‹ L'organisation de la conscience morale: Esquisse d'un art moral positifChapitre 7 sur 26 · VIVANTE · texte numérisé non relu

VIVANTE

I. — L'étude scientifique de la vie nous avertît aujourd'hui de l'unité profonde de la nature, de l'accord fondamental, sous une infinie variété de formes, des lois générales de la vie. Nous savons que les organismes individuels sont des composés de cellules, et que toutes les fonctions essentielles des organismes se retrouvent, sous la forme la plus simple, dans la cellule : assimilation et désassimilation, digestion, respiration, motilité, réactions diverses aux excitants : tous ces phénomènes du corps vivant existent déjà dans la cellule isolée ou composante où ils paraissent régis par des lois extrêmement constantes; sous la forme simplifiée qu'ils y présentent, leur nature, leurs conditions, leurs liaisons apparaissent plus clairement, sont beaucoup plus compréhensibles que datvs l^^ ^\^« Dblvolve. ^

nismes complexes : c'est pourquoi la physiologie cellulaire et Tétude de la fine structure des éléments organiques prennent dès maintenant une très grande place dans les études physiologiques et préparent des bases nouvelles à Tart médical.

L'unité de la nature ne se limite pas aux phénomènes de la vie organique : elle s^étend très certainement à ce qu'on appelle les phénomènes de la vie morale, c'est-à-dire aux formes d'activité qui ne sont pas spéciales à une partie de l'organisme, mais appartiennent à l'ensemble de la synthèse organique, dont elles manifestent au dehors la nature.

Si donc nous cherchons des lois fixes et certaines pour servir de centre à notre vie morale et de principes de détermination de notre conduite, l'analogie des sciences biologiques nous conduit à les demander aux formes les plus simples de l'activité vivante, aux formes de la vie pratique de la cellule. Et en cela l'analogie scientifique ne fait que confirmer l'expérience de notre vie intérieure : la vie morale nous apparaît-elle autrement en nousmêmes que comme une réflexion sur les tendances inconscientes de notre nature, comme un perpétuel effort pour pénétrer par notre intelligence les formes élémentaires de notre activité ? — Pour nous aider dans cette tâche de pénétration intellectuelle des instincts, ayons recours d'abord à la connaissance objective des lois universelles de l'action ^ telles qu'elles nous apparaissent dans la vie cellulaire.

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