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grandes difficultés. Le plus bel éloge qu'on puisse faire de lui, c’est de proclamer bien haut que les indigènes l’écoutent et le vénèrent.
La politique très sage qu'il a pratiquée en Tunisie a été appréciée par tous les représentants du gouvernement de la République qui se-sont succédés : MM. Massicault, Rouvier, Millet, Pichon et Alapetite.
Le Résident général actuel, M. Alapetite, trouve en lui un précieux collaborateur, et nous sommes heureux de pouvoir dire que cet homme de haute valeur a droit à la reconnaissance de tous.
Sous son autorité, ia Direction de la Süreté publique a opéré des réformes quis'imyosaient. Ces réformes, — dont nous avons révélé toute l'importance,— ont permis à la Tunisie de retrouver son ancienne prospérité.
Par la répression énergique des crimes de toute espèce, nos tribunaux ont fait régner sur tout le territoire la sécurité qui était nécessaire pour les entreprises de nos colons et de nos commerçants. Oui, cette sécurité a mis toutes les charrues au travail, si bien que l’on a pu dire qu'aujourd'hui on laboure avec une ardeur inconnue sous le gouvernement beylical.
ET LCN,
La paix française qui règne en Tunisie a apporté des bienfaits inestimables. Les moindres réglements ont concouru au développement de la colonisation et; en s’efforçant de concilier tous les intérêts en présence, on a favorisé son essor.
Si, depuis l'occupation française, le prix moyen de la terre a quadruplé, et si cette plusvalue tend à augmenter, c'est aux innovations du Gouvernement qu'on le doit et, en particulier à l’organisation de la police. Français, Européens, indizènes apprécient hautement les avantages qui découlent du maintien de Pordre et de la sécurité; tous se rendent parfaitement compte des progrès accomplis et de l'heureuse influence qu'ils sontappelés à exercer sur l’avenir économique du pays.
D'ailleurs, la nature dela Tunisie, celle du sol et celle des hommes, réc'ame une discipline extérieure, une tutelle de tous les instants, sans lesquelles l'anarchie réapparaitrait vite. Le Protectorat, qui cst, par définilion même, un révime d'association, a permis à la France d’assurer le travail par la sécurité.
Quelques attardés ne cessent de se lamenter sur le sort des indigènes et ne craignent pas
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d'affirmer que la colonisation est incompatible avec leur bien-être. Oui certes, si, par bien-être on entend la stagnation perpétuelle dans les procédés ancestraux.
Bien au contraire, il faut détruire cette légende qui, dans certains milieux, tend à s’accréditer de plus en plus, etselon laquelle l'arabe est foncièrement réfractaire à toute marche en avant. Français et indigènes veulent pratiquer franchement une politique d'association, ce qui n'est pas la même chose que cette chimère de l'assimilation. La théorie barbare et stupide du refoulement des indigènes dans le désert n'a jamais été admise par la France. Le colon n’a jamais songé à chasser l’indigène ; il a réussi, au contraire, à sen faire un auxiliaire ; surtout, il s’en est fait l’'éducateur.
Tous deux se sont entendus pour aller la main dans la main ; également encouragés par le Gouvernement, ils se sont rendu compte que la bonne volonté po:vait venir à bout de bien des difficultés. Quel spectacle est plus beau que celui de deux races n'ayant ni la même langue. ni la même religion, ni les mêmes coutumes, vivant et havaillant, côte à côte, dans la paix et le bien-être !
Tout cela c’est au Gouvernement qu’on le doit, à la sécurité qu'il a su assurer, au travail qu'il a récompensé, à la civilisation qu'il a répandue.
Cest au ministre actuel des Affaires étrangères, M. Pichon, secondé par des administrateurs éminents comme MM. Alapetite, Dulasta, Gauthier, Roy, Blanc, Fleury, qu'il faut attribuer l’heureuse direction imprimée à l’administralion du pays. C'est grâce à eux que la colonisation a pris un essor si étonnant.
Nous devons, également, rendre hommage aux colons, qui ont apporté en Tunisie leurs bras, leur intelligence, lenrs capitaux; aux indigènes, qui ont compris la mission de la France etsa généreuse intervention ; aux Européens et en particulier, aux Italiens qui, par la main-d'œuvre abondante de Siciliens, sont venus à l'aide du commerce et de l’industrie et se sont soumis à toutes les exigences que comportait la situation.
Cette situalion, — qui provoque l’admiration des touristes qui visitent chaque année la Régence de Tanis, —: était nécessaire aussi au bien-être de l'Algérie. Elle existe indubitable-
ment aujourd’hui, et ainsi se {rouve réalisé le rêve de Jules Ferry.
Mais il faut bien se rénéter que cet état de choses est dû à l'institution d'une police dépendant exclusivement de l'Etat et soumise à une seule impulsion. Et celte police, et celle-là seule, constitue désormais le modèle que nous devons suivre dans les tentatives progressives et réfléchies des agrandissements de notre patrimoine colonial.
Vu : Le Président de thèse,