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Avant la guerre, ces Associations, ces Institutions, Bureaux, Fédérations, au nombre de plusieurs centaines ! travaillaient dans leurs domaines respectifs à une collaboration entre intellectuels de tous pays, à une adaptation de l'esprit tout entier aux relations internationales, en un mot à la formation de « cet esprit international » dont ne peut se passer une Société des Nations.
Créées un peu au hasard des circonstances, selon les besoins, toutes ces institutions de caractère privé, semi-officiel ou officiel n’avaient en réalité qu’une action assez restreinte dans un domaine déterminé, agissaient lentement faute d’un puissant organe directeur, sans plan d'ensemble, d’où il résultait par suite de manque de division du travail, des pertes de temps et d’inévitables doubles emplois. C’est alors que MM. Lafontaine et Otlet créèrent à Bruxelles en 1910 un organe central appelé « l’Union dés Associations Internationales » qui groupait en 1914, 230 sociétés et associations.
Cette Union d’après M. Greaves? avait pour but « une organisation basée sur la loi, sur les progrès « scientifiques et techniques, et sur la libre représen- « tation de tous les intérêts qui sont communs à la < race humaine ».
(1) Consulter le rapport de M. Hanotaux approuvé par le Conseil de la S. D. N. dans sa séance du 27 juin 1921. — P.-v. 13°% session du Conseil. Genève, juin 1921. — J. O., S. D. N., p. 54-249 et suiv.
Voir aussi la liste des Unions, Associations, bureaux internationaux publiée en 1919 par le Secrétariat de la S. D. N. avec le concours de MM. Henri Lafontaine et Paul Otlet, directeurs de l'Office Central de l’Union des Associations Internationales à Bruxelles.
(2) H. R. C. GREAvESs, The League Committes and World Order. Londres 1931, p. 111 et suivantes.