LIEUTENANTS-COLONELS
PASQTTIER (Alexandre-François-Théodore), lieutenantcolonel du génie, ijfc. — Né le 2 juillet 1766 à Nogent-1' Artaud (Aisne).
Campagnes de 1794 à 1798 à l'armée d'Italie; de 1799, 1800 à 180 1 à l'armée du Rhin; de 1806, 1807, 1808 en Prusse et en Pologne ; de 1809, à la Grande Armée, en Allemagne.
A reçu ur coup de feu au cou, le 3 février an II, à l'armée du Nord.
La nuit du 12 au i3 vendémiaire an VIII, chargé d'un passage du Rhin, de Frankenthal sur Sandhoften, avec 120 hommes, lit prisonniers a3 hulans et leur capitaine.
(Pasquier au Grand Chancelier ; Passau, 27 décembre 1809.)
SAUSET (Louis-Antoine), lieutenant-colonel au 1" de ligne, ifr. — Né le 5 avril 1773 à Arsilliers (Marne).
Dix-sept campagnes aux armées des Ardennes, du Nord, de Sambre-et-Meuse, du Rhin, aux camps de l'Océan et à la Grande Armée.
« Le i" mars 1793, à Aldenowen, près de Juliers. reçut trois coups de sabre sur la tête, deux coups de feu aux jambes et un coup de pointe au col; le 2* jour complémentaire, an VII, en avant de Mannheim, blessé d'un coup de feu à la jambe; le 8 février 1807, à Eylau, un boulet le contusionna au bras gauche. »
SOPRANSI (Louis), aide de camp du vice-connétable, ifc. — Né le 21 décembre 1784 à Milan (Italie).
Au service depuis l'an VIII ; fait sous-lieutenant sur le champ de bataille, au 12 e hussards, le 25 prairial an VIII; « à Austerlitz, il a fait prisonnier le général Wimpfen, aide de camp de l'empereur Alexandre ; à la bataille d'LTclès, à la tète du i' r régiment de dragons, il se précipita au milieu d'une colonne ennemie, fit près de (i.ooo prisonniers et apporta sept drapeaux au maréchal duc de Bellune ».
(Extrait du XXVI e Bulletin de l'armée d'Espagne.)
ARMANDI (Pierre), chef d'escadron de l'artillerie italienne.
AVRANGE DU KERMONT (d*) (François-Eugène), chef d'escadrons au 2 e chasseurs à cheval, ifif. — Né le 3o juin 178', à Versailles (Seine-et-Oise).
Coup de feu à l'épaule gauche, le 4 février 1807, à Bergfried; coup de boulet au côté droit et au bras, le 14 juin 1807, devant Kœnigsberg; contusion à la tête, le 14 juin 1809, à Raab; coup de teu à la main gauche, à Saragosse.
BALLYAT (Prosper), chef de bataillon au 92 e de ligne, — Né le 18 février 176a à Lyon (Rhône).
Sert depuis 1781. Reprit deux lois le village de Sainte-Lucie devant Vérone, le 6 germinal an VII, et fut nommé chef de bataillon en raison de sa belle conduite. Se distingua particulièrement à Wagram.
Coup de feu au bras droit le 6 germinal an VII ; coup de feu au bras gauche le i3 brumaire an VIII; coup de feu au bas- ventre à Wagram.
(Proposition du général Broussier.)
BAUDIN (Nicolas), chef de bataillon au io3« de ligne, ifc. — Né le 3 novembre 1769 à Laheyourt (Meuse).
« Campagnes depuis 1792. Le a5 nivôse an V, à Rivoli, monta une pièce de canon sur le plateau. »
Blessé le 8 floréal an VII, à Cassano, et le 19 avril 1809, à Ratisbonne.
(Propositions du général Grandjean et du général Dupas; Wolkeredorf, i5 octobre 1809.)
BEAURAIN de MOIMONT (Alexandre-Marie), chef de bataillon au 9 e de ligne, — Né le 7 février 1767 à Canny (Oise).
« Campagnes depuis 1792. Le 18 mars 1793, à Necrwinde, a sauvé deux pièces de 1 a et est entré, à la tête de sa compagnie, dans un village occupé par l'ennemi. »
Blessé à Friedland.
(Proposition du colonel Vautré, commandant le 9* de ligne; Gratz, octobre 1809.)
BEUGNAT (François), chef d'escadrons au 5 e chasseurs à cheval, — Né le 18 mars 176K à Asfcld (Ardennes).
Sert depuis 1785. « Cinq blessures : trois coups de sabre aux deux bras à Oxembrun, sur le Rhin; un coup de lance à la cuisse à Austerlitz; un coup de feu à Medellin. »
CHEFS DK BATAILLON KT CHEFS DESCADRONS.
BLETTERIE (Alire), chef de bataillon au 8» léger, — Né le 29 juillet 177a à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
Sert depuis 1789. Deux éclats d'obus à l'épaule à Kaiserslautern; coup de feu devant Mayence, le 18 Ûoréal an III, en prenant une redoute d'assaut avec sa compagnie de carabiniers. Cité dans le 16 e Bulletin de l'Armée d'Espagne.
(Proposition du général Tharreau.)
BLOT (Louis-Joseph), chef d'escadrons au a6 e chasseurs à cheval, — Né le 5 janvier 179a à Étreux (Aisne).
Campagnes depuis 179a. Blessé le a e jour complémentaire an IV d'un coup de feu au bras et d'un coup de sabre à la main, devant Kehl ; le a4 brumaire an XIV, d'un coup de lance à la hanche droite, devant Brûnn.
Entra un des premiers dans l'infanterie russe à Austerlitz.
(Colonel Digeon, du 26"* chasseurs à cheval.)
BOCHATON (Jean-Marie), aide de camp du général de division Dupas, ifc. — Né le 3 décembre 1771 à Évian (Léman).
Campagnes de 1793 et des ans II, III, IV et VIIÏ, des années XII, XIII et XIV aux grenadiers Oudinot; de 1806 et 1807 à la Grande Armée; de 1808 en Danemark et de 1809 à l'armée d'Allemagne.
Blessé dans une reconnaissance dans la vallée d'Aran en 1794 ; d'un coup de feu à l'épaule droite à la bataille de la Fluvia, le 26 prairial an III ; a eu son cheval tué d'un boulet et reçut une forte contusion à Friedland ; a eu deux chevaux tués et a été blessé d'un coup de feu à Wagram.
(Proposition du général Dupas; i5 octobre 1809.)
BROUSSIER (Nicolas), premier aide de camp du général Broussier, — Né le a mars 1774 à Ville-sur-Saulx (Meuse).
Cet officier a fait toutes les campagnes de la guerre de la Révolution et s'est distingué dans toutes les a M aires où il s'est trouvé ; ila reçu deux blessures dans denx batailles différentes et a fait plusieurs actions d'éclat.
Intrépide et capable de tout faire et de tout entreprendre.
(Général de division Broussier.)
BHUNOT de ROUVRE (Antoine-François), #. — Né le 9 novembre 1774 a Paris.
« Campagnes depuis 179a ; blessé, le aa mars 1793, d'un éclat d'obus au bas-ventre ; envoyé le 10 mai 1809, dans les faubourgs de Vienne par le général Oudinot, s'informer pourquoi les parlementaires ne revenaient pas, a été assailli par la populace et a perdu deux doigts enlevés d'un coup de sabre ; grièvement blessé, le 5 juillet 1809, à Enzersdorf, par un obus qui lui ouvrit le crâne. »
Cet officier, grièvement blessé, a déployé une activité et un courage rares.
(Général Tharreau ; camp de Cagran, I er octobre 1809.)
BRUYERES (Charlbs-Simon-Paul), chef de bataillon au 9 e léger. — Né le 16 septembre 1774 à Sedan (Ardennes).
Un coup de feu à la tête, le 16 prairial an VIII, devant Plaisance (Italie); deux coups de feu à Ulm, le 19 vendémiaire an XIV; un biscaien à Friedland; un coup de feu le ai juillet 1809, à la bataille de Talavera.
(Proposition du duc de Bellune.)
CABANNE ou CABANES (Antoine), major du 8 e chasseurs à cheval, O. — Né le 6 novembre 1767 à Montpellier.
Sert depuis 1786. Dix-huit campagnes. Un coup de feu, le 17 juillet 1793, devant Perpignan; un coup de feu à la tête, le 6 septembre 1806, dans le royaume de Naples ; un coup de sabre, le 8 mai 1809, au passage de la Piave ; un coup de feu, le 1 4 juin 1809, à la bataille de Raab.
... Je supplie Votre Excellence de vouloir bien remarquer les états <ie service de M. le major Cabanne, un «les militaires les plus braves <!<■ l'armée, et de lui accorder ses bontés afin qu'il obtienne cette grande récompense...
(Colonel Curto au Grand Chancelier; Brescia, 10 novembre 1810.)
CASABIANCA (Pierre-François), aide de camp du maréchal Masséna, O. — Né le 21 avril 1784 à Vescovato (département du Golo).
... Cet officier, qui a reçu quatre blessures, se trouve dans le cas du décret de Sa Majesté qui a créé l'Ordre des Trois Toisons d'Or. Je prie Votre Excellence de faire valoir ses services pour son admission dans cet Ordre, avec l'intérêt qu'Elle est dans l'habitude d'accorder aux braves qui, comme M. Casabianca, réunissent à d'honorables services une activité et des connaissances militaires qui en promettent de nouveau.
(Masséna au Grand Chancelier; Paris, 17 avril 1810.)
Monsieur le Comte, j'ai appris avec une bien vive satisfaction que Sa Majesté avait honoré votre dévouement à sa Personne en vous nommant Grand Chancelier de l'Ordre des Trois Toisons d'Or. En vous adressant mes sincères félicitations, permettez-moi d'entretenir Votre Excellence du major Casabianca, mon aide de camp qui en est porteur. J'ai remis à M. le comte de Lacépède, au commencement de 1810, un état de ses services, en lui détaillant les droits que M. Casabianca, alors chef de bataillon, présentait pour son admission dans l'Ordre des Trois Toisons d'Or. Je lui disais que cet officier supérieur avait fait toutes les campagnes de la Grande Armée, que blessé d'abord dans la campagne de Prusse, il l'avait été deux fois à la bataille d'Essling et une fois à la bataille de Wagram à la tête des tirailleurs corses qu'il a commandés pendant la dernière guerre en Allemagne. Et après avoir ainsi parlé de ses services et de ses blessures, j'ajoutais qu'il est ditlîcile de trouver un officier plus méritant par sa bravoure, son instruction et ses qualités personnelles. Les témoignages que je donnais alors, Monsieur le Comte, se sont encore fortifiés par les services que M. Casabianca a rendus dans la guerre du Portugal, soit pendant les sièges de Ciudad-Kodrigo et Almeyda, soit dans deux missions importantes dont il a été successivement chargé auprès de Sa Majesté. J'ai l'honneur de réclamer tout votre intérêt en laveur de ce brave, et de vous prier de faire valoir la première demande que j'ai faite pour lui, lorsque vous serez dans le cas de faire des propositions à Sa Majesté pour l'Ordre des Trois Toisons. Je serais vivement flatté de lui voir obtenir cette décoration, et que votre bienveillance eût contribué à l'accomplissement de mon vœu.
(Maréchal Masséna au Grand Chancelier ; Torrès Novas, 19 janvier 1811.)
CHALIER (Pierre), aide de camp, — Né le I er août 1773 à Brecey (Manche).
Blessé d'un coup de feu à la tète au combat de Sallartène (Vendée); d'un coup de sabre à Machecoul (Vendée); a eu la poitrine traversée d'un coup de baïonnette au siège de Danzig, le 10 mai 1807; un coup de feu le 27 juillet 1806, à Talavera.
(Proposition du général Ruflîn.)
CHARRON, chef de bataillon à l'état-major de Macdonald. « Très instruit, très zélé, a reçu plusieurs blessures graves. »
(Proposition du duc de Tarente; Eckenberg, 7 octobre 1809.)
GHATELARD (Louis), chef de bataillon au 6 e de ligne, *. — Né le 7 octobre 1771 à Paris.
« Campagnes depuis 1791. Le 9 juillet 1796, à l'affaire de la Montagne-Noire, à la tète de deux compagnies de grenadiers du 106 e régiment, il força la position de l'ennemi et prit une pièce de canon; à l'afTaire d'Albissesden, en Suisse, en l'an VII, à la tête d'un demi-bataillon du 106 e , il enleva à l'ennemi la position qu'il venait de conquérir et le repoussa dans Zurich en le forçant (1 abandonner ses pièces.
« Blessé d'un coup de feu à la jambe droite devant Mayence,
le 2 novembre 1794; d'un coup de feu à la jambe droite à l'afTaire
de la Montagne-Noire, le 9 juillet 179/4- »
(Propositions du général Broussier et du colonel Vautré, du 9 e de ligne ; Gratz, octobre 1809.)
CHAUFARD (Michel), chef de bataillon au i8« de ligne, — Né le 20 juin 1774 à Juvigny-sous-Andaine (Orne).
Soldat de Tan IL Blessé à Austerlitz, à Iéna, à Eylau.
CHAZALON (Louis-François), chef de bataillon au 35 e de ligne, îfe. — Né le 9 juin 1766 au Puy (Haute- Loire).
Campagnes depuis 1792. Blessé d'un coup [de feu devant Alexandrie, le 22 ventôse an IX, en sauvant une pièce d'artillerie près de tomber aux mains des Anglais ; à Austerlitz, commandant son bataillon, comme capitaine, il enleva deux pièces de canon aux Russes.
(Proposition du général Séras.)
CONTANT (Théodore), major du 3 e dragons, — Né le •j(> mai 17G8 à Rouen (Seine-Inférieure).
Coup de sabre au genou gauche près Mayence, le 18 juillet 1793; coup de feu à la cuisse droite et coup de biscaïen à l'épaule à Laval, le 21 octobre 1793; coup de feu à la jambe droite à Krems, le 20 brumaire an XIV; coup de feu à la poitrine à Hofl", le l> octobre 1807 ; coup de feu dans les reins à Eylau.
GURELY (Jean -Nicolas), chef d'escadrons au 20 e chasseurs à cheval, — Né le 26 mai 1774 à Avillers (Meuse).
Sert depuis 1793. Coup de boulet à la jambe gauche, le 14 décembre 1800, à Salzbourg; coup de feu, le 9 juin 1807, à Guttstadt ; coup de lance, en 1807, en Pologne; coup de sabre, le 9 juin 1809, à Karako ; coup de feu, le 6 juillet 1809, à Wagram. Près Pôltsk, a chargé avec trois escadrons sur douze pièces de canon défendues par deux bataillons qu'il fit prisonniers.
Officier sans peur et sans reproche. Homme d'honneur.
(Général Colbert; Malatzka, 3 octobre 1809.)
DATAS (Jean-Baptiste), premier aide de camp du général La Tour-Maubourg, ifif. — Né le aï mars 1775 à Tournay (Hautes- Pyrénées).
Cinq blessures : coup de sabre et balle au combat de Peyrestortes; deux coups de sabre, dont un à la tête, au combat de Gagliano; un coup de sabre reçu dans la Haute-Égypte.
(Proposition du général La Tour-Maubourg.)
DELESSE (Joseph-Sébastien), chef d'escadron d'état-major. Né le 19 février 177 1 à Saint-Avold (Moselle).
Sert depuis 1792. Toutes les campagnes sauf celle d'Espagne, et deux blessures.
Au combat en avant d'Altenkirchen, a enlevé sous la mitraille et sauvé des mains de l'ennemi le général de division Marceau, dangereusement blessé. Était aide de camp du général Oudinot à Austerlitz et à Wagram.
Blessé à la bataille de Kaiserslautern, le 2 novembre 1793, et au combat d'Amstetten, le 14 brumaire an XIV.
(Proposition du général Tharreau; camp de Cagran, le 1" octobre 1809.)
DESALONS (Léonabd), chef de bataillon aux chasseurs à pied de la Garde, ijfc. — Né le 21 janvier 1772 à Gastillon (Gironde).
« Au service depuis 1793. Blessé d'un coup de feu à la jambe droite à la prise de Noirmoutiers, le 12 janvier 1794; d'un coup de feu au bras droit devant Pampelune, les 4 et 5 frimaire an III; d'un coup de feu à la tête à Sacile (Italie), le 16 avril 1809; d'un
coup de feu à la jambe gauche au passage de la Piave, le 8 mai 1809; d'un coup de feu à la cuisse droite à Wagram, le 6 juillet
« A Wagram, à la tête de son bataillon, il enleva un drapeau à l'ennemi. »
DRUOT (Jean), chef de bataillon au 54* de ligne, O. #. — Né le 19 septembre 1769 à Charnay (Doubs).
« Campagnes depuis 1792. Blessures : coup de feu à Laval, le 9 fructidor an VIII ; coup de feu au passage de la Ghiusella, le 6 prairial an VIII ; coup de mitraille à la tête à Marengo; coup de feu à la poitrine au passage du Mincio, le 4 nivôse an IX; coup de feu à la cuisse droite à Ulm ; coup de mitraille à Friedland. »
Cet officier, d'un courage rare, n'a jamais voulu se retirer des affaires où il a été blessé, qu'elles n'aient été terminées. C'est surtout à Marengo qu'il a manifesté plus particulièrement sa résolution, en continuant à faire des prodiges, quoique grièvement blessé...
(Proposition du duc de Bcllune.)
DUMAS (Jean), chef d'escadrons au 3 e chasseurs à cheval, O. ifif. — Né le 27 octobre 1772 à Pouillon (Landes).
Campagnes de 1794 et 1795 aux Pyrénées occidentales ; de 1796, 1797, à l'armée d'Italie; de 1798 à 1801, en Égypte; de 1804, sur les côtes de l'Océan ; de i8o5, 1806, 1807, à la Grande Armée, en Allemagne, Prusse, Pologne ; de 1808, en Espagne; de 1809, en Allemagne.
« Le 7 février 1807, avec 5o chevau- légers bavarois, il a forcé et pris un pont sur la Wartha, en Silésie, défendu par i5o hussards prussiens; le 3 mars 1807, avec un peloton, il prit deux canons aux Prussiens devant Glatz et fit i5o prisonniers.
« S'est trouvé aux batailles des Pyramides, de Damanhour, Aboukir, Ulm, Austerlitz, Friedland.
« Blessé à Aboukir, à Austerlitz, à Iéna. »
(1) Le général de brigade, baron Dupin, par lettre du i3 janvier 1857, adressée à l'empereur Napoléon III, réclamait un duplicata du brevet de commandeur de l'Ordre des Trois Toisons d'Or, portant rente de 4-coo fr., qui lui avait été conféré en 1809. « Si le grand âge auquel je suis parvenu, écrivait-il, onze blessures et quarante-quatre campagnes ne peuvent militer
de FÉRAUDY (Antoine -Daniel), chef de bataillon du génie, — Né le i3 juillet ijjH à Rouen (Seine-Inférieure).
Campagnes des ans VI et VII à l'armée du Rhin ; siège de Philipsbourg ; est entré deux fois dans Mannheim ; de l'an X à l'an XIII à l'armée d'Italie ; i8o5 et 1806 à la Grande Armée ; 1807, 1808, 1809, à l'armée d'Espagne. Le 19 juin 1809, au siège de Girone, à la tête d'une compagnie de grenadiers du régiment de Berg, arriva le premier sur la brèche de la redoute Saint-Narcisse d'où les Espagnols furent chassés ; il fut blessé d'un biscaïen à la cuisse ; le 8 juillet, n'étant pas encore guéri de sa blessure, il monta à l'assaut du fort Mont-Jouich à la tête d'une compagnie de sapeurs et eut le pied traversé par une balle.
Trois blessures ; est monté deux fois le premier à l'assaut.
A toujours servi avec un zèle et un dévouement digues d'être récompensés.
(Général comte Dejean.)
FAURÉ ou FORÉ (Jean-Louis), chef d'escadrons au 4 e dragons, iflf. — Né le i4 août 1767, à Transloy (Pas-de-Calais).
Sert depuis 1788. A reçu un sabre d'honneur pour avoir chargé
en ma faveur, j'espère, Sire, que, pour avoir sauvé la vie de l'Empereur dans la cour du palais de Schoenbrûnn, en arrêtant le bras fanatique d'un écolier de l'Université d'Iéna (Stabs), qui allait le frapper, j'ai quelque droit à votre estime... »
Nous n'avons pas cru devoir inscrire le nom du chef de bataillon Dupin dans la liste que nous publions, car il n'existe dans les archives de la Grande Chancellerie aucune trace de proposition ou de demande laite en sa faveur, en 1809.
Le relevé de ses services montre que le chef de bataillon Dupin (Jean- Baptiste), né le 19 décembre 1779, à Lecloure (Gers), pouvait, en 1809, invoquer, en outre de l'arrestation de Stabs, les titres ci-après :
O. Campagnes depuis 179a. Hlessé d'un coup de feu à la c uisse droite, le 3o nivôse an III, devant Perpignan ; d'un éclat d'obus à la cuisse gauche à la bataille de Peyrestortes; au siège du château de Milan, en l'an IV, ayant été enseveli sous les décombres d'un magasin à poudre que lit sauter l'ennemi, meurtrissures à la tête et sur le corps ; un coup de feu au bras gauche, le a5 vendémiaire an VIII, au passage du pont d'HeideJberg ; une balle au cou en nivôse an IX, au passage du Mincio.
Nommé capitaine sur le champ de bataille en 1793, à l'armée d'Espagne, poux avoir soutenu un combat de o4 heures sans désemparer avec une seule pièce de canon contre une batterie de douze pièces, démontant à l'ennemi un obusier, deux pièçes de canon et mettant le feu à un caisson.
En l'an VIII, à l'armée du Rhin, près de Nouslock, à la tête de trois compagnies de grenadiers, se porta en avant contre 5 .000 ennemis, ne s'arrêta que sur l'ordre du général Ney lui-même et soutint la retraite, maintenant l'ennemi de quatre heures du matin à onze heures du soir.
seul, à l'affaire de Fribourg, en l'an IV, 3o fantassins qui furent ramenés prisonniers.
Quatre blessures : une balle à Kerviller ; un coup de sabre à Fribourg ; deux coups de sabre à Heilsberg.
GHENESER (Jean- Antoine), chef de bataillon au i6« léger, O. ifc. — Né le ia septembre 1766 à Riga (Russie). Sert depuis 1787.
Blessures : coup de feu au brus gauche le 13 prairial an IV, devant lngolstadt; coup de feu à la rotule droite en l'an VI, devant Bonn; éclat d'obus au pied droit, le 18 thermidor an VII, à l'attaque du fort de Seravalle (Italie); un biscaïen au pied droit le 26 décembre 1806, à Golymin; coup de feu à la main gauche le 3 décembre 1808, à la prise de Madrid; coup de feu au bras gauche, le 38 juillet 1809, à Talavera.
(Proposition du duc de Bellune.)
GOUGEON (Jean), chef de bataillon au 9a' de ligne. — Né le 28 septembre 1773 à Metz (Moselle).
Sert depuis 1791. Deux fois prisonnier de guerre. Coup de feu au bras droit, à Wagram.
bitrépide et capable de tout faire et de tout entreprendre.
(Général Broussier.)
GOVEAN (Georges-Antoine- Augustin), chef de bataillon au 84 e de ligne, ifc. — Né le 37 août 1775 à Racconniggi (département de la Stura).
Soldat de l'an II. Coup de feu à la tête le 10 messidor an VII, dans une sortie de la garnison de la citadelle d'Alexandrie; coup de feu à la cuisse droite le 11 avril 1809; coup de feu à la jambe droite à Wagram.
Intrépide et capable de tout faire et de tout entreprendre.
(Proposition du général Broussier.)
GRÉGOIRE (François-René), chef de bataillon au 45* de ligne, ifc. — Né le 37 mars 1771 à Magny-le-Désert (Orne).
Sert depuis 1592. Dix-sept campagnes, cinq blessures, une action d'éclat.
Très brave et très zélé.
(Général Tharreau ; camp de Cagran, I er octobre 1809.)
GROIZARD (Louis-Armand-Ambroisb), chef de bataillon au 39 e de ligne, ife. — Né le 2 septembre 1776 à Paris.
Campagnes : de 179a, 1793, ans II et III à l'armée de Rhin et Moselle ; de l'an IV, à l'intérieur ; de l'an V, embarqué pour l'expédition d'Irlande; de l'an VII à l'an XIV, à l'armée d'Italie; de 1806 et 1807, à l'armée de Naples; de 1809, à l'armée d'Italie et à la Grande Armée.
« Fait prisonnier de guerre à Lauflen, le ao brumaire an VIII, en se dévouant pour assurer la retraite de la troupe qu'il commandait; blessé d'un coup de biscaïen à la hanche droite, à Wagram. »
GUIGARD (Louis), chef de bataillon au 18 e de ligne, O. ifc.
— Né le 6 janvier 1774 a Lhuys (Ain).
Campagnes depuis 179a. A reçu un sabre d'honneur le 17 ventôse an VII.
« Le 26 nivôse an V, prit d'assaut, à la tête de sa compagnie, la chapelle Saint-Marc, où l'ennemi était retranché. Le 17 nivôse an VII, monta à la tête des carabiniers à l'assaut de Jafla et s'empara de la brèche. Le 29 ventôse an VIII, à la tête des carabiniers, enleva la redoute Mathris (Héliopolis). Soutint, au siège du Caire, trois assauts dans la redoute du Santon. A la bataille des Pyramides, il commandait le bataillon de grenadiers qui coupa la retraite aux mamelucks, à la sortie du village d'Kmbabé, lorsqu'ils furent précipités dans le Nil. Blessé à l'épaule gauche, le aG nivôse an V ; d'un coup de pistolet à Jafla ; d'un coup de feu au combat de San-Lorio, en Calabre, le 9 août 1806; d'un coup de feu au combat de La Serre, en Calabre, le 14 septembre 1807 ; d'un coup de boulet à l'épaule, à Essling. »
HUSSENET (Louis), chef de bataillon au 39' de ligne, O.
— Né le 17 septembre 1762 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et- Moselle).
Campagnes depuis 179a. S'est trouvé à toutes les affaires que le corps a eues depuis cette époque. Le 8 brumaire an XIV, monta à l'assaut de la redoute de Caldiero, à la tête de son bataillon.
Blessé d'un biscaîen à la joue droite à Wagram.
Cet officier supérieur est chef de bataillon [ depuis ;dix-sept ans; sa conduite a été des plus distinguées par sa bravoure.
(Colonel Billard.)
JACQUEMET (Michel), chef de bataillon au 67» de ligne, — Né le 21 septembre 1771 à Collonge (Léman).
Sert depuis 179a. Coup de feu à la jambe gauche, le a5 juin 1793; coup de biscaîen à l'épaule gauche et balle au coude gauche, le i" germinal an VII.
(Proposition du général Molitor.)
JOUAN (Casimir), chef de bataillon au 96 e de ligne, ijfc. — Né le 4 mars 1767 à Saint-Christophe (Manche).
(Proposition du colonel Aular<1.)
LANGLADE (Jean), chef de bataillon au 45 e de ligne, ifiî. — Né le 7 septembre 1769 au Ferrai (Lot).
Sert depuis 1792. Blessé d'un coup de sabre au flanc gauche devant Ulm, le 28 prairial an VIII ; d'une balle à la cuisse gauche le 14 mai 1809, à la prise d'Alcantara ; de deux coups de feu ayant fracassé la mâchoire, le 28 mai 1809, à la bataille de Talavera de la Reyna.
LANIER (Louis-Quentin), major du 9 e de ligne, O. ifc. — Né le 23 février 1768 à Dammartin (Seine-et-Marne).
Sert depuis 1792. Cinq coups de feu reçus en différentes affaires.
Est extrêmement méritant sous tous les rapports.
(Proposition du colonel Vautré; Brescia, 4 juin 181 1.)
LANUSSE (Jean-Paul), chef de bataillon au 24 e léger (à la suite du quartier général), ifc. — Né le 6 octobre 1773 à Orthez (Basses-Pyrénées).
Sert depuis 1791. Blessé d'un coup de pique à la figure à Saint- Domingue (1791); de deux coups de feu à la cuisse droite à Guttstadt. en 1807, et à Linarès, le 16 juin 1808.
LECUREL (Alexandre-Étienne-René), chef de bataillon au
36» de ligne, O ijfc Né le 1 4 septembre 1769 à Besançon (Doubs).
Sert depuis 179a. Blessé au siège de la citadelle d'Alexandrie.
(Proposition du colonel Aulard.)
LEGROS (Charles-André), chef de bataillon au 27 e léger. O. — Né le 7 décembre 1769 à Darney (Vosges). Vingt et une campagnes, une blessure.
Officier zélé, actif et brave, tenant bien son bataillon.
(Général Tharreau ; camp de Cagran, le I er octobre 1809.)
MARBOT (de) (Jean-Baptiste-Antoine-Marcelin), chef d'escadrons, aide de camp de Masséna, — Né le 18 août 1782 à la Rivière, paroisse d'Altilhac (Corrèze).
Sert depuis 1799; a montré beaucoup de bravoure, de zèle et d'intelligence pendant le blocus de Gênes.
Campagnes des ans VIII, IX et X à l'armée de la Gironde; de l'an XII au camp de Bayonne; de l'an XIII au camp de Brest; en l'an XIV et en 1806, aide du camp du maréchal Augereau ; en 1807 et 1808, aide de camp du maréchal Lannes; en 1809, aide de camp du maréchal Masséna.
Blessures : forte contusion à la tête par l'effet d'un boulet de canon qui a traversé son chapeau ; coup de feu dans le col et un coup de baïonnette au travers du bras gauche à Eylau ; un coup de sabre sur la figure dans les montagnes de Soria en portant à S. M. les dépêches du maréchal Lannes et les défendant seul contre cinq carabiniers royaux, le 1" décembre 1808 ; un coup de feu au travers du corps à Saragosse, le 8 février 1809; un coup de biscaîen dans la cuisse droite à Essling, le 22 mai 1809; un coup de feu dans le poignet gauche à Znaïm, le 12 juin 1809.
(État des services.)
Le chef d'escadron Marbot, mon aide de camp, a reçu six blessures et se trouve ainsi dans le cas de désirer son admission dans l'Ordre des Trois Toisons. J'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence une note de ses services, en la priant de la mettre sous les yeux de S. M. lorsque vous serez autorisé à lui présenter des' propositions pour cet Ordre. M. Marbot est un officier aussi distingué par son activité et son zèle que par sa bravoure et il est digne des bontés de Sa Majesté.
(Maréchal Masséna.)
MARCHAL (Jean-Nicolas), chef de bataillon, aide de camp du général Molitor, — Né le a septembre 1770 à Dommartin (Meurthe).
Sert depuis 179a. Coup de feu à la jambe gauche le 29 décembre 1793 au déblocus de Landau; coup de feu à la main gauche le 1 1 vendémiaire an III à Juliers.
MAUGERY (Claude), chef d'escadrons au 9 e cuirassiers, Hf. — Né le 11 décembre 17684 Vassy (Haute-Marne).
Sert depuis 1793.
Blessé d'un coup de feu à la tête et d'un coup de sabre au bras à Iéna ; d'un coup de feu à la tête à Guttstadt. A reçu deux blessures à l'attaque du pont de Ried, défendu par un escadron de hulans et beaucoup d'infanterie. Suivi de quelques chasseurs, il passa le premier sous le feu de l'infanterie et soutint tout l'effort de l'escadron ennemi. Cette affaire s'est passée sous les yeux du maréchal Oudinot.
L'un des officiers les plus braves et les plus instruits de l'armée.
(Colonel Paultre ; Paris, i5 juillet 18 10.)
MEYLIER (Jean), chef de bataillon au 95 e de ligne. — Né le a8 août 1763 à Sauveterre (Gironde).
Au siège de Toulon, à la tête de cent hommes, enleva une redoute et prit plusieurs canons (1). Reçut du général Dugommier nn sabre d'honneur, en l'an II, aux Pyrénées-Orientales. Enleva deux pièces de canon devant Malte.
Blessures : coup de feu au bras droit à Essling; coup de feu au pied gauche à Wagram.
(1) « ... Meylier, placé avec cent hommes sous les palissades de la redoute, conçut le projet d'aller reconnaître lui-même l'ennemi... Parvenu à portée de pistolet de la redoute et s'npercevant de quelque mouvement chez l'ennemi, il veut s'en assurer de plus près, passe à la nage avec quatre camarades un ruisseau dont les eaux, extrêmement grossies par les pluies, rendaient ce passage on ne peut plus dangereux et, gravissant à la hauteur de la redoute, la voit évacuée, s'y élance à l'intérieur, tue un Espagnol, fait de sa main deux prisonniers, saute dans une embrasure et, levant son chapeau, crie à son bataillon : « A moi, le Bec-d'Ambès î la redoute est à la République. »
«Le camp n'attribuantces cris qu'à quelque feinte de l'ennemi, ce ne fut que vers les cinq heures du matin que Meylier et ses quatre camarades reçurent du renfort. »
(Extrait du registre du conseil d'administration du 6' bataillon du Bec-d'Ambès.)
MONNIER (Joseph-Toussaint), chef de bataillon au 4 e léger, 0. ifc. — Né le novembre 1770 à Remnzal (Drôme).
Blessé à la jambe, le 1" nivôse an VII, dans une expédition contre les Arabes. Coup de feu à la tête et au cou, le 3o ventôse an IX, à Alexandrie (Égypte).
MONTGARDE (de) (Marie-Mathurin-Henry), aide de camp du maréchal Berthier depuis 1807. — Né le 9 janvier 1772 à Versailles (Seine-et-Oise).
Coup de sabre à la tête, coup de baïonnette dans le bras et coup de feu à la jambe, en Espagne ; coup de feu et coup de sabre à Eckmûhl; coup de feu ayant traversé le corps, à Wagram. Fit prisonnier, à Halle, le général Treskow. A Wagram, avec un bataillon, attaqua et prit le village du centre.
MORANDINI (Antoine-François), chef de bataillon aux tirailleurs corses, — Né le 6 décembre 1766 à Moi ta (Corse).
« Forte contusion et un coup de baïonnette au bras droit à Austerlitz; deux coups de feu à Eylau; un coup de feu au haut de la poitrine, à Heilsberg ; coup de feu à la jambe droite, à Ebcrsberg, le 3 mai 1809. »
Quinze campagnes; plusieurs blessures; avantageusement connu.
(Général Tharreau.)
O'NAGHTEN (Patrice-Richard), chef d'escadrons au 7 e chasseurs à cheval, O. *.
Homme de guerre couvert de blessures.
(Général de division Colberl: Malatzka, 3 octobre 1809.)
PAITRU (Théodore-Antoine), chef de bataillon au 29 P de ligne, — Né le 24 ni «i 1774 a M eaux (Seine-et-Marne).
Sert depuis 1792. Coup de feu à la jambe gauche, sur la Roër, le i* p mars 1793; coup de feu au pied droit, à Gènes, le 12 prairial an VIII.
(Proposition du général Séras.)
PATUREL(François-Étiknne), chef de bataillon au i5 e léger,*. — Né le 28 mai ijbT» à Allevard (Isère).
« Le 27 thermidor an VII, à la tête de sa compagnie de grena-
diers, il monta à l'assaut d'une redoute ennemie et s'y maintint opiniâtrement jusqu'au moment où, accablé par le nombre, il fut fait prisonnier. »
Blessé d'un éclat d'obus à Marengo et de deux coups de feu à Essling.
Seize campagnes, trois blessures, une action d'éclat.
Officier d'un dévouement et d'une conduite exemplaires; il s'est fait distinguer, le 6 juillet au soir, à Wagram, par sa contenance et la manière dont il a repoussé l'ennemi en se portant avec son drapeau en avant de son bataillon.
(Général de division Tharreau; camp de Cagran, I er octobre 1809.)
PICARD (Jacques-François), chef de bataillon à l'état-major d'Oudinot, $£. — Né le 10 juillet 1776 à Saint- Valéry (Somme).
« Campagnes depuis 1793. Blessé d'un coup de feu à la jambe droite au siège de Kehl, en 1797 ; d'un coup de lance au côté droit à Alexandrie, le 2 mai 1799; d'un coup de baïonnette à la main gauche à Mondovi, le 4 août 1799 ; d'un coup de sabre à la tête à Novi, le i5 août 1799; d'un coup de feu à la tête à Essling, le 22 mai 1809. »
RAIXDRE (Jean-Baptiste- Victor), chef d'escadron d'artillerie à pied, ifc. — Né le 14 décembre 1779 à La Chapelle (Haut-Rhin).
« Au service depuis 1791; dix-huit campagnes; s'est trouvé aux sièges d'Ypres, de Grave et de Saragosse.
« Blessé d'un coup de feu à la cuisse dans l'Ile de Bommel (Hollande), en nivôse an II; d'un coup de féu à la poitrine à Hohenlinden, le 12 frimaire an IX ; d'un coup de feu au genou à la prise du faubourg de Saragosse, le 18 février 1809; contusions à l'épaule à Enzersdorf, le 5 juillet 1809, et au pied, le 6 juillet 1809, à Wagram. »
... J'aurais pu joindre à mes services un chapitre; mais il est des choses qu'on ne peut dire soi-même sur une demande, mais ce chapitre a été traité par S. E. le maréchal Xey lorsqu'il demanda pour moi le grade de capitaine et la Légion d'honneur...
(Raindrc au général Dupas, commandant la 2 e division du 2« corps ; Léopoldau, 3o septembre 1809.)
CHEFS DE BATAILLON ET CHEFS D'ESCADRONS. 8l
REISSER (Étienne), chef de bataillon de l'artillerie à pied, Né le ii octobre 1770 à Soucht (Moselle).
« Campagnes de 1792 et 1793 aux armées du Centre et du Nord; de 1794 à 1797, à l'armée de Sambre-et-Meuse ; de 1798 à 1809, à 1 armée d'Italie.
« A assit • en 179a aux batailles de la Lune, de Jemmapes, de Julliers, de Tirlemont; en 1793, à Fleurus, à la prise de Coblentz. Blessé d'une balle au passage du Rhin, à Neuwied, en 1794. Était au blocus de Mayence en 1795 et au deuxième passage du Rhin à Neuwied. Blessé d'un éclat d'obus à Altenkirchen. Etait à Legnago, Marengo, Novi, au passage du Mincio, à Caldiero, à Sacile, au passage de la Piave, à Saint-Michel, près Léoben, à Raab, à Wagram. »
REVEL (Antoine), chef de bataillon au 96 e de ligne, — Né le 21 juillet 1784 à Toulon (Var).
« Un coup de feu à la jambe gauche le 22 février 1807, en montant à l'assaut, en Calabre ; un coup de sabre sur la tête le 16 avril 1809, à Sacile ; une balle dans le corps à Wagram. »
(Proposition du duc de Bellune.)
REY (Romain), chef de bataillon au 18' de ligne, O. — Né le 12 novembre 1777 à Grenoble (Isère).
« Campagnes depuis 1792. Blessé d'un coup de feu au travers de la cuisse droite à Lauterbourg, le 12 septembre 1793 ; d'une balle au travers du cou à Renchen, le 10 messidor an IV ; d'un coup de feu à la poitrine à Austerlitz ; de deux coups de feu au bras droit et à la hanche droite à HofT ; d'un coup de feu à la cuisse gauche à Essling ; a eu le bras droit fracassé par deux balles à Hollabrûnn, le 9 juillet 1809. »
... Malgré les instances du général de division et les miennes, il n'a pas quitté le champ de bataille d' Austerlitz après sa blessure. Je l ai vu constamment à la tête de l'infanterie légère donnant l'exemple de l'intrépidité la plus soutenue. 11 a passé devant moi, le premier, sur le pont de Telnitz, au milieu du feu le plus vil... Je l'ai aperçu s'élancer sur le commandant des troupes russes, lutter avec lui corps à corps et malgré sa faiblesse occasionnée par sa blessure, parvenir à le désarmer à la vue des deux troupes... Quoique blessé et désarmé, il a chargé l'ennemi à la tète des carabiniers du 26^ d'infanterie légère...
fi
l'ordre impérial des trois toisons d'ok.
... A Hoff, malgré ses deux blessures, il est resté sur le champ de bataille et vors le soir, son bataillon pressé par l'ennemi Taisant un mouvement rétrograde, il en prit l'aigle et la portant en avant ranima les troupes...
... A Essling, blessé à la cuisse, il continua à commander son bataillon jusqu'à ce que l'armée eût repassé dans l'île Napoléon.
... A Hollabrûnn, il s'empara de ce lieu défendu par un nombre d'ennemis infiniment supérieur, à la tète de son seul bataillon et de trois compagnies badoises ; il eut à cette affaire le bras droit fracassé par deux balles...
(Général Legrand, commandant la 3 e division du 4 e corps.)
RINGUFXET (Claude), chef de bataillon au if> e léger, — Né le 22 novembre 1770 à Gourtesout (Haute-Saône). Sert depuis 1792.
Coup de (en au liane gauche le 12 frimaire an IX, à Burgebrach.
Dix-neuf campagnes, quatre blessures ; brave et tenant bien son bataillon.
(Proposé par le général Tharreau ; camp de Cagran, I er octobre 1809.)
ROHAULT DE FLEURY (Hubert), chef de bataillon du
génie, O. — Né le 2 avril 1779 à Paris.
... J'ai été constamment aux armées, j'ai fait quatre sièges, j'ai eu plusieurs chevaux tués sous moi et la défense de Barcelone m'a valu le grade de chef de bataillon...
(Rohault de Fleury au Grand Chancelier; Paris, 25 juillet 1810.)
A été blessé de deux coups de feu sur le haut de la brèche à la tête de la colonne d'assaut du fort du Mont-Jouich, le 8 juillet 1809.
(Général de division du génie Sanson.)
ROUSSELOT (Louis), chef de bataillon au 9 e de ligne, — Né le i5 juin 1763 à Craincourt (Meurthe).
Soldat depuis 1781.
Blessures : Coup de feu au pied droit, le 2 avril 1792, à Mons; six coups de sabre, le 21 thermidor an IV, devant Frieberg; coups de feu au bras droit et à la jambe gauche, au siège de Saint- Jean d'Acre ; coup de baïonnette, le 25 brumaire an XIV, à Hollabrûnn.
A monté quatre lois à l'assaut et toujours des premiers à Saint- Jean d'Acre.
Uiçjitized by
CHEFS DE BATAILLON lîT CHEKS DESCADRONS.
A soutenu devant Frieberg, avec 5o hommes, le feu de l'ennemi, pris ses positions, et sauvé le ii' dragons et le général Ney qui commandait l'avant-garde.
M. le commandant Rousselot est un officier extrêmement distingué, c'est le brave des braves, il Test comme l'épée de Sa Majesté ; il est l'honneur du Corps. Depuis trente ans qu'il sert sous les mômes drapeaux, il n'a pas perdu un coup de fusil, il s'est trouvé à toutes les affaires du régiment, et dans toutes il s'est fait remarquer par une intrépidité rare. Il a plusieurs actions véritablement d'éclat et qui se sont passées sous les yeux de tout le Corps. A la bataille de Frieberg, il y reçut six coups de sabre parce qu'il ne voulut point se rendre prisonnier. Au siège de Saint-Jean d'Acre où il fut blessé, il se distingua de la manière la plus brillante. A la bataille d'Hollabrunn contre les Russes dans la campagne de l'an XIV, il en tua plus de vingt de sa main, il étonna les grenadiers de sa compagnie qui (irent ce jour-là des prodiges de valeur. 11 jouit, en un mot, d'une telle réputation de bravoure dans le Corps que, s'il n'eut pas été chef de bataillon, je n'aurais pu en proposer un autre pour être commandeur des Trois Toisons d'Or. A la bataille de Sacile, dans la retraite, à la tête de sa compagnie de grenadiers, il empêcha par sa contenance et son énergie que 2.000 hommes fussent pris. Outre les blessures portées dans ses états de services d'autre part, il en a reçu plusieurs autres légères. Ce sera exciter l'émulation des braves du régiment et une justice à rendre, que de le faire chevalier des Trois Toisons d'Or.
(Proposition du colonel Vautré; Brescia, 16 janvier 181 1.)
STOKOWSKI (Ignace- Ferdinand), chef d'escadrons aux chevau-légers de la Garde impériale, îfc.
A reçu huit blessures; a fait les campagnes d'Italie, de Pologne, d'Espagne et d'Autriche.
(Comte Krasinski, colonel des chevau-légers. de la Garde; Léopoldorf, io septembre 1809.)
SU AUX (Louis -Théodore), chef de bataillon au 94* de ligne, — Né le 17 décembre 1362 à Binarville (Marne).
« A fait partie de l'expédition d'Irlande en l'an V; naufragé au passage du Raz, il fut sauvé le lendemain en pleine mer par le lougre le Renard; blessé : en l'an VIII à Fûssen (Souabe); à la prise de Lûbeck, en novembre 1806; à Essling, en 1809. »
Toutes les campagnes. Quatre blessures. Très brave, très zélé.
(Général de division Tharreau ; camp de Cagran, I er octobre 1809.)
SUSBIELLE (François), chef de bataillon au 29* de ligne,
— Né le 4 octobre 1779 à Saint-Pierre de la Martinique.
« Campagnes de 179a et 1793 à la Martinique. Fait prisonnier par les Anglais en 1793; rentré en France en 1795. Toutes les campagnes depuis 1796. Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, à la prise de la Martinique, en 1793; d'un coup de feu au bras gauche à la bataille des Pyramides; d'un coup de feu à l avant-bras gauche à l'assaut de Saint-Jean d'Acre, en pénétrant dans la ville; d'un coup de feu au bras droit, à Wagram. »
TISSOT (Jean-Marie), cbef de bataillon au 92* de ligne, — Né le 5 avril 177a à Allemogne (Léman).
Sert depuis 1791. Prisonnier de guerre des Turcs, de l'an VII à l'an X. Plusieurs blessures reçues à Preveza.
(Proposition du général Broussier.)
VEYSSIÉRE (François), chef de bataillon au 53 e de ligne, #.
— Né le a3 octobre 177a à Beaulieu (Corrèze).
Sert depuis 179a. « A l'affaire de Romano, le 6 prairial an VIII, contribua particulièrement au passage du pont sous le feu de l'ennemi et. à la tête de sa compagnie, se précipita au milieu des ennemis qui, dès lors, cédèrent le champ de bataille. C'est en ce moment qu'il fut blessé d'un coup de feu au pied gauche. »
VIGO dit ROUSS1LLON (François), chef de bataillon au 8 e de ligne, ifiî. — Né le a8 octobre 1774 à Montpellier (Hérault).
« Quatre blessures : un coup de feu à la jambe droite le ia juin 1793; un coup de feu à la cuisse droite et un coup de sabre au genou droit, le a8 fructidor an IV, à Saint-Georges, devant Mantoue ; un coup de feu à la jambe le 28 juillet 1809, à la bataille de Talavera.
« Campagnes depuis 1792. A Aboukir, Vigo-Roussillon entra le premier dans la maison du pacha qui fut fait prisonnier. A Talavera, à la tête du 8 e régiment de ligne, il passa sur le ventre du 83 e régiment d'infanterie anglais, prit en flanc la garde royale et la mit en déroute au moment où elle tentait de s'emparer de l'artillerie de la 2 e division du i cr corps. »
gle
CAPITAINES
CAPITAINES
BOUTAREL (Antoine), capitaine -adjudant du palais de Monza, ifc. — Né le i' r mars 1779 à Pontgibaud (Puy-de-Dôme).
Au service depuis i7«i4 î 9 campagnes ; 4 blessures : éclat d'obus à Saint-Georges devant Mantoue; coup de lance à Salahieh; coup de lanceàBelbeis, en tuant un chef arabe ; coup de sabre àMarengo.
Titulaire d'une carabine d'honneur, le 3 thermidor an VIII.
A Gradisca, en l'an V, au passage de l'Isonzo, se jeta le premier dans le fleuve. A Aboukir, il faisait partie des vingt-cinq guides commandés par Hercule et monta à l'assaut des redoutes avec le 18 e de ligne. A Marengo. il fit prisonnier un colonel autrichien.
BRECHTEL (Henri-Ignace), capitaine au 3' régiment d'artillerie à cheval, *. — Né le 1" février 1784 à Rûllzheim (Bas-Rhin).
Sert depuis l'an XII. Blessé à Lubeck, Heilsberg et Ocaiia, où il eut la jambe droite emportée par un boulet. A Lubeck, avec douze canonniers, a enlevé deux pièces à l'ennemi et les a dirigées avec succès contre lui.
GARMANTRAN, capitaine adjudant -major (artillerie italienne).
CARPENTRAS (Jean-Baptiste), ex-capitaine au 100' de ligne, ife. — Né le 3 octobre 17.56 à Seyssins (Isère).
« Entra au service en novembre 1774. au régiment de Picardie; a5 campagnes; retraité en décembre 1806.
« Blessé le 25 frimaire an V d'un coup de feu à la jambe, au siège de Kehl; d'une balle à l'épaule à Frauenfels, le 6 prairial an VII; d'un coup de feu à l'épaule le 20 brumaire an XIV, au combat de Diernstein. »
CHOLLET (Jean-Baptiste-Pierre), capitaine d'état-major. — Né le 10 janvier 1773 à Damvillers (Meuse).
Toutes les campagnes jusqu'à l'an VIII, et depuis quatre autres. Officier très brave et très dévoué.
(Général Tharreau ; camp de Cajrran, I er octobre 1809.)
CLÉMENT (Guillaume), capitaine au 8« chasseurs à cheval, ife. — Né le 14 mai 1772 à Arme ville (Haute-Marne). Sert depuis 179a; 18 campagnes.
Blessures : coup de feu et coup de sabre à la jambe, le 7 floréal an II, près Cambrai; coup de sabre, près de Tournai, le 21 prairial an VII ; coup de sabre, le 8 mai 1809, au passage de la Piave; coup de feu, le 6 juillet 1809, à Wagram.
(Proposition du colonel Curto; B rescia. 39 décembre 1810.)
COMOLLI (Étienne), capitaine commandant le dépôt des tirailleurs du Pô, — Né le a4 novembre 1769 à Valence (Marengo).
Coup de baïonnette à la poitrine, coup de sabre à la main gauche, et coups de pierre à la tcte, à l'affaire de Roccagrimaldi; coup de baïonnette au flanc droit et à la main droite, coups de crosse à la tête, à Eylau, où il entra avec dix hommes, le 7 février
DENNY (Georges), capitaine au i4 e dragons, — Né le 18 avril 1770 à Altorf (Bas-Rhin).
Sert depuis 1787. Trois blessures : coup de feu à la bataille d'Arlon, en l'an II ; coup de baïonnette en Egypte ; coup de lance à Heilsberg.
DER1VAUX (Charles-Basilf), capitaine au 4 e régiment d'artillerie à pied. — Né le I er avril 1778 à Senones (Vosges). Sert depuis 1764.
DEROCQUIGNY (Vals-Mollin-François), capitaine au 8«de ligne, îfc. — Né le 17 mars 1700 a Bruyères (Ain). Au service depuis 1781 ; 17 campagnes.
« Blessé d'un éclat d'obus au pied droit à Fleuras; d'un biscaïen au ventre au combat de Lûbeck en 1806; d'un coup de feu à l'épaule le a5 janvier 1807 au combat de Morhungen. »
DU M ESN IL (François), capitaine au i4 c dragons, ifc. — Né le 17 novembre 176a à Dupry (Vosges).
Sert depuis 17*4. Cinq blessures : coup de feu à Wissembourg
gitized by Googl
CAPITAINES
le a nivôse an II ; 3 coups de baïonnette au pont de Lecco en Italie, le 6 floréal an VII ; coup de feu à Iéna.
(Proposition du duc de Relluue.)
EPAILLY (Alexis), capitaine au 94 e de ligne. — Né le a3 décembre 1^63 à Lacbaux du Dombief (Jura).
Trois blessures : coup de feu à Quiberon le 28 messidor an 111 ; coup de baïonnette en Bretagne; forte contusion à Talavera.
EULA(Étiennk-Joseph), capitaine au m' de ligne, — Né le u6 juillet 1776 à Mondovi (Stura).
Trois blessures à Austerlitz et Iéna.
(Proposition du duc de Bellune.)
EVERARD (Louis), capitaine au a* léger, — Né le 24 avril 1771 au Bourget (département du Mont-Blanc).
« Campagnes depuis 1793. Le aa frimaire an V, sous les ordres du général Murât, il passa le premier le pont d'Aufour, et, à la tête d'un détachement d'éclaireurs, fit prisonniers une partie des défenseurs. »
Blessé en 1793 d'un coup de feu au genou gauche à la prise du camp de Péreslot en Espagne; en l'an II, d'un coup de feu au pied droit à la prise de Figuières ; le 4 nivôse an V, coup de feu à la jambe gauche au passage du Mincio ; au bras droit à Friedland, coup de feu à l'épaule droite, le ai août 1808, à Vimeira, en Portugal.
FORNEROL (Jean), capitaine au ia* léger, (). ifc. — Né le 3o janvier 1774 a Arcenant (Côte-d'Or).
« Campagnes depuis 1792.
« Le i5 germinal an VII reçut un coup de feu à la cuisse droite à Tauflers, en Tyrol; le 27 thermidor, un coup de sabre à la tête au pont de Schind'hingen (Suisse); le 10 juin 1807, à Heilsberg, fut blessé d'un coup de mitraille à la hanche gauche et au genou droit, et d'un éclat d'obus à la poitrine. »
GIMONT (Claude-Paul), capitaine aux tirailleurs du Pô, — Né le a8 janvier 1778 à Versailles (Seine-et-Oise). Blessé à Ebersberg, le 3 mai 1809.
(Proposition du général Tharreau.)
GOBRON (Nicolas), capitaine à l'état-major de la i re division du a" corps, — Né le a5 août 1774 a Mouzon (Ardennes).
« Seize campagnes et deux blessures. S'est trouvé aux batailles d'Ulm, Austerlitz, léna, Eylau, Friedland, Essling, Wagram. »
Un coup de feu au bras gauche, le aa germinal an VIII, près de Savone; un coup de feu au poignet droit, à Essling, le aa mai 1809.
GRANJOUD (Claude- Vincent), capitaine au 8 e chasseurs à cheval, ifc. — Né le i5 novembre 1771 à Vienne (Isère).
Coup de sabre sur la tête à Bengen en 1793; coup de feu à la poitrine et coup de baïonnette à Laval (Vendée), le i5 messidor an II ; coup de feu dans le côté droit à Ressikeim, le la messidor an IV; coup de sabre au bras droit, au passage de la Piave, le 8 mai 1809; coup de sabre à la cuisse gauche à Wagram.
(Proposition du colonel Curto, commandant le 8 e chasseurs à cheval ; Brescia, 9 décembre 1810.)
HERMAND (Joseph-Silvestre), capitaine au 96 e de ligne.
Sert depuis 179a. Quatre blessures : chute d'un arbre coupé par un boulet, à Kaiserslautern (1793); biscaïen à l'épaule droite, à Marengo; biscaïen au bras gauche, à Ulm; coup de feu au travers du corps, le 28 juillet 1809, à Talavera.
JACQUEM1NOT, capitaine à l'état-major d'Oudinot. A reçu plus de trois blessures en plusieurs affaires et a eu la jambe traversée.
(Proposition du duc de Reggio; Vicence, i5 octobre 1809.)
JOBERT (Nicolas), capitaine au 6' dragons, puis aide de camp du général Valence en 1810, O. ifc. — Né le 3o janvier 1763 à Essigny (Marne).
« Campagnes depuis 1792. Le 5 juillet 1793, tua un général prussien sur le pont de Bouvines, après un combat corps à corps.
CAPITAINES. 89
Le 9 septembre suivant, blessé à la main gauche devant Lille ; le v) du même mois, devant Menin, entra le troisième dans une redoute, emmena deux pièces de canon et un obusier, et tua de sa main un colonel hollandais ; le 9 messidor an II, au siège d'Oudenarde, blessé d'un éclat d'obus à la jambe droite. Nommé souslieutenant sur le champ de bataille, le 10 messidor an IV, par le général Moreau pour avoir enlevé, en avant du fort de Kehl, une pièce de canon et l'avoir retournée contre l' ennemi; le 17 messidor an IV, près Rastadt, il répara le pont sous le feu des batteries ennemies. Nommé, le aa novembre 1806, capitaine par l'Empereur pour avoir, le 37 octobre 1806, près Prentzlow, pris de vive force un étendard aux troupes de la Garde du roi de Prusse.
Blessé à la main droite, le i5 fructidor an IV, devant Ingolstadt; blessé d'un coup de mitraille à Marengo.
JTTttY (Guillaume), capitaine au 9 e dragons. — Né le I er décembre 1767 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
« Huit blessures. Coup de sabre au siège de Lyon en 1793 ; coup de feu devant Vérone le 10 germinal an VII et six coups de lance à Camionne (Pologne) en 1806.
« A donné des preuves de bravoure distinguée le 5 nivôse an V au passage de l'Adige ; le 10 germinal an VII, avec trois de ses camarades, il chargea un peloton ennemi, blessa plusieurs hommes et fit les autres prisonniers ainsi que leur chef, les forçant d'abandonner deux pièces de canon, deux obusiers qui étaient déjà en leur pouvoir; le ao novembre 1806 il fut fait prisonnier ayant été laissé pour mort sur le champ de bataille.
LABOURDON N A YE (de) (Arthur -Charles-Esprit), capitaine, officier d'ordonnance de l'Empereur, ifc. — Né le ag janvier 1785 à Paris.
Sert depuis i8o5; blessé d'une balle à travers le corps le 7 mai 1807 dans le royaume de Naples; d'un coup de feu à l'épaule le ia août 1807 à San Antonio ; d'un coup de boulet à la cuisse à Essling.
A eu, en outre, deux chevaux tués sous lui pendant la campagne de Cu labre.
go l'ordre impérial des trois toisons d'or.
LARRAY (Jacqi es-Baptîste-Amand), capitaine au a« dragons, O. — Né le 24 mars 1764 à Oudalle (Seine-Inférieure).
« Quatre blessures. Deux coups de sabre à Lublengen, coup de mitraille à Eylau, resté sur le champ de bataille d'Heilsberg, mutilé sur toutes les parties du corps.
« Reçut un sabre d'honneur le 28 fructidor an X et fut fait officier de la Légion d'honneur à la création de l'Ordre.
« Campagnes depuis 1792.
« A Lublengen, le 4 floréal an VII, à la tête de 4° dragons, il arrêta plusieurs escadrons ennemis, culbuta la téte de colonne, et entouré de plusieurs hussards ennemis, il se fit jour après avoir reçu deux coups de sabre.
« Près Rastadt, le 3 prairial an VII, il combattit seul contre trois dragons ennemis, en tua un et ût les deux autres prisonniers. »
MASSAB1AU-DUPLAN (Xavier-Pierre DUPLAN dit), capitaine-adjoint d'état-major (2 e corps), ifif. — Né le 3 juin 1763 à Aulas (Gard).
Sert depuis 1781. Blessé au siège du Quesnoy d'un éclat de bombe au genou droit, et à Raab. Capitaine depuis quinze ans, s'est beaucoup fait remarquer par sa bravoure et son intelligence.
(Proposition du général Séras.)
MATH1KU (Hubert), capitaine au i« r régiment d'artillerie à cheval. — Né le 9 novembre 1767 à Vielverge (Côte-d'Or). Sert depuis 1787.
(Proposition du général Broussier.)
MEYNIKR (Théodore). — Né le 14 août 1774 à Sellières (Jura).
« Campagnes depuis 1792. Deux blessures. S'est acquis par plusieurs belles actions le titre de bon officier. Le 6 janvier 1807, à Wollin, il conduisit trois charges, prit deux canons qu'il chargea et pointa. »
(Proposition du général Grandjean; Iedelsée. 11 octobre 1809.)
MORET (Amand), capitaine du génie, *. — Né le 28 février 17S0 à Versailles (Seine-et-Oise).
Sert depuis 1798. Blessé deux fois au siège du Caire, et à Ta lavera.
CAPITAINES
PEU Kl N (Jean-Loi; 19), capitaine au 9» léger. — Né le ai mai 1775 à Saint-Maurice (Meuse).
Sert depuis 1793. Trois blessures : coup de feu à la tête devant Maubeuge, en 1793; coup de feu au-dessus de l'œil gauche à Messenheim. le 17 frimaire an IV; coup de feu au bras droit, à Mansfeld, le i5 février 1807.
PERRIOLAT (Maurice), capitaine au 8* chasseurs à cheval, 4Rf. — Né le 7 janvier 1770 à Montrigaud (Drome).
Dix-huit campagnes. Blessé d'un coup de feu à Wissembourg, en 1793; d'un coup de feu à Mingen, le i« r germinal an VII; d'un coup de sabre au bras droit et d'un coup de feu à Wagram.
(Proposition du colonel Curto; Brescia, 9 décembre 1810.)
PORTERAT (Dbnis-Clément). dit PORTERAI, capitaine au 4 e dragons. — Né le 3o novembre 1775 à Rauchot (Jursi).
« Six blessures : trois coups de sabre et trois coups de feu reçus en différentes affaires, dont un coup de feu à la bataille d'Heilsberg. »
(Proposition du duc de Bellunc.)
RAQUET (Fkançois), capitaine aux dragons de la Garde impériale, O. — Né le 3o août 177a à Bonnay (Somme).
Sert depuis l'an II. « Plusieurs blessures. A reçu un sabre d'honneur et la croix d'oflicier pour s'être distingué en plusieurs occasions. »
(Proposition du général Saint-Snlpice.)
RECOULÈS (Antoine- Amant), capitaine-aide de camp, ifc. — Né à Rodez (Aveyron).
Seize années de services, quinze campagnes.
Blessures : coup de feu et coup de sabre à la main gauche, en Espagne, le 37 brumaire an II; coup de sabre à la tête à l'assaut de Dego. A pris un drapeau à Bel ver (Gerdagne espagnole).
(Proposition du général Borel.)
SAVOYE (Claude), adjudant-major, capitaine au 27 e léger, ijïj. — Né le 8 novembre 1772 à Ghambéry (Savoie).
« Quatre blessures : éclat d'obus à la tête au siège de Toulon le 10 frimaire an II ; coup de feu et coup de baïonnette à la cuisse et à la hanche à la bataille de Salo (Venise), le 1 1 thermidor an IV; coup de feu à la cuisse droite à la bataille de Durango (Espagne), le 3i octobre 1808. »
STHEFEN (Jean-Nicolas), capitaine, aide de camp du général de Valory, ife. — Né le 26 février 1774 à Metz.
« A Wiesbaden, le 3 floréal an V, étant maréchal des logis, tomba avec six chasseurs sur l' arrière-garde ennemie, en retraite sur Mayence, et fit mettre bas les armes à 4 officiers et 3oo grenadiers hongrois. Le 4 juillet 1809, il sauta le premier à terre lors du passage du Danube, et avec les i5 premiers voltigeurs qui le suivirent, repoussa les partis ennemis jusqu'à Enzersdorf. Le 6, démonté de ses chevaux, il se mit à la tête des voltigeurs du 9 e léger et emporta les retranchements qui couvraient Aspern. »
Blessures : un coup de sabre à la main droite, le 12 germinal an II, devant Guise; deux coups de feu à la figure à Hohenlinden.
TIERCE (Jean-Baptiste), capitaine faisant fonctions d'adjudant-major aux dragons de la Garde impériale, ifc.
Sert depuis 1790. Trois blessures : au déblocus de Landau, le 28 décembre 1794» à Marengo, à Iéna.
Toutes les campagnes, à l'exception de celles d'Egypte. Doit à sa bravoure l'avantage d'être placé dans la Garde.
(Général Saint-Sulpice.)
VAUTRE (Clair-François-Alexandre), capitaine de grenadiers au 9 e de ligne, ifiî. — Né le 10 mars 1779 à Dompaire (Vosges).
« A reçu quatorze coups de sabre et de baïonnette à Eylau ; blessé à Abensberg et à Wagram. »
Ce brave officier, couvert de blessures, est d'un dévouement sans bornes, et réunit tous les titres pour être admis dans l'ordre des Trois Toisons d'Or.
(Colonel Vautré, commandant le 9 e de ligne; Brescia, le 17 janvier 181 1.)
gle
LIEUTENANTS
VILMORIN (Auguste), capitaine, aide de camp du général Barrois,
Élève de l'École de Fontainebleau en l'an XIII ; sous-lieutenant au 96* régiment en 1806.
Campagnes de Prusse et de Pologne, de 1806 à 1808; à l'armée d'Espagne, de 1809 et 1810.
Blessé à Friedland d'une balle à la mâchoire inférieure; blessé le 37 et le a8 juillet à Talavera.
(Demande adressée par le maréchal Victor après l'affaire du 5 mars 181 1, à Chiclana.)
VINCENT, capitaine du génie, attaché à l'état-major général du génie, ife.
Le général de division, comte de l'Empire, soussigné, se plaît à reconnaître qu'ayant eu dans sa division en Égypte, M. Vincent, pour officier du génie, ce militaire, au siège du Caire, se couvrit de gloire et d'honneur par une conduite aussi valeureuse qu'intelligente.
Le 29 germinal an VIII est un jour d'attaque générale. La droite de la division du général soussigné est sous les ordres du général Donzelot. M. Vincent prend le commandement des sapeurs et de deux détachements de grenadiers des ;5 e et 88* qui font partie de cette brigade. 11 est chargé de précéder cette colonne dans l'attaque qu'elle doit diriger contre la porte Bab-el-Louk et les fours à plâtre qui sont situés entre cette porte et la porte des Boucheries : rien ne résiste à l'intrépidité des braves conduits par l'officier Vincent. Cette troupe fait des prodiges de valeur et rend un service essentiel à la division. Plus de moitié des sapeurs et grenadiers périrent dans cette attaque. M. Vincent faillit partager le sort de ces hommes d'élite, car il eut la poitrine traversée d'une balle sur la tin de l'action.
Le général soussigné fait des vœux pour que cette belle conduite de M. Vincent, au siège du Caire, ajoute à la considération et à la hienve illance que d'autres hons services et plusieurs hlessures reçues au champ d'honneur ont déjà dû lui coneilier auprès de ses chefs.
(Général Friant; Vieime, le 10 novembre 1809.)
LIEUTENANTS
BLEIN (Claude-Charles), lieutenant au 45* de ligne, îfc. — Né le 17 novembre 1769 à Sèvres (Seine-et-Oise).
A reçu un brevet d'honneur pour action d'éclat, à Marengo.
<( Quatre blessures : un coup de baïonnette devant Mayence, le a thermidor an III; un coup de feu au bras gauche au combat
y4 l'ordre impérial des trois toisons d'or.
de Limbourg; deux coups de feu à la jambe droite devant Capoue, en Tan VI ; un coup de feu au côté gauche et un autre au bras droit, le i" messidor an VII, à Plaisance; blessé à la main gauche, à Friedland. »
BONSERGENT (Jean), lieutenant aux Dragons-Napoléon italiens, — Né le 3o juin 1771 à Paris.
Blessé devant Pordenone, où il fut fait lieutenant sur le champ de bataille. Blessé à la prise du fort de Pra délie et devant Raab.
CALMAIN (Jean), lieutenant, premier porte-aigle au 79 e de ligne, — Né le ai avril 1771 à Valliguières (Gard). Reçut un sabre d'honneur en l'an XII.
« Vingt années de services... En l'an VI, au siège de Gorfou, avec dix grenadiers, ramena une pièce de canon enlevée par les Turcs; en l'an IX, s' étant déguisé en chouan, s'empara de trois brigands qui désolaient la Bretagne; le 6 juillet 1806, au déblocus de Raguse, alla seul s'assurer que la place était encore au pouvoir des Russes. »
Blessé d'un coup de feu, le a4 juin 179^, au passage du Rhin ; le 7 novembre 1794, au siège de Huningue; le aa pluviôse an VII; le 3 octobre 1806; le 11 juillet 1809.
CAPTIER (Jean-Paul), lieutenant au 7* bataillon bis du train. — Né le ao décembre 1773 à Esperaza (Aude).
Sert depuis 179a.
GATTEAUX ou GALTEAUX (Ambroise), lieutenant au 4« régiment d'artillerie à pied. — Né le 37 décembre 177.5 à Wignicourt (Ardennes).
Sert depuis 1785.
COURTRAIZE (Léonard), lieutenant au 94* de ligne, *. — Né le 7 avril 1775 à Saint-Apre (Dordogne).
Soldat de l'an II. Blessé d'un coup de feu aux pieds, à Guéméné en Bretagne, le a4 brumaire an IV; d'un coup de biscaïen
LIEUTENANTS
au côté droit, à la prise de Lubeek, le 6 novembre 1806; d'un coup de feu à l'épaule droite, à la bataille de Spinoza, le 10 novembre 1808.
(Proposition du duc de Bellune.)
GROZET (François-Hosoré), lieutenant, aide de camp du général Tharreau, ifc. — Né le 1 a août 1779 à Marseille (Bouchesdu-Rhône).
Deux campagnes, une blessure reçue à Essling.
Officier instruit, zélé et très brave.
(Général Tharreau; camp de Cagran, I er octobre 1809.)
DELABIGNE (Marie-François-Henri), lieutenant au I er régiment d'artillerie à cheval, ifc. — Né le 1 3 février 1787 à Versailles (Seine-et-Oise).
Élève de l'École polytechnique en i8o5, a e lieutenant en 1807, I er lieutenant en 1809.
A reçu plus de trois blessures.
DELAPORTE (François-Xavier-Agathr), lieutenant, *. — Né le a5 mars 1783 à Belfort (Haut-Rhin).
Onze campagnes, plusieurs blessures.
Blessé de deux coups de sabre au passage de l' Adige et à Memmingen ; de deux coups de lance à Gutterstadt et à Heilsberg ; d'un biscaïen à Wagram ; a reçu une forte contusion de boulet à Essling.
Cet officier, d'une bravoure brillante et soutenue, entré à dix-huit ans au service, s'est distingué au passage du Rhin en l'an V, où il a pris un cuirassier dans une charge.
(Général Tharreau; camp de Cagran, I er octobre 1809.)
DUMAS de CULTURE (Joseph-Charles), lieutenant au 4« régiment d'artillerie à pied. — Né le 8 novembre 1784 à Marsal (Meurthe).
Belle conduite à Saint-Léonard, près de Gratz; blessé à la bataille de Wagram.
FALCOU (Guillaume), lieutenant au ia« léger, O. — Né le □8 décembre 1779 à Castelnaudary (Aude).
Sert depuis l'an X. A Heilsberg, le 10 juin 1807, entra le premier dans la redoute et ne céda au nombre des ennemis qu'après avoir reçu deux coups de feu, un coup de sabre et seize coups de baïonnette.
Fut fait officier de la Légion d'honneur en 1808, bien que n'étant que lieutenant.
(Proposition du duc de Bellune.)
JAUBERT, lieutenant adjoint à l'état-major du 1" corps de l'armée d'Espagne, Ancien aide de camp du général Lapisse.
«... Le i3 mai 1809, passa le premier le pont d'Alcantara, en
présence des Espagnols et des Portugais qui le défendaient. Toute
la division fut témoin du dévouement de M. Jaubert. »
(Général Laplane; Talavera de la Reyna, I er septembre 1809.)
... A la bataille d'Espinosa, à la tête d'un peloton de voltigeurs dont la conduite excita l'admiration de toute la division, il était sur le point de s'emparer d'un drapeau lorsqu'il fut atteint d'une balle au front et renversé...
(Jaubert au Grand Chancelier ; Orgazen, 4 décembre 1009.
JOBLOT (Jean-Louis), lieutenant au 7 e bataillon du train, ifc. — Né le ai novembre 1775 à Auzecourt (Meuse).
« A Alkmaer (Nord- Hollande), le 10 vendémiaire an VII, étant alors artificier au 4* régiment d'artillerie à cheval, il commandait une pièce de 8 dont six canonniers furent tués ; il continua le feu avec les deux autres canonniers et sauva la pièce après avoir reçu trois blessures.
« Obtint un brevet d'honneur le 29 germinal an XI. »
LE CLERC (Charles), lieutenant au 1" dragons. Trois blessures : deux coups de sabre à Heilsberg et un coup de feu à Talavera.
MEYER (Michel), lieutenant, premier porte-aigle, au a4 e de ligne, ifc. — Né le 12 février 1774 à Reichenbach (Bas-Rhin). Trois blessures : coup de feu à la figure le 8 floréal an II à
SOUS-LIKUTENANTS.
l'affaire du Grand Fact ; coup de feu au pied droit à la bataille de Floras ; coup de baïonnette à l'épaule droite à Gastricum (Hollande), le 14 vendémiaire an VIII.
RICHARD, lieutenant au I er régiment de marine.
(Proposition du colonel Baudry-Dasson en 181a.)
SGHMITH (Laurknt), lieutenant au i" régiment d'artillerie à cheval. — Né le 6 août 1775 à Golmar.
Sert depuis 179a.
SOUS-LIEUTENANTS
LEJEUNE (François), sous-lieutenant au 9 e hussards, — Né le a4 avru *779 à Uckange (Moselle).
Au service depuis 1796. Blessé d'un coup de sabre à la main droite à l'affaire d'Ulleskerine en l'an V; d'un coup de feu à l'épaule droite à Salzbourg, le a3 frimaire an IX ; d'un coup de feu à la cuisse droite à Iéna ; d'une balle dans le ventre à Auerstaedt.
Soldat toujours intrépide, encore jeune d'âge et vieux de services.
(Général Colbert ; Malatzka, 3 octobre 1809.)
MERMONT (Balthazar), sous-lieutenant au I er dragons. — Né en 1776 à Amiens (Somme).
Sept blessures : coup de sabre à la bataille de Zurich ; coup de feu à Vertingen; trois coups de sabre à la bataille d'Iéna; un biscaïen à la bataille d'Eylau; un coup de lance à la bataille de Friedland.
A pris un obusier à l'affaire d'Uclès.
PRIANT (Paul-Victor), sous-lieutenant au i* r dragons, ifti. — Né le a6 février 1770 à Eurville (Haute-Marne).
Sert depuis 1791. Cinq blessures : éclat d'obus à la poitrine à Landau, en 1792; coup de biseaïen au pied droit à Marengo; deux coups de sabre à Erfurth; un coup de sabre au bras gauche, à Fraucnleld, où, avec trois camarades, il prit un obusier.
A pris un drapeau à l'affaire d'Uclès.
VIGNE (Jacqjues-Antoini-), sous-lieutenant au 5* chasseurs à cheval, — Né le a février 179a à Dijon (Côte-d'Or).
Sert depuis 1788. Avait reçu un sabre d'honneur le 4 pluviôse an II.
« A Box tel, le a8 fructidor an II, ayant eu son cheval tué sous lui, prit celui d'un de ses camarades blessé; ce cheval ayant été aussi mis hors de combat par un coup de feu, il tomba au milieu des rangs ennemis, démonta un hussard, prit son cheval, continua la charge, fit prisonnier un capitaine et revint blessé de deux coups de sabre à la tête et aux épaules ; à Hohenlinden, le ia frimaire an IX, à la tête de ia chasseurs, il résista à un escadron de hussards autrichiens et ne céda la place que lorsque lui et presque tous ses camarades furent blessés; à Austerlitz, étant blessé d'un coup de sabre, il délivra le colonel Burth, commandant le 4 e hussards, qui était prisonnier. »
image not available
lu m
iy — r'mr&~< /» — — __
4/rdy^ ryzxïà-r-
fi-f-à-r )7<ïy~~ t?t**co~r J~à
■ii'^K^^, r.r.y <£•—•
13' 0«^4&ftf?tV<
fm
,~- S~€y~ lTr —
4è'. •-Ow^. A'i'ytr~r- 4tf$)*~~ il-fZ*
Jfrfty^rrsâ' If ~f)y~ fj r 4-r- Xf- §*y~-
- — ■ — u ■-■ mm » -
— Jtf$y~,*r3r6-ù>
ir.&y~
v tr-Dy*- iTr-
1?rBy~* 4-rr. r. 6 ~r ll-9y— W- r.
4* i>. 4ffr«
f7 $y~* -irz7y.&-r
Jy — r.2-y:£é~r- ~tfl)y~.~ i'-'f 3:
y:My~* }~$*y~ i'3~r &' 1o:£)y. — i"jt'.y&~r P
Wly~~ 4fl-.y.'<Z~r
lj~$y "> 4
Ly-. — u -Qy~ <t-r V 4-
}3r2*y~. frt:i: tir