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… modernes. . fais naturellement exception pour ceux
à qui leur profession ou leur spécialité impose plus
tard la connaissance approfondie du latin ou du grec.
à : classique à à tous, ni à 1 donner dès le début. Ce n’est pas à onze ou à douze ans que l’on peut juger de la
“ vocation d'un enfant; ce n'est pas à cet âge qu'il
faut Jui enseigner le latin et le grec, c'est plus tard, et il vaut mieux débuter par les langues modernes. eue hui, en consacrant même les premières années
| a fait une œuvre inutile; on fatigue et on n'instruit pas; “un cerveau mieux formé apprendra plus facilement . et plus vite les langues anciennes, |
Personne ne peut nier l'utilité et la possibilité des
humanités modernes. Je ne m'occupe pas du côté “ii … pédagogique du problème. Ce point a été traité en | Helene, en France, en Allemagne par des hommes
compétents. Ils ont montré qu'avec de bons profes
seurs et de bonnes méthodes, on pouvait parfaite- : ‘ - ment étudier les langues modernes comme on étudie les langues anciennes et faire, par ces langues modernes, des exercices aussi profitables à l'esprit que
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… faire connaître à la jeunesse les épopées et les légendes ci la Grèce et de Rome, il est peut-être encore meilou de lui donner une idée de la chanson de Roland, ou des vieilles Sagas scandinaves, le Volesung Sang, L. où le te su ou du Miebelung- Lied. Ces grands
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Toutefois, cela n ‘oblige pas à donner l’enseignement
de l'enseignement secondaire au latin et au grec, on
ceux que l’on fait actuellement par le latin et le grec.
a Je ne prends la question qu’au point de vue de la. culture intellectuelle, et je dis ceei : s’il est bon de
poèmes nationaux sont être moins parfaits dans #4 la forme, ils ont cependant un mérite supérieur : ils. sont vivants; ils nous parlent de nos origines et de. nos traditions à nous; ils nous. font remonter. de la . source mystérieuse de poésie qui, aux jours primitifs, ‘a jailli dans l'âme inconsciente de nos ancêtres et a d continué à couler à travers les générations comme un fleuve fécondant. ee A De même, il faut Evidemment parler à la j jeunesse des écrivains des siècles de Périclès et d'Auguste; mais peut-elle prendre part à la vie intellectuelle etavoir une vue claire de l'humanité, si elle ignore les chefs à d'œuvre qui dominent notre histoire, les grands génies à qui, depuis le Dantejusqu’aux contemporains illustres, - ont chanté nos joies et nos douleurs, nos haines et nos. : amours, nos espoirs et nos doutes? se Etenfin, ce qui est vrai de la littérature est Vrai, à è plus forte raison, de l’éloquence. La politique qui: n’est pas revêtue d'art est un squelette décharné. IL est douc naturel d' apprendre aux hommes à apprécier - . Démosthène ou Lysias, les Gracques ou Cicéron. On le fait trop peu et l’éloquence politique s en’ ressent. Jadis, on apprenait l’'éloquence et on avait raison. On l'apprenait dans les anciens et l’on avait encore raison . et on a eu raison jusqu'au xvin° siècle. A partir. du. xvine siècle, il n’en “est plus de même, parce que : désormais nous avons aussi nos DOS Quintilien disait aux Romains de son temps a Étudiez l'élo- quence chez vos orateurs. » S'il faisait un traité d’ élo- : quence pour nous, il nous dirait évidemment : « Étu- “à pie l'éloquence chez les modernes. » Et certes, ce ne
sont pas les modèles qui nous manquent. Mirabeau où Vergntaud, Boy er-Collard ou Guizot, Montalembert ou Berryer, Jules Favre ou Gambetta, ne le cèdent =. pas aux anciens. Pitt ou Burke, Fox ou Peel, lord Grey où O’Connell, John Bright ou Gladstone, sont des iypes d éloquence ; Cavour où Bismarck valent ceux qui je viens de citer. |
à On peut admirer leur forme comme on admire la forme chez les anciens; mais encore une fois, ily a chez les modernes une supériorité évidente : ils ont quel- : que chose à nous dire. Les idées qu'ils défendent ou combattent sont celles que nous défendons ou combat- : tons nous-mêmes; leurs luttes sont les nôtres ; elles mettent en jeu les mêmes passions et les mêmes - intérêts; les émotions qu'ils ont fait éprouver à leurs auditeurs, nous les éprouvons encore en les lisant. Si : bien que dans le plus beau discours d’un ancien, il y. 8 toujours pour nous beaucoup de rhétorique; dans le - moins beau discours d’un orateur moderne, il y a toujours pour nous de fécondes lecons. Et nous profitons de la lecture des modernes même au point de vue . de l'expression, car nous constatons la transformation de l éloquence; nous la voyons gagner de plus en plus " en clarté, en simplicité et en énergie. Les hommes : … politiques n'ont plus le. temps de faire de belles ‘ … périodes ; ils doivent agir, convaincre par le choix des ’ È arguments, la solidité des l'aisous, la logique des : déductions. | C’est donc tout cela qui constitue les vraies huma- F. nités et la vraie culture pour un homme de notre à Qui Les humanités classiques ne Upon plus
avons tant besoin: #2 / ER RUE
Loin de moi la pensée de raValer. les lettres ‘ anciennes; il y aurait profanation à ravaler une
| aussi Spin floraison de l'esprit humain. Mais,
puisqu ‘on ne peut tout apprendre et tout connaître : en 4
peu de temps, puisqu'il faut absolument choisir, puis-
qu'il faut absolument que l'homme : arrivé à Fâge viril ait au moins une direction, une boussole, le moyen
de comprendre son milieu, äl est évident d'abord que l'on doit prolonger les études plus qu'on ne le fait.
Pourquoi finir si vite? Est-il bien nécessaire que tout
Le monde soit dans la politique à à vingt ans? Vingt ans, c'est l'âge de la noble solitude peuplée de rêves et
d’ études, et non pas de la multitude banale et de la : politique décevante. Que l'on étudie plus longtemps,
on s’en trouvera bien; et que dans ces études ainsi :
prolongées on prenne comme base de l'éducation les.
| langues modernes en y laissant plus tard une place, mais une place réduite, à l'antiquité classique.
Me.
Notre système actuel est plus rapide, seulementonen vient, en le suivant, à ou à la fois le grec, le latin
et à gaspiller les plus belles années de la j jeunesse s sans te pour la culture dure : a
autres si versatiles, si ne Mais ane
rep ul. La haute culture ne mérite son nom que quand elle donne de la cohésion aux esprits, 4 quand elle fait comprendre l’époque où l’on vit,
quand elle rend capable d'admirer l'éternelle bonté, 1 l'éternelle beauté, l’éternelle justice, quand elle fait
acquérir l'aptitude de se sacrifier à un idéal, quand 5
L elle forme l’âme nationale.
1 Il existe une école qui met le éosmopolitisme l. au-dessus du patriotisme. Comme si, de même que l'amour de la patrie puise une force nouvelle dans 4 l'amour du home familial, ce n'était pas par l'amour ‘si de la patrie que l'on arrive à l'amour de l’huma-
| nité. ee ie | he FENTE RU, ci" Le pr overbe arabe ne de n’est jamais en vain qu cn a erré sous les palmiers. » Quand au printemps 4 . on parcourt les chemins foulés par les ancêtres; quand,
à travers le rideau des pe euplicrs, on voit se dresser les
ne. Ducs séculaires avec leurs toits à à pignons et leurs 4 fenêtres à meneaux ; quand la neige des vergers * resplendit sur la verdure renaissante, et que, dans la \ lumière intense des Brandes routes, les vieux arbres
et les us ns eux- mêmes semblent redevenir
| iris il en est qui ï appartiennent 4 au ns coin : ne terre que l’on habite, Y ont pis leur individualité notre rie On a à conscience d' aimer son us a n se amour en quelque sorte physique, et l’on comprend is À que le lien qui, dans le tourbillon tumultueux de
a lu univers, dans ie pei rpétuelle d des os |
nu Hu Fast n’est pas une pure A on on La culture intellectuelle Mare de ce nom conibu .
Le que es anaités de la vie. ne EI contribue à à “fournir à à un pays le HE Men don!
confondre avec celle-ci. is.