V. Pathologie externe de Voreille
PRÉFACE
En présence des merveilleux résultats fournis à la morphologie par l’étude comparative du développement ontogénique et du développement phylogénique des êtres vivants, on peut s’étonner que la même méthode n’ait pas été appliquée depuis longtemps par les physiologistes.
Cela tient à des causes multiples. Depuis le commencement du siècle, la physiologie expérimentale est devenue rapidement une science autonome, bien distincte de la morphologie, possédant sa discipline et sa technique spéciales. Comme cette technique présente parfois une grande complication, et que l’outillage très dispendieux varie avec les animaux étudiés, les physiologistes ont limité, pour la plupart, leurs investigations à trois ou quatre types, dont l’anatomie était suffisamment connue, et qui leur ont olîert jusqu’à présent un champ assez vaste pour leur activité.
Ces animaux de laboratoire sont choisis de préférence parmi les vertébrés, soit pour des motifs pratiques, faciles à comprendre, soit en raison d’un préjugé très spécieux, répandu dans le monde des physiologistes et qui consiste à penser que la haute différenciation des animaux