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au-dessus des pouvoirs de chaque Etat; en un mot, fédération avec tous ses avantages et toutes ses conséquences.
Du programme pacifique, c’est peut-être le seul point en deçà duquel soit restée la circulaire Mouraview ; c'est précisément ce qui distingue la proposition de Nicolas II du plus grand nombre des grands projets pacifiques conçus jusqu'ici, tels que ceux de Henri IV, de l'abbé de Saint-Pierre, de Kant même, de Napoléon III, de Lorimer ou de Bluntschli. C'est ce qui marque cette proposition au coin de la politique pratique. Nous devons donc envisager la situation actuelle de l'humanité et voir de quels progrès immédiats sont capables les peuples qui la composent dans l’état des gouvernements qu'ils se sont donnés ou qui les régissent à l'heure présente. Nous disons, avec Nicolas IT, qu'il est possible de doter immédiatement l'humanité d'un régime pacifique, régime qui sera au surplus à la basc d'une évolution qu'on peut prévoir semblable à l'évolution qui s'est produite entre les individus qui, partis de l'état sauvage, sont arrivés presque partout à constituer des états policés d'où est bannie la lutte individuelle et où la justice est organisée. Nous disons que, puisque la paix générale « répond aux intérêts les plus essentiels et aux vœux légitimes de toutes les puissances », il est possible de lui donner tout au moins un commmencement d'organisation. Nous disons que, puisque « c'est au nom de la paix que les grands Etats ont conclu entre eux de puissantes alliances, » ces grands Etats ne s'opposeront pas à ce que tous les peuples récoltent enfin « les bienfaits d'une paix réelle et durable. » Comme il est de toute évidence qu’une telle opposition ne viendra pas non plus des petits Etats, il semble bien que l'unanimité soit acquise pour pénétrer dans cette voie. Cette unanimité ne résulte-t-elle pas d'ailleurs de l'adhésion de toutes les puissances à la conférence projetée ? Puisque la « conscience des nations civilisées » est aujourd'hui affirmée, affirmée officiellement, affirmée diplomatiquement par un Souverain, par un Ministre des Affaires Etrangères parlant au nom de son Souverain aux représentants officiels de toutes les nations civilisées, cette conscience peut se manifester, cette conscience doit se manifester, et « la conservation de Ia paix ayant été posée comme le but de la politique internationale », la conscience des nations civilisées ne peut se manifester que dans le sens de la conservation de la paix. Elle doit assurer & sur les éléments de trouble et de discorde », sur le régime de la force, sur les provocations à la guérre, sur la guerre elle-même, sur l’ère de violence
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mdigne de nations civilisées ayant une con$cience, le triomphe de « LA GRANDE CONCEPTION DE LA PAIX UNIVERSELLE ».
F-. Êt comment doit-elle y parvenir ?
: “2 En cimentant les accords des Puissances « PAR UNE CONSÉ- LE - CRATION SOLIDAIRE DES PRINCIPES D'ÉQUITÉ ET DE DROIT SUR < LESQUELS REPOSENT LA SÉCURITÉ DES ÉTATS ET LE BIEN-ÊTRE DES