 1774 à Pierrelatte (Drôme).

Sert depuis l'an II ; trois blessures.

BOYER (Joseph), sergent au 3 e bataillon. — Né le 3i juillet 1774 a La Croisille (Tarn).

Sert depuis 1793; trois blessures à l'armée des Pyrénées- Orientales et en Syrie.

19 e Régiment de Ligne

(Propositions du colonel baron Aubry, commandant le régiment.)

DÉCOS (Jean-François-Elie), capitaine de grenadiers, — Né le ao décembre 1773 à Baziège (Haute-Garonne).

Entré au service le 6 mai 1791 ; « le plus brave officier du régiment; quatre blessures à Danzig et à Wagram. »

COUCHES (Denis), adjudant au a e bataillon. — Né le a3 novembre 1772 à Buzet (Lot-et-Garonne).

Entré au service en 1793; blessé le 16 thermidor an II à la prise de Trêves, le 11 floréal an III devant Mayence, au siège de Mantoue et à Wagram.

« Sous-oflîcier d'une conduite exemplaire. »

INFANTERIE DE LIGNE

GARNIER (Jacques), soldat au i« bataillon, — Né le i5 avril 1775 à Vitré (Ille-et- Vilaine).

Sert depuis l'an 11 ; blessé le 3 nivôse an III au siège de Mannheim, le 26 fructidor an IV à Castellano près Mantoue, et à Wagram.

« Sa conduite a toujours été digne d'éloges. »

GAILLARD (Joseph), voltigeur au 3' bataillon. — Né en 1775 à Saint-Geffroy (Lozère).

Blessé le 28 messidor an IV devant Mantoue, le 28 avril 1807 au siège de Danzig et à Wagram.

Le chef de bataillon Gaucheret proposait pour chevalier du 3 e bataillon Collot (François), sergent de grenadiers, « bon sujet, blessé à l'armée du Rhin le 28 ventôse an VII, blessé en l'an VIII et blessé à Wagram ».

21 e Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Gudin et du colonel Ducrest,

commandant le régiment.)

ALLARD (Georges), capitaine de grenadiers. — Né le 27 mars 1774 a Salins (Jura).

Au service depuis 1792. Toutes les campagnes sans interruption.

Blessé à Salzbourg, le 23 frimaire an IX, à Iéna et à Wagram. « S'est particulièrement distingué aux batailles d'Iéna et de Wagram. 1»

GARETTE (Claude), voltigeur au 1" bataillon. — Né le I er décembre 1774 a Amian (Jura).

Au service depuis 1793. Toutes les campagnes sans interruption.

Blessé à Herliseim le 8 prairial an II, au fort de KebJ le 25 décembre an V, à Neubourg le 8 messidor an VIII. « A donné des preuves de bravoure à Wagram. »

FROISSARD (François), sergent au 2 e bataillon. — Né le 4 décembre 1768 à Vanet (Aube).

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Au service depuis 1792. Toutes les campagnes sans interruption.

Blessé à la Trebbia le 3 prairial an II, à Iéna et le a6 décembre

DIEN (Jean-Pibrre), sergent au 3 e bataillon. — Né le 29 novembre 1773 à Gogles (Ille-et- Vilaine).

Au service depuis le a floréal an II. Toutes les campagnes sans interruption.

Blessé en montant à l'assaut de la redoute d'Epilengen le 25 thermidor au II, à Mannheim en l'an IV, à Venderio en l'an VII, à Iéna. « Sous-ofïicier d'une intrépidité rare. »

SIMON (Charles), a e porte-aigle au 4 e bataillon. — Né le 21 avril 177a à Montbein, canton de Saint-Quentin (Aisne).

Au service depuis le 7 thermidor an II. Toutes les campagnes sans interruption.

Blessé à Feldkirch en Tan VII, à Iéna, à Eylau.

23» Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Minai, commandant le régiment.)

BÉHEN (Jean-Baptiste), lieutenant porte-aigle, ifc. — Né le 17 décembre 1769 à La Ghaussée-Tirancourt (Somme).

Soldat depuis 1793; « à Hohenlinden, il se porta avec ao tirailleurs contre une colonne de grenadiers hongrois forte de 600 hommes qu'il fit prisonniers ; à Caldiero, monta un des premiers aux retranchements. Prisonnier de guerre le 7 fructidor an IV, à l'affaire d'Amberg (Bavière), après avoir été foulé par la cavalerie ».

SUBTIL (Jean-Claude), fusilier au 1" bataillon, — Né le 11 mars 1775 à Pontoise (Seine-et-Oise), Sert depuis l'an VI.

BESSON (Charles), sergent au a' bataillon, — Né le a4 avril 1771 à Saint-Georges-sur- Loire (Maine-et-Loire). Sert depuis 179a.

INFANTERIE DE LIGNE

LEBRUN (François), sergent au 3 e bataillon, #. — Né le i cr juin 1771 à Baincourt (Pas-de-Calais).

Sert depuis 179a. Titulaire d'un fusil d'honneur.

CHARBONNIER (François), adjudant au 4' bataillon. — Né le 4 niai 1776 à Courselle (Côte-d'Or).

Le fusilier Subtil étant mort le 17 août 1810, le colonel Minai proposa, le 4 novembre 1810, de Zara, pour le remplacer : Demandre (Louis), caporal au I er bataillon, né le 24 septembre 1-73 à Tranqueville (Vosges); sert depuis l'an Vil; blessé à Plaisance.

24« Régiment de Ligne

4* bataillon : à la i rt demi-brigade de ligne

(Proposition du colonel Chabert, commandant la demi-brigade, et du capitaine Petit, commandant le bataillon par intérim.)

BARBIER (Martin), sergent-major au 4 e bataillon. — Né le 10 mars 1782 à Damblin (Vosges).

Dix ans de services; a reçu plusieurs blessures.

25 e Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Gudin et du colonel Dunesme,

commandant le régiment.)

SPIGKERT (Philippe), capitaine, — Né le 24 décembre 1763 à Varize (Moselle).

Au service depuis 1783. Toutes les campagnes depuis 1792.

« S'est distingué au siège de Milan, à Saint-Jean d'Acre, aux affaires de Judenbourg et à Iéna où il fut blessé. »

GELUS (Joseph), deuxième porte-aigle au i er bataillon. — Né en 1772.

Volontaire de 1792. Toutes les campagnes depuis 1792. « S'est distingué à Carpenetlo en Italie, à Iéna, k Eylau ; blessé à Frisack, à Carpenetto, à Iéna, à Wagram. »

ia8 l'ordre impérial des trois toisons d'or.

BARON (Jean), voltigeur au a e bataillon. — Né en involontaire de 1793. Toutes les campagnes.

« S'est toujours bravement comporté, notamment au Grand Caire, à Ronco en Italie, à Iéna, et à Wagram où il a été blessé. »

HACQUEL (Jacques), sergent au 3 e bataillon. — Né en 1769. Volontaire de 179a. Toutes les campagnes; trois blessures. « S'est distingué aux affaires de Fribourg, de Ratisbonne, et de Wagram où il fut blessé. »

27 e Régiment de Ligne

4* bataillon : à la 5* demi-brigade de ligne (Proposition du chef de bataillon Bruno, commandant le 4' bataillon.)

WOLFF (Pierre), voltigeur au 4 e bataillon. — Né en 1785 à Oberbronn (Bas-Rhin).

Sert depuis l'an VI.

29 e Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Billard, commandant le régiment.)

Tous les trois ont des faits d'armes prouvant leur grande bravoure. (Colonel Billard.)

BRODEAU (Étienne), capitaine. — Né à Romilly (Eure-et- Loir).

« Cet officier s'est toujours distingué par sa bravoure. Blessé le 5 juillet 1809, au moment où il s'emparait de plusieurs pièces de canon. »

NARDON (Philippe), sergent de grenadiers au I er bataillon. — Né le 6 novembre 1777 à Milly (Seine-et-Oise). Sert depuis l'an VII; blessé le 5 juillet 1809.

LECUL (Nicolas), caporal de voltigeurs au a« bataillon. — Né le 11 août 1771 à Ville-Saint-Ouen (Somme). Sert depuis 1794.

LAFONTAINE (Joseph), fusilier au 3 e bataillon. — Né le i5 mars 1781 à Châtenay (Haute-Saône).

Sert depuis l'an XI.

INKANTER1K DE LIGNE

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30 e Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Morand et du colonel Joubert,

commandant le régiment.)

VERNÈRE (Jean-François-Xavier), capitaine de grenadiers, ifc. — Né le a3 juin 1775 à Dôle (Jura).

Au service depuis 1791- Toutes les campagnes depuis 17912. Deux blessures au passage de la Roër et à la prise de Gradisca.

Le modèle des militaires, d'une bravoure à toute épreuve... Beaucoup de sang-froid, de bravoure et d'intelligence ; s'est distingué dans toutes les occasions. (Colonel Joubert.)

SARAZIN (Nicolas-Louis), fusilier au I er bataillon. — Né le aa janvier 1775 à Passy-la-Valoy (Aisne).

Au service depuis 179a. Toutes les campagnes. Blessé à Marengo, Austerlitz. Landshut.

Bravoure extraordinaire. (Colonel Joubert.)

LAROCHE (Edme), sergent au a f bataillon. — Né le 3 mars 1766 à la Ferté-Loupière (Yonne).

Au service depuis 1791. Toutes les campagnes. Blessé à Marengo, à Iéna, à Eylau.

Le courage qu'il a montré dans toutes les batailles l'a fait reconnaître pour un des plus braves du régiment. (Colonel Joubert.)

FARCE Y ou FARÇAY (François), caporal au 3' bataillon. — Né le 11 janvier 1773 à Collancelle (Nièvre). Au service depuis 1793. Deux blessures.

Courage à toute épreuve. (Général Morand.)

33 e Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Friant et du colonel Pouchelon,

commandant le régiment.)

MERLETTE (Antoine-M vximilien), capitaine de grenadiers, *. — Né le 1" juillet 1774 à Lavilleneuve-le-Roi (Oise).

Dix-sept ans de services. « A donné maintes preuves de valeur et est regardé comme le plus brave ollicier du régiment; blessé plusieurs fois. »

l3o L'ORDRE IMPERIAL DES TROIS TOISONS D OR.

MAGLOIRE (Pierre-Charles), fourrier au I er bataillon. — Né en 1779 à Paris.

Huit ans de services. « Un des plus intrépides du bataillon. » Blessé à Austerlitz, Iéna, Eylau et deux fois devant Ratisbonne.

BERRY (Pierre-René), sergent au a« bataillon. — Né le 17 juillet 177a à Vendôme.

Dix-huit ans de services ; toutes les campagnes.

Blessé devant Vérone en l'an VI, à Bénite le ai vendémiaire an VIII, devant Gênes, à Austerlitz et à Eylau.

« Le 5 novembre 179a, il entra le premier dans le fort Camus, un des avancés de la forteresse de Namur ; le i3 floréal an II, au siège de Menin, il alla en plein midi ouvrir la tranchée sous le feu le plus vif de l'ennemi ; le ao, floréal an II, à Bousbeck, avec le détachement qu'il commandait, il força à la retraite un corps de cavalerie anglaise qui chargeait les pièces d'artillerie du 45* régiment dont il avait la garde ; il fit prisonniers plusieurs cavaliers arrivés jusqu'à eux. » (Commandant Demarle, du a e bataillon.)

BELLEMAIN (François), sergent au 3 e bataillon. — Né le a6 novembre 177a à Laferrière (Loiret).

Dix-huit ans de services ; toutes les campagnes. « Passe pour le plus courageux de son bataillon. »

Blessé en Vendée, à Rivoli, à Entzensdorf.

Le colonel Pouchelon proposait les mêmes chevaliers, mais il proposait pour commandeur : Courondeau (Claude), capitaine : « au service depuis 1793; sept blessures dont cinq coups de sabre sur la tête à Cassano ».

35 e Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Brissaud, commandant le régiment.)

J'observe que les chefs des trois premiers bataillons étant encore prisonniers de guerre, ainsi que les cadres de ces bataillons, personne ne peut faire concurremment avec moi de présentations pour ces bataillons. (Colonel Brissaud.)

FOURNIER (Louis-Georges), capitaine de grenadiers. — Né en 1775 au Cap-Français.

Sert depuis 1793.

INFANTERIE DE LIGNE

JUSTICE (Dominique), grenadier au I er bataillon. — Né en 1780 à Longueville (Moselle).

Sert depuis 180a.

CA.STETS (Dominique), sergent de grenadiers au a» bataillon.

— Né en 1781 à Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Sert depuis l'an VIII.

DELIVET (Benjamin), sergent de grenadiers au 3* bataillon.

— Né le i5 juin 1776 à Rouen (Seine-Inférieure). Sert depuis 1793.

VERHILLE (David-Ferdinand), sergent de voltigeurs au 4 e bataillon. — Né le 5 août 1778 à Gokelaere (Pays-Bas).

Blessé à la bataille de Raab, le 14 juin 1809.

« Avec la hommes, étant d*avant-garde, le 14 mai 1809, dans la montagne de Neive, dite Gorge de fer, il fit prisonniers a officiers et 60 hommes. »

37 e Régiment de Ligne

(Propositions du colonel baron Gauthier, commandant le régiment.)

Tous d'une bravoure connue, ayant bonne conduite et bonnes moeurs. (Colonel Gauthier.)

GAUTHIER (Jean-Emmanuel), lieutenant. — Né le a3 octobre 1785 à Saint-Claude (Jura).

« Le plus brave officier du régiment; à Essling, il reçut deux blessures, dont l'une assez grave à la tête, resta néanmoins sur le champ de bataille et ne voulut se faire panser qu'à la nuit ; à Wagram, il fit des prodiges de valeur. »

CORNIÈRE (François), 3 e porte-aigle au F bataillon. — Né le i5 mai 1777 à Durtal (Maine-et-Loire).

Au service depuis 1793

RICHARD (Antoine), sergent au a e bataillon. — Né le 17 janvier 1777 à Sarrelibre (Moselle).

Sert depuis l'an II.

i3a l'ordre impérial des trois toisons d'or.

ROMAN (Claude), sergent au 3 e bataillon. — Né le 8 septembre 1778 à Berthenot, canton de Cousance (Jura).

Le chef du 1" bataillon proposait pour chevalier du 1" bataillon : Dufour (Bernard), adjudant sous-ofllcier. « Il est l'exemple de la bravoure; combattant d'Essling, d'Euzersdorf et de Wagram. »

40 Régiment de Ligne

4" bataillon : à la demi-brigade de ligne (Propositions du colonel Bonnaire, commandant la demi-brigade.)

LEGORNEY (Pierre-Jacques), capitaine de grenadiers, — Né le a5 août 177a à Boule ville (Eure).

Sert depuis 1791. Blessé à Iéna et aux affaires des 22 mai et 5 juillet 1809.

« Ce capitaine, plein d'élévation de cœur et d'âme, a, par sa bravoure et ses bonnes mœurs, de justes droits à la demande sollicitée en sa faveur. »

LAMBOLIN (Nicolas), sergent au 4 e bataillon. — Né le 7 janvier 1772 à Ghumont (Haut-Rhin).

Sert depuis 1791. Campagnes d'Amérique, d'Autriche, de Prusse, de Pologne et d'Allemagne. Blessé d'un coup de feu, le 5 juillet 1809.

« A toujours donné l'exemple de l'exactitude et de la plus grande bravoure. »

45' Régiment de Ligne

4 e bataillon : à la i r * demi-brigade de ligne

(Proposition du colonel Chaber, commandant la demi-brigade, et du chef de bataillon Grégoire, commandant le 4 F bataillon.)

LEQUAIN (André), sergent-major au 4 e bataillon, ifc. — Né le i3 août 1775 à Saint-Giraud-Ie-Puv (Allier).

Dix-huit ans de services; plusieurs blessures.

INFANTERIE HE LIGNE

46 e Régiment de Ligne

4* bataillon : à la 4* demi-brigade de ligne

(Propositions du colonel Baudinot, commandant le régiment.)

Leur bravoure et leur conduite méritent cet honneur. (Colonel Baudinot.)

P1DOUX (Joseph), capitaine de grenadiers, — Né le a5 mars 1760 à Cambremont (Suisse).

Toutes les campagnes depuis 179a. Fit prisonnier le général anglais Coot à l'affaire d'Ostende, le I er prairial an VI.

Blessé à la Montagne-Sain te- Anne, près Landau, en 1792 i à Austerlitz; à Lomitten, le 5 juin 1809.

ARDIOT (Claude), sergent-major de voltigeurs au i« r bataillon. — Né en 177a à Anteuil (Doubs).

Toutes les campagnes depuis 179a. Blessé dans trois batailles différentes.

BÉZIOT (Pierre), caporal de grenadiers au a e bataillon. — Né en 1773 à Moulons (Charente-Inférieure).

Toutes les campagnes depuis 179a. Blessé dans trois batailles différentes.

MAINVILLE (Joseph), sergent au 3 e bataillon. — Né en 1773 à Saint-Gaudens (Haute-Garonne).

Toutes les campagnes depuis 179a. Blessé dans trois batailles différentes.

BARRE (François), sergent de voltigeurs au 4 e bataillon (armée du Portugal). — Né le 9 décembre 177a à Villiers-le-Bac (Seine-et-Oise).

Chasseur des Pyrénées en Tan I. Toutes les campagnes.

« S'est particulièrement distingué à Neubourg, le 8 messidor an VIII, à Hohenlinden et plus tard à Penilla, le aa avril 1810. » (Commandant Vivier, 1810.)

48' Régiment de Ligne

(Proposition du général de division Friant, commandant la a e division

du 3 e corps.)

LAMAGNETTE. adjudant-major. — Né le 17 avril 1765 à Orthez (Basses-Pyrénées).

« Cet officier a passé par tous les grades et sert depuis plus de vingt ans ; il a été blessé différentes fois. Il est d'une valeur à toute épreuve et d'un dévouement sans bornes. » (Général Friant).

(Propositions du colonel Groisne, commandant le régiment.)

Ces trois militaires, anciens de services et les plus braves du régiment, ont fait les trois dernières guerres et dans toutes les occasions ont donné des preuves de bravoure et de courage distingués et donnent l'exemple de la bonne conduite militaire. (Colonel Groisne.)

LABOULAYE (Jean-François), capitaine, #. — Né le 3 décembre 1769 à Orville (Orne).

Sert depuis 1791 ; « le plus brave des officiers du régiment. Il a dans toutes les affaires donné des preuves de la bravoure et du courage les plus distingués, notamment à Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland, Abensberg et Wagram ».

PERU (Pierre), grenadier au i« r bataillon. — Né en 1775 à Vierzon.

Sert depuis le a3 nivôse an II ; « brave autant qu'on puisse l'être; s'est distingué à Hohenlinden, Austerlitz, Iéna, Eylau, Wagram ».

VÉRIN AT (François), troisième porte-aigle au a e bataillon. — Né en 1777 à Marterou, canton de Bonnat (Creuse).

Sert depuis le 22 nivôse an II ; toutes les campagnes ; plusieurs blessures; « bravoure et sang-froid exemplaires ».

MORE AU (Jean), caporal au 3 e bataillon. — Né en 1776. Sert depuis le a5 frutidor an VII ; toutes les campagnes ; blessé à Hohenlinden, à Austerlitz et à Eylau.

INFANTERIE DE LIGNE

52 e Régiment de Ligne

(Proposition du colonel Grenier, commandant le régiment.)

ESPARSAG (d) (Arnault), capitaine de grenadiers. — Né le 17 août 1774 ^ Noyers (Yonne).

Au service depuis le 5 e jour complémentaire an II ; coup de feu à la cuisse gauche, le 5 nivôse an IX, au passage du Mincio.

(Proposition du chef de bataillon Barraux, du 1" bataillon.)

DESBARBATS (Georges), sergent de grenadiers au i« r bataillon. — Né le 3o juin 1775 à Lourdoueix-Saint-Pierre (Creuse). Au service depuis le q* jour complémentaire an IL

(Proposition du chef de bataillon Baudouin, du 3 e bataillon.)

LE DOUB (Christophe), sergent de grenadiers au 3 e bataillon. Au service depuis le 11 septembre 1788.

54 e Régiment de Ligne

4* bataillon : à la 3< demi-brigade de ligne (Proposition du chef de bataillon Bruno, du 4 e bataillon.)

HURTOIS (Augustin), sergent au 4 e bataillon. — Né à Hupy (Somme).

Sert depuis 1793. Toutes les campagnes. Trois blessures au siège d'Ypres, à Friediand et à Wagram.

56' Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Gcngoult, commandant le régiment.)

TRÉGOLLE (Pierre-Jacques), capitaine, — Né le 29 décembre 1767 à Véry-Chatillon (Seine-et-Oise).

Au service depuis le 4 octobre 1792. Toutes les campagnes.

« Le ai pluviôse an III, en Vendée, protégeant avec deux compagnies la retraite de la colonne du général Coixe, fut chargé

i36 l'ordre impérial dks trois toisons d'or.

et investi par un corps considérable de rebelles et parvint à sauver son détachement. Le lendemain, attaqué par un corps de a.ooo hommes, il les culbuta et, alors qu'on le croyait au pouvoir de l'ennemi, s'empara de vive force d'un pont lui assurant la retraite sur Saint-Florent. Le 8 vendémiaire an III, le camp de Rouillens ayant été surpris par les rebelles, il rallia plusieurs pelotons et parvint à sauver le drapeau qui allait tomber aux mains de l'ennemi; le i3 brumaire an VIII, il délivra deux compagnies cernées depuis deux jours dans l'église du village d'Aubiers. » Deux fois blessé au siège de Kehl, le 8 frimaire an V. Conduite distinguée aux affaires du 14 juillet 1807, devant Stralsund.

ARNOULT (François), sergent au i« bataillon. — Né le 9 septembre 1771 à Belmont (Meurthe).

Au service depuis le 10 août 1793. Toutes les campagnes.

« En l'an VII, il soutint, avec vingt hommes, pendant quatre heures, la retraite du régiment, au défilé de la Bormida. L'an XIII, passa la rivière de Toulle avec dix hommes et enleva un poste autrichien de un officier et vingt-cinq hommes . »

BARBARY (Jean), sergent au a* bataillon. — Né en 1776 à Cholet (Vendée).

Au service depuis le 17 septembre 179a.

« En l'an IX, à la Barre du Mont (Vendée), les Anglais ayant mis le feu à plusieurs bâtiments français qui y étaient mouillés, se jeta à l'eau avec cinq de ses camarades pour porter secours aux bâtiments incendiés et parvint à en sauver deux sous le feu de l'ennemi »; ... « s'est distingué à Essling. »

Nombreuses blessures en Vendée et àNovi; plusieurs coups de baïonnette à Essling qui le mirent au pouvoir de l'ennemi.

CROISET (François), sergent au 3« bataillon. — Né le 5 mars 1775 à Ormenoy (Meurthe).

Au service du i er septembre 1793. Toutes les campagnes.

« En l'an VII, avec six hommes, enleva la position de San- Bartholomeo (montagne de Gênes), occupée par vingt-deux hommes qu'il débusqua et chassa ou fit prisonniers ; à Bosco, en Italie, soutint la retraite avec vingt-deux hommes et fit des pri-

INFANTEHIK DE LIGNE.

sonniers; à Wagram, s'est battu seul contre plusieurs cavaliers autrichiens et tomba entre leurs mains, grièvement blessé; blessé à Montebello. »

57 e Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Grandjean, et du colonel Charrière,

commandant le régiment.)

VIAJLA (Jean), capitaine de grenadiers. — Né le 21 janvier 1771 à Saint-Jean-de-Breuil (Aveyron).

Au service depuis 1790. « S'est toujours fait remarquer par une bravoure digne des plus grands éloges et par ce sang-froid dans le danger qui caractérise le bon soldat. En ventôse an V, à Macerata (États Romains), étant secrétaire du commandant de place, il défendit, seul contre de nombreux insurgés, un dépôt de i.5oo fusils et dissipa le rassemblement après avoir reçu un coup de poignard à la poitrine. Fait prisonnier à la reprise de Zurich, le 3 vendémiaire an VIII, il eut la présence d'esprit de cacher son sabre dans la doublure de son habit, tua un officier russe et deux soldats chargés de l'escorter et qui l'avaient maltraité pendant deux heures, profita de l'obscurité pour s'évader, traversa l'ennemi sans être aperçu et rejoignit sa compagnie à dix heures du soir. »

Titulaire d'un sabre d'honneur (10 prairial an XI) et légionnaire de droit. Blessé aux batailles de Thann et de Wagram.

ROLAND (Antoine), sergent au 1" bataillon. — Né en 1770 à Sisteron (Basses-Alpes).

Sert depuis l'an II.

MED AIL (Antoine), caporal au a e bataillon. — Né en 1775 à Tonneins (Lot-et-Garonne).

Sert depuis 1793.

FÉRO (Dominique), sergent au 3 e bataillon. — Né le 1 3 avril 1773 à Fleurs (Loire).

Sert depuis l'an II.

i38 l'ordre impérial des trois toisons d'or.

59* Régiment de Ligne

4* bataillon : à la 6 e demi-brigade de ligne

(Proposition du colonel Saint-Cyr, commandant la demi-brigade» et du chef de bataillon Aurange, du 4 e bataillon.)

MANGONT (Pierre), sergent de voltigeurs au 4 e bataillon.

« Le plus brave du bataillon » ; blessé le 7 ventôse an VII à Naples; le a5 prairial an VIII à Marengo; le 8 brumaire an XIV devant Vérone ; à Essling.

(Propositions du général de division Clausel.)

MARMINIA (Nicolas), lieutenant, — Né le 8 mars 1773 à Maignelay (Oise).

Sert depuis 1773; a obtenu un fusil d'honneur en Tan XI pour avoir fait, lui troisième. 80 prisonniers autrichiens à l'affaire de Serra valle, le 14 nivôse an IX. « A Wagram, à la tête de 10 hommes seulement, alla reprendre une pièce de canon au milieu des Autrichiens. » Coup de feu et coup de baïonnette à l'affaire de Caldiero, le 8 brumaire an XIV.

ROUSSEAU (Charles-Dominique), adjudant sous-officier. — Né le 9 novembre 1779 à Tarascon (Bouches-du-Rhône). Sert depuis l'an XI.

PATOUILLET (Vivant), sergent-major, *. — Né le a5 décembre 1774 à Genlis (Côte-d'Or).

Sert depuis 1793. A reçu deux blessures au blocus de Gênes.

61' Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Morand et du colonel Bouge,

commandant le régiment.)

MANSUY (Joseph), capitaine de grenadiers. — Né le 6 janvier 1780 à Vomie (Deux-Sèvres).

Au service depuis 1792; toutes les campagnes. Blessé le 17 ventôse an X à Aboukir; blessé de neuf coups de sabre à la tête et de

INFANTERIE DE LIGNE

trois coups de sabre au bras gauche à Eylau ; blessé d'un coup de feu au bas-ventre à Wagram. « Nommé sous-lieutenant en l'an II, à l'âge de i3 ans et 9 mois, pour avoir passé la Sambre à la nage, en décembre 1793, en présence de l'ennemi. »

BIDAUT ou BIDAULT (Emilaud), soldat au i« bataillon. — Né le I er septembre 1774 à Lebreuil, près Montcenis (Saône-et- Loire).

Au service depuis 1792; dix-huit campagnes. Blessé à Kreusnack en l'an IV (sous Marceau); à Demanhour en Egypte en l'an VI et au siège du Caire

CASIOT ou GAZIOT (Edme), caporal de voltigeurs au a* bataillon. — Né le 5 mars 1772 à Saint-Jean-de-Lichi (Nièvre).

Au service depuis 1792; toutes les campagnes. Blessé à Aboukir, à Iéna, à Eylau; dans cette dernière bataille, il reçut trois coups de sabre et de lance sur l'épaule droite, à la tête et dans le dos.

Le général Grandjean proposait pour chevalier du 3' bataillon :

POIRSON (Jean-Baptiste), sergent de voltigeurs au 3 e bataillon. — Né le 25 mars 1770 à Ghàtel (Vosges).

Au service depuis 1791 ; dix-huit campagnes. Plusieurs blessures dans des affaires différentes, entre autres à Eylau où il reçut plusieurs coups de sabre et de lance sur l'épaule droite, à la tête et dans le dos.

Le colonel Bouge proposait pour chevalier du 3 e bataillon : MICHELOU, sergent de grenadiers.

« Sert depuis neuf ans; blessé à Wagram; avant sa blessure il a montré beaucoup de bravoure et a donné l'élan aux grenadiers de sa compagnie. »

62 e Régiment de Ligne

(Propositions des chefs de bataillon du régiment.)

BUGGHOLTZ (Jean-Baptiste), capitaine adjudant-major, ijfc. — Né en 1767 à Monsweiller, canton de Saverne (Bas-Rhin).

Fut, dans la campagne de 1793 à l'Armée du Nord, un des pre-

l4o L'ORDRE IMPÉRIAL DBS TROIS TOISONS D*OR.

miers à attaquer l'ennemi et à entrer dans les retranchements à Popringuen, à Honscoot, à Werwick, où il fit 35 prisonniers, et à Maëstricht. Sur les hauteurs de Gremine, à l'Armée de Sambreet-Meuse, le a3 vendémiaire an IV, au moment où il allait tomber au pouvoir de l'ennemi, s'appuya contre un arbre et défia six hussards qui le poursuivaient, blessa l'un d'eux d'un coup de pistolet, et ordonna à plusieurs soldats déjà prisonniers de se défendre, jusqu'à ce que nos troupes qui s'avançaient les eussent délivrés. En l'an V, près Kempten, se glissa entre deux factionnaires ennemis dans l'obscurité de la nuit, tomba ensuite sur un poste qu'il mit en fuite, et resta maître de la position, de treize fusils et de sept sacs de peau.

« Recommandable sous tous les rapports; a été blessé plusieurs fois. »

BARBERET (Henry), adjudant au i*' bataillon. — Né le 9 septembre 1775 à Fontangy (Gôte-d'Or).

Sert depuis l'an II.

RENAUD (François), adjudant au a e bataillon. — Né le 5 février 1774 à Saulieu (Côte-d'Or).

Sert depuis l'an VI ; blessé d'un coup de feu à la jambe gauche, à Raab.

COLLIGNON (Antoine), sergent de voltigeurs au 3 e bataillon. — Né le 3o novembre 1773 à Arna ville (Meurthe).

Sert depuis 1793; blessé à la figure, le 9 brumaire an XIV.

PETITGUYOT (Nicolas), sergent-major au 4* bataillon. — Né le 6 décembre 1775 à Vaudrey (Jura).

Sert depuis 179a.

63* Régiment de Ligne

4 e bataillon : à la 3 e demi-brigade de ligne (Proposition du commandant Minet, chef du 4 e bataillon.)

TUEGH (Simon), capitaine adjudant-major, ifc. — Né le 6 mars 1769 à Uzès (Gard).

INKANTKHIK l)K LIGNE.

Au service depuis 1787. Toutes les campagnes depuis 1792. Blessé le 6 nivôse an II au siège de Toulon; le 6 germinal an VII à Vérone; à Eylau; grièvement blessé à Ëssling.

(Proposition du colonel Bonnaire, commandant la demi-brigade.)

BREVERT (Pierre), sergent au 4' bataillon. — Né le 17 décembre 1774 a Issoudun (Indre).

Sert depuis l'an VI. « Est entré le premier à Essling, où il a fait preuve de la plus grande valeur en fondant sur l'ennemi. »

64 e Régiment de Ligne

4 e bataillon : à la 8' demi-brigade de ligne (Proposition du commandant Guéz, chef du 4 e bataillon.)

LEJEUNE (René-Armand), capitaine, *. — Né le 10 juin 1773 à Argentan (Orne).

Au service depuis le 20 septembre 1792. Toutes les campagnes.

« Le 10 juin 1793, à l'affaire de Machecoul (Vendée), se précipita, à la tête de quelques grenadiers, au milieu des Vendéens qui entouraient son chef de bataillon et fut grièvement blessé en le dégageant et lui sauvant la vie; en nivôse an VII, entra le premier, de vive force, dans la ville délia Colonnella (Abruzzes), défendue par 1.200 hommes et 2 pièces de canon ; son exemple décida son détachement à se précipiter et à enlever un poste dont on avait tenté deux fois inutilement de s'emparer ; le succès de cette entreprise fut dû à sa bravoure. »

Blessé à Machecoul, à Laval (18 octobre 1793), à Wagram.

(Proposition du colonel commandant la demi-brigade.)

RIME (Jean), sergent au 4 e bataillon. — Né le i5 mai 1786 à Lyon.

Toutes les campagnes depuis 1800. Blessé le 22 vendémiaire an XIV et le 23 juin 1809.

Il fut le premier à se lancer dans les retranchements de Wagram en criant : « Suivez-moi, camarades. »

i4a l'ordre impérial des trois toisons d'or.

67 e Régiment de Ligne

(Proposition» du colonel Petit, commandant le régiment, et des trois chefs de bataillon.)

FOUCHÉ (Jean), capitaine, ifc. — Né le i4 mai 1765 à Rennes (Ille-et- Vilaine).

Au service du a3 septembre 1783. Toutes les campagnes.

« Présenté à l'Empereur le 6 mai 1809, à la revue d'Ems, comme un des officiers les plus distingués de son armée, Sa Majesté voulut bien lui accorder le titre de baron de l'Empire avec promesse d'une dotation. Les lettres de confirmation ne lui ont pas encore été remises. Si Sa Majesté daigne maintenir sa première nomination, la présente proposition serait remplacée par celle de M. Bclmer, capitaine, considéré comme le plus brave du régiment après M. Fouché. » (Colonel Petit.)

BELMER (André-Joseph), capitaine, ifiï. — Né le i5 janvier 1765 à Gouzeaucourt (Nord).

Au service depuis le 6 octobre 179a. Toutes les campagnes.

Blessé à Enghen, le i3 floréal an VIII, d'un coup de feu qui n'arrêta point son ardeur.

RAVIGNAUX (Pierre), sergent au I er bataillon. — Né le 10 octobre 1 769 à Stenay (Meuse).

Volontaire de mars 1791. Toutes les campagnes depuis 179a.

CANTOIS (Louis-Joseph), sergent de voltigeurs au 3 e bataillon. — Né le 3o mars 1777, à Retonde, canton d'Attichy (Oise).

Au service du 6 messidor an VII. Toutes les campagnes.

« Blessé assez grièvement le (> juin 1809, il ne voulut pas quitter le champ de bataille; ... il passa le premier la barricade du pont de Penacole en Carinthie et tua de sa main plusieurs ennemis. »

69 e Régiment de Ligne

4 e bataillon : à la 6 r demi-brigade de ligne (Proposition du colonel Saint-Cyr, commandant la demi-brigade.)

BERTRAND (Jean-Baptiste), caporal au 4'' bataillon.

INFANTERIE DE LIGNE

72 e Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Grandjean, et des chefs de bataillon du régiment.)

DUFRESNE (Charles-Albert), capitaine de grenadiers, — Né le 3 1 janvier 1766 à Maubeuge (Nord).

Au service depuis 1780. Coup de sabre à la main gauche, le 22 frimaire an III, devant Mayence. Blessé à Friedland et à Essling.

BESSE, caporal de voltigeurs au I er bataillon.

DEZANDE (Jacques-Michel), sergent de voltigeurs au a e bataillon. — Né le 6 mars 1771 à Remalard (Orne).

Au service depuis 1793. Deux l'ois prisonnier de guerre.

LEBRUN, grenadier au 3 e bataillon.

76 e Régiment de Ligne

4* bataillon : à la 6" demi-brigade de ligne

(Proposition du colonel SaintrCyr, commandant la demi-brigade, et du chef de bataillon Castillon, du 4 e bataillon.)

RENON (Nicolas-Honoré), sergent de grenadiers au 4 e bataillon, ifc. — Né le 11 juillet 177G à Plancy (Aube).

Toutes tes campagnes depuis l'an VIII. « Plein d'honneur et de bravoure; blessé à Iéna, à Ebersberg, à Wagram. »

79 e Régiment de Ligne

(Propositions du général de divivision Claparède, et des chefs

de bataillon du régiment.)

DARGQ (Jean-Baptiste), capitaine de grenadiers, ifc. — Né le 27 avril 1765 à Grandpré (Antennes).

Au service depuis 1782. « S'est toujours distingué par sa bravoure, ses talents, sa conduite et son attachement à la personne de Sa Majesté l'Empereur. »

A été fait prisonnier de guerre à Mannheim par les Autrichiens, du 19 frimaire au 11 germinal an IV.

i44 l'ordre impérial des trois toisons d'or.

LANDREAU (Pierre). — Né le ao novembre 1777 à Demtaise (Gironde).

Au service depuis le 5 frimaire an VII.

GUISSET (Joseph), sergent de grenadiers au a e bataillon. — Né le 3 juillet 1765 «à Jon ville (Moselle).

Au service depuis 1784.

FALENTIN (Henry-Lambert-Prosper), sergent de grenadiers au 3 e bataillon. — Né le a3 septembre 1770 à Montescourt (Aisne). Sert depuis l'an II ( 10 e bataillon de Paris).

81 e Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Claparèdc, et du colonel Bonté,

commandant le régiment.)

JEANNOT (Pierre), capitaine adjudant-major, — Né le i4 novembre 1767 à Blacy (Marne).

Au service depuis le i cr septembre 1788. Toutes les campagnes depuis 1791.

COUDRA Y (Simon), voltigeur du I er bataillon. — Né le a8 octobre 177a à Janvry (Seine-et-Oise).

Au service depuis le 5 vendémiaire an II. Trois blessures reçues à Goespich et à Tarvich.

GAUDRIER (Louis), caporal de grenadiers au a e bataillon. — Né le 11 septembre 1771 à Rambouillet.

Au service depuis 179a. Blessé en Vendée et à Znaïm.

(Propositions du colonel Gainbin, commandant le régiment.)

NAGET (Michel), capitaine, îfc. — Né le i3 septembre 1775 à Sens ( Yonne).

Au service du a3 aoilt 1793. Toutes les campagnes. Quatre blessures : deux au siège de Kehl, une à Gratz, une à Wagram. « S'est particulièrement distingué à l'allaire de Fûssen (Tyrol),

INFANTERIE DE LIGNE

le a3 messidor an VIII, en franchissant, l'un des premiers, les palissades d'un retranchement ennemi; son exemple entraîna le reste de sa troupe qui enleva la position et fit 3oo prisonniers. »

BOURSICAUD (Pierre), fusilier au 1" bataillon, — Né le 18 juillet 1770 à Châteauneuf, canton de Limoges (Haute- Vienne).

Au service du a3 avril 1793. Toutes les campagnes.

Blessé à Haguenau, le 27 frimaire an II ; blessé le a4 floréal an II; blessé au fort libre, le 12 nivôse an IV; a reçu deux coups de lance à Stockach, le i3 floréal an VIII.

HERMAN (Antoine), sergent-major au a e bataillon,

Au service du 9 thermidor an X. Toutes les campagnes.

« S'est brillamment distingué au combat d'Ospitall (Italie),

le 1 1 avril 1809, à celui de Saint-Léonard-sous-Gratz, le a6 juin

1809 et à bataille de Wagram. »

LATOUR (Denis), voltigeur au 3* bataillon. — Né le 14 avril 1776 à Sainte-Marie, canton de Beaune (Côte-d'Or).

Au service du 16 thermidor an VII. Toutes les campagnes. Blessé à Wagram.

« A l'affaire de Saint-Daniel (Italie), le 11 mai 1809, se précipita au milieu des rangs de l'ennemi et lit prisonniers un colonel et un major autrichien qu'il conduisit au quartier général de l'armée. »

MON ESTES (Guillaume-Silvkstre), sergent-major de voltigeurs au 4 e bataillon, — Né le 3i décembre 1774 à Agen.

Au service du 17 juin 179a. Toutes les campagnes.

Blessé à Haguenau, le ao décembre 1793; à Deux-Ponts, le 2 messidor an II ; à Montertal, le 9 vendémiaire an VIII.

85' Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Giulin, et du colonel Piat, coinmamlaiit le régiment.)

DBNOU (Fraxçois-Rexé), O. — Né le 9 février 1769 à Angers (Maine-et-Loire).

Au service du i5 septembre 1791. Toutes les campagnes.

Blessé le 27 brumaire an IV; le 18 floréal an VII à Saint-Jean d'Acre; à Iéna; à Wagram.

« Cet officier est d'une bravoure à toute épreuve et d'un dévouement sans bornes. » (Colonel Piat.)

PAGNEUL (Louis), grenadier au 1" bataillon. — Né le 10 octobre 1774 à Saumur (Maine-et-Loire).

Sert depuis 1791. Blessé à Wagram.

MAGLONE ou MAGUELONE (Pierre), grenadier au 2 e bataillon. — Né le 20 septembre 1767 à Saint-Antoine (Haute- Garonne).

Au service du i5 septembre 1787. Toutes les campagnes. — Blessé à Iéna.

« Non seulement il donnait devant l'ennemi l'élan à ses camarades, mais dans les privations il les encourageait. » (Colonel Piat.)

CHO VILLE (Jean), grenadier au 3 e bataillon. — Né le 11 mai 1772 à Dampierre (Saône-et-Loire).

Au service du i5 septembre 1793. Toutes les campagnes. Trois blessures dans différentes affaires.

« Très bonne conduite et courage à toute épreuve. » (Colonel Piat.)

88' Régiment de Ligne

4 e bataillon : à la 7 e demi-brigade de ligne (Proposition du colonel Bonnaire, commandant la demi-brigade.)

BARRAS (Louis-Éloi-Frédéric), sergent-major au 4 e bataillon. — Né le 28 octobre 1782 à Jouaire (Seine-et-Marne).

Sert depuis l'an XIII. Blessé à Ebersberg, le 3 mai 1809.

« Au siège de Danzig, lorsque l'ennemi fut chassé dans l'île, il fut le premier à passer le pont. A Fricdland, étant en tirailleur, il fit deux prisonniers. »

INFANTKRIR DK LIONK.

92 e Régiment de Ligne

(Proposition du commandant du a* bataillon.)

ROBILLARD (André-Toussaint), sergent-major au a* bataillon. — Né à Rambouillet (Seine-et-Oise).

Au service du la floréal an II. Toutes les campagnes. Blessé au blocus de Mayence, à Costein. à Wagram.

(Proposition du commandant du 3* bataillon.)

SGHMIDT (Jean), sergent de voltigeurs au 3 e bataillon.

Au service du io avril 1793. Toutes les campagnes. Blessé à Fleurus, le 8 messidor an II.

« A la retraite de Mayence (floréal an III), aidé par quelques camarades, il conduisit une pièce de canon, du calibre de 16, à bras, pendant cinq jours, la rendit au parc de Weissenthunn et refusa la récompense pécuniaire que lui offrait le général de division Grenier. »

93 e Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Baudouin, commandant le régiment.)

BANSARD (Jean-Charles-Marin), capitaine de grenadiers, ife. — Né le 18 avril 1768 à Alençon.

Au service depuis 1786. Toutes les campagnes de la Révolution. « S'est fait remarquer par sa rare intrépidité à l'affaire du du 1" juillet 1807, devant Colberg. »

MIRGUET, grenadier au 1" bataillon, — Né le 17 février 1777 à Metz.

Sert depuis l'an IV. « S'est particulièrement distingué le V r juillet 1807, à l'attaque de plusieurs redoutes sous Colberg »; « au passage du Danube, dans la nuit du (\ au 5 juillet, se jeta à l'eau pour dégraver le bateau portant la compagnie d'élite formant l'avant-garde et continua par son intrépidité à se faire remarquer pendant la bataille des ."> et ('». »

MINARY (Joseph), sergent de voltigeurs au a e bataillon. — Né le 10 septembre 1774 à Oyrières (Haute-Saône).

Sert depuis 1793. « Ancien serviteur, brave et excellent sousofficier digne de cette belle récompense. »

TOUZEAU (René), adjudant au 3 e bataillon. — Né le 27 juin 1770, à Saumur.

Sert depuis 1787. Toutes les campagnes de la Révolution. « Brave à toute épreuve; fait pour enlever une colonne ».

94 e Régiment de Ligne

4* bataillon : à la 2 e demi-brigade de ligne

(Proposition du chef de bataillon commandant par intérim

la demi-brigade.)

MICHAUX (François), sergent au 4 e bataillon.

Dix ans de services. Toutes les campagnes depuis l'an VIII.

4* bataillon : à la 2* demi-brigade de ligne (Proposition du chef de bataillon Meylier, du 4 e bataillon.)

LHEUTRE (Jean-Louis), sergent au 4 e bataillon.

Dix ans de services. Toutes les campagnes depuis Tan VIII.

96* Régiment de Ligne

4* bataillon : à la a* demi-brigade de ligne *

(Proposition du chef de bataillon commandant par intérim

la demi-brigade.)

PLÉ (Pierre), sergent au 4 e bataillon.

Dix ans de services. Toutes les campagnes depuis l'an VIII.

100* Régiment de Ligne

4 e bataillon : à la S* demi-brigade de ligne (Proposition du colonel commandant la demi-brigade.)

DAVID (Jean), sergent au 4* bataillon.

Toutes les campagnes depuis l'an II.

Blessé : le 20 brumaire an XIV, les 28 mai et 5 juillet 1809.

INFANTERIE DE LIGNE

(Proposition du commandant du I er bataillon.) POIRE, voltigeur au i tT bataillon.

(Proposition du commandant du 3 e bataillon.) BURGÉ, sergent de grenadiers au 3 e bataillon.

103 e Régiment de Ligne

4* bataillon : à la 8 e demi-brigade de ligne (Proposition du colonel commandant la demi-brigade.)

TRIGHOUR (Jean), sergent-major au 4 e bataillon. — Né à Lille-en-Rigaud, arrondissement de Bar (Meuse).

Sert depuis 1793. Toutes les campagnes de la Révolution.

Blessé devant Luxembourg en Tan III ; blessé trois fois à Iéna ; blessé deux fois à Kssling.

105 e Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Grandjean, et du colonel de Blanmont, commandant le régiment.)

AIMÉ dit GALOPIN (Jacques), sous-lieutenant, premier porte-aigle. — Né le ao octobre 1774 & Chàtillon-sur-Marne (Marne).

CHAUDRON, grenadier au 1" bataillon.

GRUETTE (Jean-Claude), sergent de voltigeurs au a e bataillon. — Né le 18 juillet 1775 à Goin (Moselle). Au service depuis nivôse an V.

DAUTON (Louis), sergent au 3 e bataillon. — Né lea5 mai 1769 à Huillé (Maine-etr Loire).

Sert depuis l'an II.

Le 3 juin 1810, le colonel et les officiers supérieurs du io5 e proposaient, pour commandeur, en remplacement du sous-lieutenant Galopin, mort le 5 mai 1810 :

PICHON (Claude-François), capitaine, adjudant-major. — Né le a mars 1770 à Mossant (Haute-Savoie).

Sert depuis 179a.

i5o l'ordre impérial des trois toisons d'or.

106« Régiment de Ligne

(Propositions du commandant du I er bataillon.)

SOYER Honoré), capitaine de grenadiers au i cr bataillon. — Né le i5 avril 177a à La Motte (Somme).

Sert depuis 1788.

LORIOT (Jean), sergent de voltigeurs au 1" bataillon. — Né le 17 novembre 1773 à Rione (Côte-d'Or).

Volontaire de 179a.

(Proposition du commandant du a* bataillon.)

GAUTHIER ou GAUTIER (François), capitaine de grenadiers au a 8 bataillon, — Né le 18 juillet 1775 à Garpentras (Vaucluse).

Sert depuis 179a. Blessé dans la dernière campagne.

(Proposition du commandant du 3 e bataillon.)

MARTIN (Claude-Louis), sergent-major des grenadiers au 3* bataillon. — Né le i5 août 1780 à Tarcenay (Doubs). Sert depuis l'an IX. Blessé dans la dernière campagne.

108 e Régiment de Ligne

(Propositions du colonel de Rottembourg, et des chefs de bataillon

du régiment.)

GOUTTENOIRE (Jean-Marie), capitaine de grenadiers, — Né le a février 1777 à Bourges (Cher).

Volontaire de 179a; toutes les campagnes. Blessé le ao avril 1799 à Auberkerick et le i'j thermidor an VII à Zurich.

« S'est distingué à Austerlitz, Iéna, Eylau, Ratisbonne, Wagram. A Abensberg, il entra un des premiers dans le village de Pôrring, qui fut {pris par le bataillon dont il faisait partie; à Wagram, commandant un bataillon, il contribua beaucoup à la prise du village de Bugfluss, qui fut faite par deux bataillons du régiment. »

INFANTERIE DE LIGNE

PINON (Louis-Romain), sergent de grenadiers au i er bataillon. — Né le a mai 1778 au Verrier, près Épernay (Marne).

Au service depuis le 24 nivôse an VII ; toutes les campagnes. « A Wagram, il entra le premier dans le village de Bugfluss et fit plusieurs prisonniers. »

DUG1MONT (Dominique), sergent de grenadiers au a' bataillon. — Né le 17 février 1779 à Havinec, près Tournay (Jemmapes).

Au service du 16 fructidor an X; toutes les campagnes. « Le 21 avril 1809, à la prise du village de Pôrring, contourna rapidement le village, arrêta et fit prisonniers dix Autrichiens ; le soir du même jour, il fit prisonniers un lieutenant-colonel et huit soldats autrichiens. »

ROUAULT (Claude-Nicolas), sergent-major de voltigeurs au 3 e bataillon. — Né le 16 août 1776 à Montgeron (Seine-et-Oise).

Volontaire de 179a au 9' bataillon de Seine-et-Oise; toutes les campagnes. Rlessé à Hohenlinden, à Iéna, à Eylau, à Eckmûhl. « Ancien et brave militaire, d'une valeur éprouvée et d'une conduite vraiment exemplaire. »

Le chef du i" r bataillon présentait pour chevalier du i er bataillon : Doyen (Claude), caporal de grenadiers, #; né en 1775 à Fleurey-sur- Ouche (Côte-d'Or). « Soldat depuis 1793, réunissant à la bravoure, la conduite la plus exemplaire; a pris une pièce de canon le 14 nivôse an VIII à Sprimont; a fait vingt prisonniers russes à Austerlitz; a pris deux caissons et plusieurs soldats à Iéna. »

Le chef du a" bataillon présentait pour chevalier du 2 e bataillon : Boucher (François-Quentin), sergent de grenadiers; né en 1773 àCourbetaux (Marne); au service du a6 nivôse an IV; toutes les campagnes. Blessé au blocus de Luxembourg. « D'une valeur éprouvée. »

111 F Régiment de Ligne

(Propositions du général de division Friant, et du colonel Husson,

commandant le régiment.)

VIARIS (Gaétan), capitaine. — Né à Quiers (Pô). Cadet au service du roi de Sardaigne, en septembre 1794. Toutes les campagnes.

i5a l'ordre impérial des trois toisons d'or.

« Il est non seulement le plus brave de son régiment, mais peut-être de toute l'armée. » (Friant.)

SIMON, caporal au i" bataillon.

« N'a que sept années de services, mais sa valeur et son courage lui ont acquis le surnom de brave ; c'est un homme de tête, propre à enlever une troupe. A reçu plusieurs blessures. »

CARENO (Étibnne), sergent au 2 e bataillon. — Né le n septembre 1773 à Via di Bra (Pô).

Vingt années de services sans interruption. Preuves de courage à Austerlitz et Eckmûhl. A reçu plusieurs blessures.

LAURENT (François-Joseph), sergent de voltigeurs au 3 e bataillon. — Né le i5 août 1774 a Rocroy (Ardennes).

Au service depuis Tan X. Jouit d'une réputation méritée d'homme courageux. Blessé plusieurs fois.

112' Régiment de Ligne

(Propositions du colonel Penne, commandant le régiment.)

GUIRARD (Alexandre, dit DESJARDIN), lieutenant porteaigle. — Né le 1 5 octobre 1780 à Lisieux (Calvados).

Sert depuis l'an VI. Blessé à Mœrskirch, Tarvis et Raab.

SCHEPERS (Pierre), sergent au i« bataillon. — Né le ao, septembre 1786 à Bruxelles.

Sert depuis l'an XIII.

DAMMAN (Jacques), adjudant au a e bataillon. — Né le i3 novembre 1777 à Bruxelles.

Sert depuis l'an XII.

DESAGHERS (Guillaume;, sergent au 3 e bataillon. — Né le 14 juin 1784 à Bruxelles.

Sert depuis l'an XII.

INFANTERIE LEGERE

INFANTERIE LÉGÈRE

1 er Régiment Léger

(Propositions du chef de bataillon commandant le 4 e bataillon.)

de SAINT-PIERRE (Gerv aïs), capitaine. — Né le a3 novembre 1769 à Lorient.

Au service depuis le i5 août 1791.

Blessé de deux coups de feu et fait prisonnier à la bataille de Mœskirch, le i5 floréal an VIII ; blessé et fait prisonnnier le 5 avril 1806 en Galabre ; blessé le 18 mai 1809 à l'assaut du fort de Pradel.

DELANDINS (Jean), sergent au 4 e bataillon.

Au service depuis le a4 frimaire an VIL Toutes les campagnes ; « fait prisonnier le a5 mai 1809 au fort de Saint-Michel et désarmé par quatre Autrichiens, sauta sur l'un d'eux, le désarma, le tua et mit les trois autres en fuite ».

3 e Régiment Léger

(Propositions du général de division Pannelier, du colonel Lamarque commandant le régiment, et des trois chefs de bataillon.)

ITTY (Jean-Baptiste), capitaine adjudant-major, ifc. — Né le a5 juin 1769 à Gourbevoie (Seine).

Sert depuis 1778.

« Officier le plus distingué du régiment, tant par sa bravoure que par son courage »... « à Essling, resta ferme à son poste avec quelques braves, tint l'ennemi en échec et donna le temps aux officiers de rallier leur troupe et de la ramener au combat. »

RAGOT (Charles), sergent de voltigeurs au i" bataillon. — Né le 4 juillet 1774 à Saint-Jean, près Thouars (Deux -Sèvres). Sert depuis l'an IL Blessé à Wagram.

« Réunit à la bravoure qui le distingue, beaucoup de fermeté. . . »

RATEAU (Silvain). sergent au a« bataillon. — Né le I er novembre 1773 à Chambon Sainte-Croix (Creuse).

Sert depuis 1793.

i54 l'ordre impérial des trois toisons d'or.

« A montré une bravoure étonnante dans les diverses batailles de cette année... »

BONNTON (Pacifique), sergent au 3 e bataillon. — Né le 7 septembre 1784 au Havre.

Sert depuis l'an XII. Blessé en Suède en 1807 ; grièvement blessé à Wagram.

« Intrépide dans les combats et d'une conduite exemplaire. »

5* Régiment Léger

(Propositions du général de division Pannelier, du colonel Dubreton, commandant le régiment, et des chefs de bataillon.)

VERNINES (Joseph), capitaine de carabiniers, #. — Né à Collioures (Pyrénées-Orientales).

Au service depuis 179a. Capitaine le 16 brumaire an IV.

« Officier d'une valeur éprouvée; s'est distingué dans toutes les campagnes et particulièrement au siège de Saragosse où il est monté à l'assaut un des premiers, à la tête de sa compagnie. »

Grièvement blessé à Saragosse.

PAIN (Léonard), sergent de carabiniers au I er bataillon. — Né le I er août 1769 à Ligny-le-Châtel (Yonne). Volontaire de 1792.

Sous-officier du i3 nivôse an II.

« Conduite exemplaire et courage distingué dans les combats; n'a pas eu d'avancement n'étant pas lettré. »

MEUNIER (Claude), sergent au a e bataillon. — Né le I er août 1766 à Coponet, près Carouge (Léman). Sert depuis 1793.

« A toujours donné l'essor à ses camarades, dans les combats. »

6 e Régiment Léger

4 e bataillon : à la i rt demi-brigade légère (Proposition du colonel Dumareix, commandant le régiment.)

HUSSON (Raphaël), sergent de carabiniers au 1" bataillon,*. — Né le 22 janvier 1771 à Etrepilly (Seine-et-Marne).

INFANTERIE LÉGÈRE

Au service depuis le 18 mai 1793.

Blessé le 11 thermidor an VII, par les Chouans à Louvernay; blessé à Essling et à "Wagram (1).

(Proposition du chef de bataillon Rebourceau, commandant

le 4 e bataillon.)

RAMON (Claude), sergent-major au 4* bataillon. — Né le i ,r mars 17^5 à Paris.

Au service depuis le 5 septembre 179a.

Blessé le i3 juillet 1793, sur la flotte contre les Anglais; le 6 fructidor an V en Vendée ; le a8 vendémiaire an XIV à Ulm.

7 e Régiment Léger

(Propositions dn général de division Gudin, et des chefs de bataillon

du régiment.)

GHERLY (Michel), capitaine, *. — Né le i5 lévrier 1767 à La Roche, canton de Fribourg (Suisse).

Au service depuis le 3o décembre 1784. Toutes les campagnes.

« D'une bravoure à toute épreuve ; son sang-froid l'a fait distinguer de tous ses camarades, dans toutes les affaires où il s'est trouvé, particulièrement à Fleurus le 8 messidor an II et à Calissano le 7 floréal an VIII. »

Blessé le 5 nivôse an IX au passage du Mincio; blessé à Wagram.

BAUDOIN (Gaspard), sergent au i er bataillon.

Au service depuis le 3o novembre 1789 Toutes les campagnes.

« A donné des preuves de courage dans toutes les affaires; s'est particulièrement distingué à Iéna où il a fait un colonel prisonnier. »

Blessé à Iéna.

BERTRAND (Antoine), sergent au a* bataillon. — Né le 24 février 1781 à Ners, près Vézcnobres (Gard).

Sert depuis l'an X. Blessé à Wagram.

(1) Mort le 10 janvier 1810 de la blessure reçue à Wagram.

i56 l'ordre impérial des trois toisons d'or.

NAULIN ou NO LIN (Étiennb), sergent au 3« bataillon. — Né le I er novembre 1774 à Boitron, près Rosai.

Sert depuis 1793. Blessé d'un coup de feu à la bataille de Thann.

8 e Régiment Léger

(Propositions du colonel Saraire, commandant le régiment.)

GOGEL (Pierre), capitaine ;de carabiniers, — Né le 14 mars 1774 à Sapmesle (Orne).

Sert depuis le 4 juillet 1793. Toutes les campagnes.

BLOT (François-Jean), sergent-major de carabiniers au i* f bataillon. — Né le aa janvier 1770 à Magny-le-Grelay (Haute-Saône). Sert depuis l'an VII.

BAUDE (Ricard), carabinier au a e bataillon.

BAILLEUL (Germain), sergent de voltigeurs au 3* bataillon, Hfi. — Né le 3o avril 1775 à Montigny (Seine-Inférieure).

Sert depuis le I er germinal an II. Toutes les campagnes.

CRESSON (Joseph), voltigeur au 4 e bataillon.

ÎO Régiment Léger

(Propositions du général de division Grand jean, et du colonel Berthezène,

commandant le régiment.)

TAGHON (Pierre), capitaine de carabiniers, #. — Né le aa avril 1769, à Hagetmau (Landes).

Sous-lieutenant en 1791 ; six blessures reçues à la Crête des Bouquets, à Zurich, à Frauenfeld, à Eckmfihl.

LORDEU (Paschal), capitaine de voltigeurs. — Né le ia avril 1776 à Hastingues (Landes).

Quatre blessures reçues au passage de la Limmat, à Neubourg et à Eylau.

Ces deux officiers sont d'égal mérite ; le premier a plus de services et plus de blessures, mais il a été proposé pour chef de bataillon. (Colonel Berthezène.)

INFANTERIE LEGERE

OLIVIER (Ignace), sergent de carabiniers au i« r bataillon. — Né le I er janvier 1775 à Vevrière, près Poligny (Jura).

Sert depuis 1793; blessé de deux coups de feu à l'armée de Rhin-et-Moselle.

BOYER (Pierre), chasseur au 2' bataillon. — Né le 26 juillet 1767 à Séverac (Gironde).

Sert depuis 1802.

MAILLASSON (Jean), sergent de voltigeurs au 3 e bataillon. — Né le 20 octobre 1771 à Deglaise (Haute- Vienne). Sert depuis 1793.

Le capitaine Tachon avant été promu chef de bataillon, le colonel Berthezène proposa pour le remplacer : Decker (Sébastien), capitaine, #. — Né le 20 novembre 1 à Font-à-Mousson (Meurthe). Sert depuis 1792; blessé à Kehl, à Eylau, à Heilsberg et à Thann.

13 e Régiment Léger

(Propositions dn général de division Morand, et du colonel Guyardet,

commandant le régiment.)

BONNEVAL (Michel), lieutenant adjudant major, ifc. — Né le 16 décembre 1774 à Bobigny (Seine)

Au service depuis le 1" septembre 1792. Toutes les campagnes.

« A constamment donné des preuves de la plus grande intrépidité; à Iéna, fut l'un des premiers des vingt-cinq ou trente hommes du régiment qui prirent une batterie de six pièces de canon; à Eylau, étant en tirailleurs avec douze hommes, força une batterie ennemie qui faisait beaucoup de mal, à changer de position ; il lut un des premiers qui passèrent le pont de Landshut. »

Blessé au Permet (Vendée), à Iéna, à Eylau, à Landshut.

HANNEUX (Louis-Laurent), sergent au I er bataillon. — Né le 10 août 1771 à Saint-Firmîn (Oise).

Au service depuis le 16 septembre 1791. Toutes les campagnes. « A Iéna, fut un des premiers qui enlevèrent une batterie; il

tua deux canonnière sur leurs pièces. A Eylau, étant en tirailleurs avec quelques hommes, contraignit un escadron ennemi à se retirer. »

Blessé à Iéna, à Wagram.

JANNEAU (Pierre), sergent au a e bataillon. — Né le 22 janvier 1774 à Benon (Charente-Inférieure).

Au service du 21 août 1793. Toutes les campagnes.

« Blessé à Iéna, n'a quitté le champ de bataille qu'après la victoire; à Eylau, avec quinze hommes, s'est glissé dans un bois et en a chassé l'ennemi ; à Nittenau, le 25 avril 1809, au passage de la rivière, s'est maintenu de l'autre côté du pont avec un faible détachement, devant un ennemi supérieur en forces. »

Blessé au passage de l'Adige, le 12 nivôse an IX; à Iéna, à Nittenau.

CANTRELLE (Amable), sergent-major au 4 e bataillon. — Né le 22 janvier 1-73 à Haut-Maisnil près Auxi-le-Chàteau (Pas-de- Calais).

Au service depuis le 23 août 1792. Toutes les campagnes.

« S'est distingué à Iéna, à Eylau, dans plusieurs autres batailles, donnant toujours l'exemple du courage et de la bravoure. »

Blessé à Iéna. à Eylau, à Mariazell (17 mai 1809).

15 e Régiment Léger

(Propositions du général de division Priant, du colonel Noos, commandant le régiment, et des chefs de bataillon.)

de REYNIAC (Léonard Joseph), capitaine, — Né le 19 janvier 1776 à Liège.

Sert depuis 1792 sans interruption.

« Le i3 frimaire an VIII, accompagné seulement d'un sergent et de deux carabiniers, fit prisonniers dix Autrichiens à Tortone, prit un caisson chargé de munitions et força l'ennemi à abandonner deux positions avantageuses. » « D une valeur à toute épreuve: ses mœurs sont aussi recommandables que sa conduite militaire est digne d'éloges. » (Général Friant.)

A été blesse maintes fois : Maubeuge, Denzle, Bamberg.

INFANTERIE LÉGÈRE

BARBIER (Pierre- Antoine), caporal au i cr bataillon. — Né le

30 septembre 1779 à Saint-Germain (Jura).

Sert depuis sept ans.

« A donné des preuves d'une intrépidité rare à Austerlitz, Eylau, Eokmûhl, où il a été blessé. » (Général Friant.)

CAMUS, caporal au a* bataillon.

Au service depuis dix-huit ans. Toutes les campagnes.

« Toujours l'un des premiers et des derniers au feu; plusieurs fois blessé ; il jouit de la réputation du plus brave du u e bataillon. » (Général Friant.)

VARNIER (Pierre), sergent au 3 e bataillon. — Né le i3 mars 1774 & Grainville-sur-Ry (Seine-Inférieure).

Au service depuis dix-neuf ans.

« Plusieurs blessures reçues au champ de bataille, deux pièces de canon prises à l'ennemi, sont les droits du sergent Varnier à l'honneur d'être signalé comme le plus brave de son bataillon. » (Général Friant.)

Coup de sabre sur la tête à TalVaire de Rousselard ; coup de sabre à l'épaule au passage du Tagliamento ; coup de feu à la joue droite à Austerlitz.

17 e Régiment Léger

bataillon : à la 2' demi-brigade légère (Propositions du chef de bataillon commandant le 4 e bataillon.)

LAMY (Pierre-Marc), capitaine au 4 e bataillon, — Né le

31 mai 17H8 à Avignon (Vaucluse).

Sert depuis 1783. Quatre blessures.

« Entra le premier, en août 1793, à la tête de dix hommes dans le poste retranché des Barbets, près de Lantosca, et fit mettre bas les armes à l'ennemi. »

BOURDON (Michel), sergent au 4« bataillon, — Né le 10 octobre 1770 à Gondé-sur-Iton (Eure).

Sert depuis le 18 brumaire an II. Quatre blessures à Maastricht, Maubeugc, Castillon, Mondovi.

« A passé un des premiers le Roule à la nage et, à la tête de

i6o l'ordre impérial des trois toisons D*OR.

ses camarades, s'est emparé d'une redoute. A pris deux pièces de canon à l'affaire de Castillon. quoique blessé. Est monté un des premiers aux redoutes de M ontenotte et s'est emparé de la troupe qui les occupait. »

18» Régiment Léger

(Propositions du général de division Claparède, et des chefs de bataillon

du régiment.)

GAUTHIER (Jean), sous-lieutenant. — Né le a8 octobre 1773 à Lux (Saône-et-Loire).

Sert depuis 1793. Coup de feu au bras gauche, le a5 fructidor an IV, en Italie.

« Le a5 mai 1809, à Goespich, contribua à la prise de deux pièces de canon et tua de sa main un canonnier sur les pièces. »

PERRIER (Pierre), sergent au v r bataillon. — Né le 8 décembre 1777 à Pont-de-Beauvoisin (Mont-Blanc).

Sert depuis l'an VII. A reçu un coup de sabre sur la tête le 10 germinal an VII et un coup de feu à l'épaule droite le 4 messidor.

DENAUD (François), sergent de voltigeurs au a e bataillon. — Né le a5 mars 1763 à Tours (Indre-et-Loire).

Vingt-quatre ans effectifs de services; blessé au siège de Voiza (Espagne), au pont d'Arcole en l'an IV, au passage de la Piave en

BARSUT (Alexis), voltigeur au 3 e bataillon.

« Ancien militaire extrêmement distingué par sa bravoure; dix-sept ans de services : a reçu des blessures et n'a d'autre désir que de mourir sous les drapeaux. »

21 e Régiment Léger

4 - bataillon : à la 2' demi-brigade légère (Proposition du chef de bataillon Payrard, commandant le 4 e bataillon.)

JOUANIQUE (André), sergent-major au 4« bataillon, — Né à Saint-Julien-Lagente, canton d'Kvaux (Creuse), le u3 novembre 177G.

INFANTERIE LÉOF.RE. l6l

Au service depuis le i3 octobre 1791. Toutes les campagnes.

Blessé le 29 novembre i"\)'5 à Kaiserslautern ; le 39 ventôse an VII, d'un coup de lance à Sammouth (Égypte); le 3 mai 1809, à Ebersberg.

23' Régiment Léger

(Propositions du colonel Delcambre, commandant le régiment, et des

chefs de bataillon.)

JOUBERT (Auguste), capitaine, ifc. — Né le 20 septembre 1777 à Briancon (Hautes- Alpes).

« Réunit toutes les qualités nécessaires. »

VIDAL, caporal de carabiniers au i cr bataillon.

JALABERT (Etienne), sergent de carabiniers au 2' bataillon. — Né en i;»5 à Cette.

Sert depuis le 21 prairial an XII.

CAVOIS ou G A VOIT ET (Claude), sergent de voltigeurs au 3 e bataillon. — Né le 9 octobre 1772 à Châteauneuf (Cher). Sert depuis l'an V.

Le chef de bataillon baron Zaeplfel, commandant le 3* bataillon, proposait pour commandeur : Goulot (Alexandre), lieutenant adjudantmajor au 3 e bataillon; né le 8 avril 1774 a Pontarlier (Doubs). Volontaire de 1792 : « digne par sa bravoure, son zèle, son attachement à S. M. l'Empereur. »

24' Régiment Léger

(Propositions du général de division Carra Saint-Cyr, du colonel baron Pourailly. commandant le régiment, et des chefs de bataillon.)

PONS (Étienne-Auoi stin-François), capitaine adjudantmajor. H?. — Né le a3 décembre 177Ç à Millas (Pyrénées-Orientales.)

Sert depuis 1792.

« On l'a vu plusieurs Ibis se précipiter le premier au travers «les rangs ennemis, entre autres à Montebello, où il arriva le premier dans les retranchements autrichiens; son nom fut consigné avecéloges sur le rapport olliciel de cette bataille. »

16a l'ordre impérial des trois toisons d'or.

Blessé le i3 octobre 1793 à la retraite des lignes de Wissembourg; de quatre coups de sabre et deux coups de baïonnette à Austerlitz; d'un coup de feu à la tête à Lomitten sur la Passarge, le 5 juin 1807 ; d'un coup de feu à la cuisse droite à Heilsberg, le 10 juin 1807; d'un coup de feu au bras gauche à Essling.

BONN EAU (Jean-François), sergent au 1" bataillon. — Né en 1769 à Saint-Firmin-sur- Loire (Loiret).

Sert depuis 1793.

Blessé le a5 décembre an IX au passage du Mincio ; à Eylau ; à Ems, le 5 mai 1809, en remontant des bateaux pour la construction du pont.

« Bravoure à toute épreuve. >»

GILBERT ou GIBERT (Bernard), carabinier au a* bataillon. — Né le i3 septembre 1776 à Milhac, près Monûanquin (Lot-et- Garonne).

Sert depuis l'an VIII.

Blessé à Austerlitz, à Eylau, à Wagram.

LANNES (Pascal-Alexis), sergent au 3 e bataillon. — Né le 29 décembre 1783 à Oloron (Basses-Pyrénées).

Sert depuis l'an XIII.

Blessé à Austerlitz, à Heilsberg, à Essling.

25 r Régiment Léger

4* bataillon : à la j M demi-brigade légère

(Proposition du chef de bataillon Dumareix, commandant

la demi-brigade.)

PROFIL (Nicolas), sergent au 4 e bataillon.

Sert depuis l'an VII.

Trois blessures à Friedland, Essling, Wagram.

26* Régiment Léger

(Propositions «les chefs de bataillon du régiment.)

FRANÇOIS (Antoine), capitaine. — Né le a5 août 1777 à Saint-Mihiel (Meuse).

Coup de feu au bras et au côté gauche à Friedland.

INFANTERIE LEGERE

Hi3

OZANNE (Claude), sergent au bataillon. — Né le 3 mai 1771 à Grouy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne).

Sert depuis 1793. Blessé de quatre coups de baïonnette et d'un coup de feu à Zurich ; coup de feu à Ebersberg.

GUÉRY (Jean), carabinier au 2* bataillon. — Né le 27 août 1774 à Brion (Vienne).

Sert depuis 17^3.

Blessé à Maulsieu et à Fossano .

LATAPIE (Dominique), adjudant sous-officier au 3 e bataillon. — Né le 10 mai 177 1 à Bayonne.

Sert depuis l'an VII.

27 e Régiment Léger

4* bataillon : à la 3" demi-brigade légère (Propositions du chef de bataillon Legros, commandant le 4 e bataillon.)

MORIANI (Pierre), sergent-major au 4 e bataillon. Au service depuis le 12 mai 1788. Toutes les campagnes. Trois blessures à différentes affaires.

« Mérite l'estime de ses chefs et s'est comporté d'une manière distinguée sur le champ de bataille. »

FOU RI AU (Louis), sergent au 4* bataillon. — Né le 5 mars 1770 à Haute-Rive (Haute-Garonne).

Au service depuis le 28 mars 1793. Toutes les campagnes sans interruption.

Blessé le 28 décembre an IX, le 4 octobre 1806, le 22 mai 1809. « S'est toujours comporté d'une mauière distinguée. »

MOUGÉ (Robert), caporal de carabiniers au 4 e bataillon. Au service depuis le 5 fructidor an II. Toutes les campagnes. Deux blessures.

« Sang-froid et bravoure. A rangé ses carabiniers devant l'ennemi. »

28* Régiment Léger

4* bataillon : à la a e demi-brigade légère

(Proposition du chef de bataillon commandant le 4 e bataillon.)

LANDRAUD (Jean-Louis), capitaine de carabiniers, ifc. — Né le 29 juin 1767 à Angoulême.

Entré au service le 17 octobre 1791, au a e bataillon de la Charente.

Campagnes de 1791, 179a et des ans II, 111,1V, V, VI, VII, VIII en Amérique, des ans XII, XIII, XIV et de 1806, 1807, 1809 en Europe.

Blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche à Friedland.

Bataillon des Tirailleurs Corses

(Proposition du chef de bataillon Morandini, commandant le bataillon.)

MORETTI (Ambroise), sergent des carabiniers.

Blessé d'un coup de feu à la jambe gauche à Ebersberg.

« Ce sous-ofticier s'est fort bien distingué aux batailles d'Austerlitz et d'Eylau et à l'assaut de Lubeck. Au combat d 'Ebersberg, il a été le premier à passer le pont de la Traven et le premier à s'emparer de deux pièces d'artillerie prises sur l'ennemi à ce combat. »

Bataillon des Tirailleurs du Pô

(Propositions du chef de bataillon Mano, commandant le bataillon.)

DELPONTE (Pierre), capitaine. — Né en 1777 à Turin. Blessé à Austerlitz, Heilsberg, Ebersberg.

CORBALETTI (Dominique), sergent. — Né en 1778 à Vivrone (Sesia).

« A franchi le pont de Passau le premier de toute l'armée. Il a été remarqué pour action par M. le maréchal Masséna. »

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