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La Banque de Pologne

2. Les maisons de banque les plus importantes étaient la maison «J, Natanson et fils», la maison « D. M. Szereszowski » et la maison « Adam Piedzicki» à Var-

sovie,

B) Les banques de l’ancienne partie autrichienne. — Le marché du crédit de l’ancienne partie autrichienne présentait avant la guerre un caractère très différent de celui de l’ancienne partie russe. Cette différence tenait :

19 A l'économie différente du pays même qui est pauvre et dont l’essor industriel commençait à peine;

20 À Ja législation financière beaucoup plus libérale;

30 À la puissance des marchés financiers de Vienne et de Prague qui faisaient partie du même organisme économique et politique.

Tandis que l'offre des capitaux nationaux était très limitée, la demande, surtout de la part de l’agriculture, était trèsélevée. C’est pourquoi l'usure s'est développée sur une très grande échelle, surtout dans les villages; on l’y voyait même s’abriter dans une certaine mesure sous la façade des coopératives de crédit appelées « familiales », dont l’existence fut rendue possible par la législation autrichienne favorable au mouvement coopératif.

C'est seulement dans les dernières années d’avant-guerre, que la lutte fut engagée contre cet état de choses, par l’intermédiaire des coopératives de crédit agricole ayant un but purement coopératif.

En dehors des coopératives de crédit, existait encore en Galicie un réseau des caisses d'épargne, municipales et d’arrondissement qui prirent aussi une large part dans la distribution du crédit aux larges masses de la population.

Les banques existantes jouaient un rôle peu important dans le financement de l’économie privée. Parmi elles, la Banque régionale occupait la première place. C'était une banque d'Etat ou plutôt du Gouvernement autonome local qui distribuait des crédits plus ou moins considérables à toute l’économie nationale. Le développement bancaire, en général, n’a fait de progrès notables que peu d'années avant la guerre, en corrélation avec l'expansion industrielle du pays.

Ce qui caractérise les banques de la partie autrichienne, c'est l’universalité de leur activité, embrassant généralement la distribution du crédit à long terme et du crédit à court terme. Elles étaient en même temps des banques d’affaires,

des banques faisant du commerce, pour leur propre compte et à COMMISSION,

Il est évident, qu'ayant éparpillé ainsi leur activité, s’engageant en outre dans des opérations spéculatives, tout en ne possédant que peu de capitaux propres, les banques ne purent pas déployer une activité saine et se développer suffisamment.

Les chiffres suivants au 31 décembre 1913 nous donnent une idée de l'importance relativement faible des banques de cette partie du pays (en millions de fr.-or?) :

GA DLIAUS DTO DEC SARA ARE Le Ses 89,1 CECUESP AV POLRÉCA EESTI EEE, 628,0

AR A I COUDUNDEREN PP En ET Da D a) DÉDOLSE TS PE CM SE MEL ME 207,1

Le développement de l’industrie dans l’ancienne partie autrichienne à fait augmenter la demande de crédits industriels. C’est alors que commencent à affluer toujours davantage les capitaux provenant des banques de Vienne et de Prague. Celles-ci prennent des intérêts très importants dans les banques polonaises. Les banques autrichiennes et tchèques créent en outre des succursales et même de nouvelles banques.

Après avoir subi de fortes pertes, les banques par actions passent de la politique des participations directes dans l’industrie, au financement de l’industrie, de préférence à l’aide des crédits en comptes courants et d’escompte. Le montant des participations des banques tombe de 60 millions de kr. en 1907 à 1.3 millions de kr. en 19132.

Parmi les différents crédits octroyés, ce sont les crédits en compte courant qui sont les plus importants. Les crédits d’escompte ne jouent pas un très grand rôle, ils se basent, d’ailleurs, surtout sur les crédits de réescompte.

Par opposition aux banques de l’ancienne partie russe, les banques de la partie autrichienne tirent leurs ressources presque exclusivement des crédits des banques de Vienne et de Prague. Leurs capitaux propres, bien qu'ayant subi un fort accroissement, sont peu considérables; les dépôts y sont tout à fait insignifiants. Les épargnants préfèrent conler leurs dépôts aux caisses d'épargne el autres institutions

1. La Banque de Pologne, 1828-1928. Y est comprise la Banque Régionale de Galicie qui possédait à elle seule plus de 24 millions de francs-or de capitaux propres, 408 millions de francs-or de crédits hypothécaires distribués, 64 millions de francs-or de crédits à court terme et plus de 76 millions de dépôts.

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