ARTÈRES
qui s’engage par le trou stylo- mastoïdien, pénètre dans l’aqueduc de Fallope, qu’elle remonte en envoyant des artérioles aux cellules mastoïdiennes, au muscle de l’étrier, au facial, au plancher de la caisse, à la paroi postérieure, derrière la fenêtre ovale, à la corde du tympan et à la membrane.
La maxillaire interne encore : i° par la scissure de Glaser, l’artère tympanique qui donne à l’apophyse de Raw et à la membrane ; 2° la méningée moyenne , qui, pénétrant dans le trou petit rond, fournit d’abord au muscle du marteau, puis, par l’hiatus de Fallope, s’anastomose par un long vaisseau avec l’artère stylomastoïdienne qui occupe déjà l’aqueduc de Fallope. Sur le toit de l’attique, elle laisse passer dans la caisse, par de petits pertuis qui persistent après la suture pétro-squameuse, des vaisseaux pour la paroi supérieure et les osselets.
La carotide externe envoie la pharyngienne dans le canal de Jacobson, par le plancher et le promontoire.
Enfin, la carotide interne dans sa partie la plus proche de la caisse, abandonne un rameau rétrograde qui perfore la paroi et donne au plancher et à l'orifice de la trompe d’Eustache.
Tous ces rameaux s’anastomosent et la caisse est tapissée d’un réseau artériel cohérent, dans le chorion de la muqueuse, et d’où par-
ANATOMIE
lent des rameaux osseux et des rameaux muqueux.
D’après Prussak et Brunner, il n’y aurait pas de capillaires dans la région du promontoire, et les artères se continueraient immédiatement par les veines. 11 est vraisemblable qu’il s’agit ici de capillaires fortement dilatés, cette région du promontoire étant remarquable par sa pulsatilité à la moindre irritation de la muqueuse.
Les osselets ont un réseau inlra-osseux communiquant largement avec le réseau sous-muqueux ; les artères atteignent les osselets par des plis de la muqueuse recouvrant les ligaments. Entre les deux branches de l’étrier passe parfois une artère, qui est un vestige d’une artère plus importante et plus constante chez les Mammifères et même plus bas dans la série animale.
La membrane du tympan est irriguée par un réseau externe fourni par l’auriculaire profonde; des rameaux rayonnants, anastomosés, aboutissent à un canal artériel qui descend derrière le manche du marteau jusqu’à l’ombilic et remonte le plus souvent au-devant du manche.
Le réseau interne est alimenté par l’artère tympanique et par le rameau de la corde du tympan. II est moins riche que le premier.
Veines. — Le réseau veineux, également riche en anastomoses, se continue au dehors de la caisse par des veines qui accompagnent les ar-