LYMPHATIQUES
tères et se jettent dans les méningées moyennes , dans le sinus pétreux supérieur, dans la jugulaire interne dont le golfe est juxtaposé à la caisse, dans les espaces veineux périariériels de la carotide interne , dans les plexus ptérygoïdien et pharyngien.
Les veines de la membrane suivent les artères. Le réseau externe se vide dans la jugulaire externe, le réseau interne suit les mômes voies que les veines de la caisse. Ajoutons que les deux réseaux de la membrane, tant artériels que veineux, sont unis par des rameaux perforants et par des capillaires qui abondent autour du manche et à la périphérie de la membrane.
Lymphatiques. — Le réseau lymphatique se continue par des lacunes, des sacs lymphatiques et même par de véritables ganglions. Les lacunes se voient dans le chorion sous-muqueux, surtout «à la face interne de la membrane tympanique (Kessel), dans les formations dendritiques décrites par cet auteur. La présence de stomates sur l’épithélium de la face interne de la membrane explique, d’une part, la facilité de résorption, et,, d’autre part, les perforations sous la poussée d’un exsudât destructeur. Des ganglions rudimentaires ont été décrits sur la paroi externe, au-dessus du segment de Rivinus (Krause, Nassilofî).
ANATOMIE
Nerfs. i° Moteurs. — Le muscle du marteau, appartenant à l’arc mandibulaire ainsi que le péristaphylin externe, est innervé comme lui par la branche masticatrice du trijumeau (ganglion otique). Le muscle de l’étrier, de l’arc hyoïdien, de même que le péristaphylin interne, est comme lui innervé par le facial. Cette remarque de Rabl nous sera utile pour la physiologie.
Nous avons été amené pour notre part à attribuer à ces deux muscles des fdets centrifuges provenant des îlots cellulaires du nerf vestibulaire et du noyau antérieur décrits par Erlilzkv, et se jetant par le nerf de Wrisberg dans le facial en amont du ganglion géniculé, c’est-à-dire au-dessus du point d’où sortent les fibres qui se rendent indirectement au muscle du marteau et directement à celui de l’étrier. Ajoutons que l’innervation de ces muscles est également volontaire.
2° Sensitifs. — Ils proviennent des rameaux de Jacobson, qui sortent du nerf de Jacobson, issu lui-même du glosso-pharyngien. Ces rameaux grimpent sur la convexité du promontoire, et se distribuent aux parois de la caisse, et se résolvent en plexus sous-muqueux. Des filets du trijumeau y parviennent par le plexus carotidien. La face externe de la membrane du tympan est rendue sensible en haut par un rameau de Yauriculo-temporal, en bas par le rameau