‹ L'oreilleChapitre 3 sur 107 · P R IC FACE · texte numérisé non relu

P R IC FACE

sacrées à l’étude du sens de l’espace, j’ai acquis la même certitude. Aussi, après avoir achevé mon ouvrage sur les sens mathématiques de l’espace et du temps, me suis-je appliqué à la différenciation scientifique des fonctions psychiques. Dans mon étude « Corps, Ame et Esprit^ » j’ai essayé d’édifier les nouvelles bases d’une psychologie physiologique, l’ancienne, celle de Wundt, ayant fait naufrage justement, parce qu’aucune psychologie scientifique n’est viable, sans une solution préalable et définitive des problèmes de l’espace et du temps.

Depuis Aristote, en passant par saint Thomas d’Aquin et en finissant par Ilelmholtz, tous les grands penseurs considéraient l’ouïe, comme le plus intellectuel et le plus puissant de tous les sens. Un siècle de recherches physiologiques expérimentales était nécessaire pour l’établir définitivement.

1. Voir Dieu d Science, Cli. in, et Leib, Seele und Geist dans les Archives de Pllügcr, vol. 127, 190U.

Page 1