‹ L'oreille chez l'aviateurChapitre 12 sur 31 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Epreuves employées pour lexamen

otologique.

Les épreuves qui ont été employées jusqu'ici pour l'examen otologique des aviateurs sont nombreuses. Il ne peut être question de les appliquer toutes à chaque expertise, du moins devrons-nous en retenir suffisamment pour être à même de résoudre les questions suivantes : [

1° Quelle est l’acuité auditive du sujet ?

2° La trompe d’Eustache est-elle perméable ?

3° Le sujet a-t-il de la déséquilibration spontanée ?

4e Comment réagit-il à une déséquilibration provoquée ? :

5° Comment les noyaux oculo-moteurs réagissentils à une excitation des voies vestibulaires ?

6° Dans ces mêmes conditions, quelle est la réaction du cervelet ?

$ I — RECHERCHE DE L’ACUITÉ AUDITIVE Les épreuves devront être pratiquées pour chaque

CRT Was

oreille séparément, dans un endroit calme, le sujet étant placé près d’une fenêtre ouverte pour éviter le plus possible l'influence perturbatrice des murs sur le son. Elles sont destinées à rechercher le seuil auditif.

a) Epreuve à la voix chuchotée. — L’examinateur se place à six mètres devant le candidat, éxhale une partie de l’air contenu dans les poumons, puis, gardant sa respiration, murmure des nombres, des mots et des phrases que le sujet doit répéter. (On s’efforcera de choisir d’abord des sons aigus, puis des sons graves.)

Si au début, le candidat n’entend pas, le médecin doit se rapprocher jusqu’à ce qu’il puisse répéter sans faute les mots prononcés.

La distance séparant en dernier lieu le candidat de l’examinateur ne doit pas être inférieure à trois mètres.

b) Epreuve à la montre. — Elle se pratique de la même façon que la précédente. On doit, avant d’utiliser une montre quelconque pour un examen, l'avoir essayée sur trois personnes à acuité auditive normale, au moins, et noter les distances auxquelles elles commencent à entendre les battements.

c) Epreuve à l'inducteur acoumétrique. — Robert Foy a fait construire cet appareil, très utile pour la mesure de l’acuité et de l’orientation auditive. Le seuil tolérable est de cinquante centimètres.

d) Epreuves de Rinne et de Weber. — Ces épreuves classiques ont naturellement été employées pour la

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recherche de la valeur fonctionnelle de l'oreille auditive.

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