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nouvelles, à l’aide de l’Institut de Paris qui, servant déjà de Secrétariat à un grand nombre de Conférences et d’Offices internationaux, se développerait en conséquence des besoins nouveaux et de l’œuvre à accomplir.
A notre époque troublée, de crises de toutes sortes, où la civilisation est en très nette régression, la Coopération devient difficile. De tous côtés la paix est menacée; de terribles catastrophes se sont abattues sur le monde : crise économique, affaires de Mandchourie, d’Ethiopie, d’Espagne, de Chine, d'Autriche, course aux armements, perte d'autorité de la S. D. N. par l’abandon de ses membres; on déchire les traités pour établir le règne de la force, de la guerre; les journaux s’insultent par delà les frontières; les politiciens se lancent des injures; entre les pays règnent la suspicion et lhostilité. De nombreux obstacles s'opposent actuellement à une complète réussite de la Coopération intellectuelle : obstacles d’ordre économique (interdiction ou limitation des devises, empéchant les voyages d’intellectuels à l’étranger); obstacles d’ordre juridique (méconnaissance en certains pays du « droit moral » des auteurs étrangers) et, surtout, obstacles d’ordre politique (interdiction d'entrée de journaux, livres, revues; mesures contre les correspondants étrangers; restrictions à l’importation de films; propagande radiophonique dirigée contre d’autres pays; difficultés créées par les administrations postales ou télégraphiques; abandon de l’enseignement de certaines langues étrangères, etc...).
Plus que jamais la Coopération intellectuelle doit poursuivre sa tâche; elle n’est pas condamnée à rester une œuvre stérile, une machine lourde et compliquée,
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mais une œuvre de foi soutenue par son esprit et le sentiment de la grandeur de ses réalisations; les difficultés auxquelles elle se heurte sont la preuve de sa nécessité.
Malgré toutes les difficultés matérielles, malgré les obstacles politiques, l'Organisation de Coopération intellectuelle a réussi à poursuivre son programme; il y à aujourd’hui parmi les peuples plus de bonne volonté réelle qu’il n’y en a eu auparavant, un désir de rapprochement qui se manifeste au cours des Congrès internationaux.
L'œuvre de Coopération intellectuelle est une œuvre parfaitement viable dont on peut attendre beaucoup dans l’avenir; c’est une œuvre de longue haleiné qui doit compter avec le temps, ayant conscience de servir la S. D. N. et la cause de la paix.
Pour terminer cet ouvrage, nous prendrons comme conclusion la citation de Madame Cécile de Tormay :
« La Coopération intellectuelle qui, aujourd’hui « déjà, pareille à un équateur intellectuel, parcourt « les continents et les océans de notre globe, n’est pas « seulement la plus belle création de la Société des « Nations, mais aussi une création belle et triomphale « de notre époque, née de sang et de souffrance. « L'existence et la pure clarté de la Coopération « intellectuelle resplendira .par dessus les temps et « sera la preuve historique indestructible qu’à « l’époque d’incompréhension humaine, des barrières « et des autarchies qui nous séparent, la Commission « internationale de Coopération intellectuelle a su « créer une communauté d'esprit, de compréhension « et de concorde apolitique, telle que le monde n’en
« a jamais vu jusqu'ici.
« Je souhaite vivement que ce soit cette fière et « victorieuse conscience de la communauté humaine « qui guide dans l’harmonie, qui est notre plus bel « héritage de l’humanisme, les entretiens des pen- « seurs contemporains réunis pour le bien de la
« civilisation universelle » 1,