INITIALES
SYMBOLES
Un grand B.
Bzalm.
Trois boules, en forme de
trèfle.
Une branche d'olivier.
Un violon.
Deux étoiles superposées.
Un nez.
Un raisin.
Une boule blanche.
Une croix d'honneur.
Une feuille d'olivier.
Cancer, sic ne du zodiaque.
Une bouteille.
Un grand B.
Une pointe.
Une flèche.
Une cruche arabe.
Un croissant traversé par
une lance.
Un gobelet plein.
Un poignard.
Un pied.
Une banane.
Une botte de navets.
Une fleur (vient de Tizi-
Ouzou).
Un chapeau.
Une altise.
Un mat.
Un saule.
Une grappe de raisin.
Un lion debout.
Une main ouverte.
est .
monopolisée
par les israèlites.
Ainsi que nous Pavons fait remarquer plus haut, la plupart des orfèvres actuels sont israèlites. Ils font, à peu près seuls, à Alger, la fabrication des bijoux indigènes. Tous ont maintenant un poinçon de maître , insculpé sur les tables officielles d'Alger ; mais ce poinçon minuscule n'est souvent lisible qu'à la loupe. Les types véritables de bijoux algériens deviennent de plus en plus rares. La fabrication va toujours s'éloignant sensiblement des types qui existaient en 1830. Depuis celte époque, un mélange s'est fait entre le pur style arabe, qui se perd de plus en plus, et les styles turc, tunisien, marocain, syrien, indien et persan, qui pénètrent en Algérie par suite des importations des pays voisins.
Souvent même, les bijoux vendus en Algérie comme produits indigènes arrivent de France ou de l'étranger, ce qui n'empêche pas
les touristes de les emporter comme souvenirs, ou de les acheter comme spécimens de Fart industriel de notre grande colonie.
Les nombres donnant des renseignements précis, nous indiquerons ici le chiffre des importations d'orfèvrerie faites à Alger par les nations étrangères, d'après les relevés dressés par l'administration des Douanes pour Tannée 1900 : — Allemagne : 9.695 grammes. — Espagne : 8.745 gr. — Italie : 4.065 gr. — Indes anglaises : 7.570 gr. — Russie : 650 gr. — Turquie : 18.475 gr. — Tunisie : 465 gr. — Total : 49.665 grammes.
Ces importations vont, en grande partie, alimenter le commerce de la curiosité.
Quant auk importations de France, elles s'élevaient :
1° Dans le département d'Alger, en 1832, à 6.289 grammes, représentant, au cours de l'époque, environ 30 centimes le gramme pour l'orfèvrerie ouvrée, une valeur de 18.867 francs. Elles atteignaient, en 1900, pour la bijouterie d'or française 1.300 grammes et pour l'argenterie 462.800 grammes*
2° Dans le département d'Oran, pour la bijouterie d'or, en 1896, 5.000 grammes ; en 1898, 2.703 grammes. Pour l'argent ouvré, 101.981 grammes en 1896, 302.815 grammes en 1897, 458.594 grammes en 1898, 279.860 grammes en 1899 et 151.361 grammes en 1900.
3° Dans le département de Constantine (principalités de Philippeville et de Bône), pour l'or et l'argent ouvrés, en 1897, 165.756" grammes ; en 1898, 190.533 grammes ; en 1899, 27.609 grammes, et en 1900, 53.765 grammes.
Mais il faut tenir compte de l'augmentation considérable de la population européenne, qui n'emploie pour son usage que des objets ne concernant pas la bijouterie et dont la fabrication n'est nullement indigène. Néanmoins le lecteur tirera aisément de ces statistiques la conclusion qui en découle : l'approvisionnement de l'Algérie, en partie, par la métropole.
Cependant les relevés des bureaux de la Douane sembleraient démontrer le contraire, car les exportations d'Algérie sont supérieures à celles de la France pour l'Algérie.
Le département d'Alger a, en effet, expédié en France en orfèvrerie d'argent, en 1899, 713.525 grammes; en 1900, 624.085 grammes, et en Tunisie, en 1900, 116.500 grammes. Le département de Constantine (Philippeville et Bône), 24.000 grammes en 1899 et 242.489
14<î l'orfèvrerie algérienne et tunisienne
en 1900. Ce qui forme un total plus élevé que celui des importations relatées ci-dessus.
Or, les chiffres ci-dessus, d'après les renseignements du service de la Garantie, représentent pour une certaine part : 1° les quantités d'ouvrages d'argent à l'usage des hiverneurs et remportés par eux à la lin de la saison ; 2° les marchandises des commis voyageurs parisiens retournant invendues dans la mère patrie ; 3° enfin, en ce qui concerne les envois en Tunisie, le poids des ouvrages que transportent avec eux les représentants de commerce des maisons algéroises et françaises qui, après avoir fait leur tournée dans la colonie, passent ensuite dans la Régence pour y continuer leurs opérations.
Il n'est, en résumé, exporté en France et en Tunisie que très peu de bijoux arabes fabriqués en Algérie. Comme on le voit, il ne faut pas trop se fier aux tableaux officiels des relevés douaniers pour juger de la situation actuelle de l'orfèvrerie algérienne. La France alimente largement notre colonie africaine et la réciproque n'est pas également vraie — malgré les statistiques.