PRE
d AL Max SEYDEL, p. 7, Handbuch. des éffentlichen Rechts. Einlei- | tang. Leipzig, 1895.
LU
loi de la solidarité. Voit-on souvent .un conseil d’ad- … ministration de société faire admettre par les action-
maires une suppression de dividende pour faire
fructifier l’œuvre commune? La société anonyme tra-
vaille pour des porteurs de titres qu'aucun lien ne
rapproche. L'association de personnes forme un en-
semble où chacun étant but et moyen par rapport aux
autres, chacun fournit sa part au travail collectif avec
le désir du succès collectif et le sentiment de lPhon-
neur collectif. Ce n’est plus le conglomérat mécanique d’où l'idéal est absent, c’est l’organisme vivant, tout à vibrant de l'idée sociale et conduisant ses membres à à 10 l'émancipation sociale. | se 04 F
Alors que l’application individualiste de la division |
1,1 du travail jointe au machinisme a réduit l’ouvrier à
une vie tellement automatique et spécialisée, que cette !
vie en a perdu sa valeur, le groupement des intérêts, | qui est en quelque sorte la division du travail trans- 1 portée du domaine individuel dans le domaine social, a rendu à l’ouvrier atrophié par la spécialisation et le : machinisme, la plénitude du IGNCOOReMeNE écono- |
Re
mique et moral. Û
Les associations de personnes comprennent d 1 nombreuses catégories : les unes ont surtout pour but. 1 de maintenir l'indépendance de la petite industrie î vis-à-vis de la grande, telles les sociétés de crédit, les sociétés pour l'achat de matières premières, de bétail, etc. D'autres tendent à l'amélioration de la. situation matérielle de leurs membres, € coopératives | } de consommation, Stores, sociétés de construction. À D’autres, enfin, comme les Trade-Unions, veulentéman- ;
‘ ciper le en lécnia le soustraire à la tyrannie du Br
| ca pital et élever le niveau des ouvriers. Toutes rappro- L. chent dans la communauté du but social des hommes
4 de même métier.
‘4 Partout le mouvement s'affirme et s’accentue.
La
pouvoir cherche à reconstituer des organismes corpo-
4 les pays germaniques, la loi essaye pour la grande
4 comme pour la petite industrie de faire revivre, de sous le nom de Innungen, Genossenschaîften, etc., des
4 groupements professionnels investis de la mission de &
Éd
1 de soutenir la concurrence, de créer des caisses de - secours (), de constituer des chambres de travail et
À arriver ainsi à la représentation du travail, \
. En Angleterre, on a suivi une autre voie. Rebelles à
la contrainte, les Anglais, fidèles au principe du libre . concours des Noires dans le groupement des intérêts,
. ont fait appel au ressort moral et ont donné le spec-
tacle d’une évolution régulière et continue des infé- | rieurs vers l'indépendance. C'est à partir de 1875 que or organisation ouvrière, affranchie du patronat, qui d'abord lui est hostile et ensuite la tolère, est légalement reconnue et que le parti ouvrier obtient une situation équivalente ? à celle des autres partis, la classe co ouvrière une situation équivalente à eue des autres | classes. he ip ï L'Union ouvrière anglaise, avec son caractère net-
D) Us. Le régime corporatif au xIX° siècle dans les États ger-. | maniques. Louvain, 189400 |
En Allemagne et en Autriche, il part d’en haut. Le
À rats sous l’action et le contrôle de l’État. Dans
perfectionner les méthodes, de régler l'apprentissage,
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