‹ L'organisation de la liberte et le devoir socialChapitre 38 sur 65 · TEA · texte numérisé non relu

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sabilité collective dont nous rencontrons l'expression

dernière dans la fameuse loi anglaise de la Franche 2 caution ou Frank pledge. Le cautionnement mutuel, … l'obligation de maintenir l'ordre et la sécurité et dé L poursuivre les criminels qui, consacrée par Canut, . Alfred, Athelstane, a persisté jusqu'aux Tudor, et dont 1 on voit encore des survivances dans l’Angleterre mo- ‘4 derne, formait l'essence du vieux droit anglais, et

L Green Y. découvre la base fondamentale de l’ordre

7 PT ro 7 Font

à social dans son pays (). | Len

A] Voir les détails dans FiscHEL, Consiiron d'Angleterre, t. IF, p. A6. — GREEN, Pie du peuple anglais. Trad. Mono». T. Ier, pe

. forme vivante de la garantie mutuelle et de la respon-

à. : Le principe du groupement collectif pénètre peu à peu dans toutes les couches sociales. Les petits bourje … geois, les artisans, les ouvriers sentent tour à tour le : besoin de s’unir et de protéger leurs intérêts respec- 4 tifs. Aux gildes créées DEAR défendre l'aristocratie

vd ; SAN A TR NP EE RNS És ps (7 ; ù £ À i ; RS 2 no. “ho Re ON A | terrienne contre le souverain, succèdent les gildes

AR bourgeoises défendant le capital et le commerce contre D | laterres puis les gildes ouvrières défendant le travail contre le capital. | :

Ainsi subsistent au-dessous du droit féodal és 4 vieilles libertés populaires et le moyen âge devient une

© monarchie de classes où chacun est quelque chose dans son milieu et par son milieu. Ainsi le droit indi- 116 viduel se rattache au droit corporatif, le mérite et le : ! démérite de l'individu se confondent avec le mérite et : Ne le démérite du groupe dont il fait partie. Ainsi grandit

et se précise, dans le droit public et privé, cette notion de l'association corporative prenant l’homme : tout entier avec ses aspirations, ses besoins, ses intérêts et continuant à vivre quand l'individu disparaît. La commune du moyen âge nous en donne la synthèse. Elle est une corporation agrandie, comme la

… corporation est une commune en miniature. Elle est “ee représentée dans son unité vivante par une série d'organes étagés en cercles concentriques de plus en

plus larges : le conseil dirigeant, le large conseil, | le conseil des bourgeois et, à la base, l'assemblée de 0 la bourgeoisie, union de toutes les corporations

urbaines, résumé de tous les intérêts sociaux de la

de ville.

| La nation, à son tour, est le faisceau de tous les 1 ne organismes sociaux constituant en quelque sorte les di centres nerveux de la civilisation de l'époque. Elle N. n'est pas un simple assemblage d'hommes, elle est une \ fédération d'ordres et de groupes organiques ; ordres À religieux, militaires, corporations marchandes, pro-

he

D es scientifiques, corps de mé-

tiers, etc. J1 y a donc entre l'individu et l’État des intermédiaires nombreux avec un rôle considérable.

L’individu ne se sent pas aussi libre qu'aujourd'hui;

mais il ne se sent pas aussi isolé; l’État ne se détache pas aussi nettement de la masse, mais il gagne en réalité immanente. Il est la concentration tangible

des forces sociales. Le système ne présente au regard

ni la magnifique symétrie du nôtre, ni son admirable unité ; mais dans son irrégularité, 1l protège les

Es june civiles et le gouvernement local (!).

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