‹ L'Organisation du Crédit en Pologne Son Évolution Depuis la Première StabilisationChapitre 118 sur 214 · STE · texte numérisé non relu

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On peut encore mesurer, d’une autre facon, l'insuffisance des capitaux propres des banques privées polonaises, à savoir par rapport aux totaux des bilanst. {Voir tableau suivant) oo

Date AE a en millions de zlotys l Res $ 31 juil. 1925 ........ | 1.124,9 | 140 % HEdéC AIO 2 5 RARE | 1.023,9 | 15,2 % olmdécnl026 PERRET | 1.237,2 | 12,4 % Sldéc 01997 | 2.047,7 | 98 % SLA SLI 2 8 MMMRERENR | 2.731,4 | 10,4 % DRAC MI 2IPEPEEREE | 2.978,4 | 10,2 BACS 1030 LL EME 3.012,3 | 11,2 %

D'autre part, les capitaux propres des banques privées paraissent très faibles, lorsqu'on les compare avec ceux des trois banques d'Etat (Voir tableau suivant) :

Total des capitaux propres au : |

| | 31 31 31 | 31 31 ol décembre | décembre | décembre | décembre | décembre | décembre

(En millions de zlotys.)

Banques de l’économie natio- | |

DAT Elena 41.8 51.3 148.8 194,8 201.0 208.2 Banque agricole d'Etat ...... 12.0 15.0 Heil 140.2 148.5 159.0 Caisse postale d'épargne ...... 2.0 2.5 13.0 17.0 20.6 24.8 Total des capitaux propres des

banquès d'Etat ............ 55.8 68.8 240.9 352.0 370.1 391%9 Total des éapitaux propres des

barques privées ............ 156.0 153.8 199.8 284.7 305.4 337.1

Capitaux propres des banques privées par rapport à ceux des banques d'Etat ........ 264 %

| 1. Les bilans réunis de toutes les banques privées (données de l’ Inspectorat bancaire au ministère des Finances et du bulletin statistique du ministère des Finances)

À un point de vue, le progrès réalisé à cet égard par les banques privées paraît cependant très important : c’est par rapport au total des capitaux propres par établissement. En effet, les capitaux étaient éparpillés à la fin de 1923 entre 111 banques nationales avec 707 succursales, et à la fin de 1925 entre 78 établissements!. Ils n’étaient répartis à la fin de 1929 qu'entre 58 institutions bancaires et 5 maisons de banque. Le nombre des succursales a de même diminué, dans une mesure encore beaucoup plus forte.

Le mouvement de concentration des capitaux propres des banques montre donc, pendant ces quelques années, un grand progrès, ainsi que le fait apparaître le tableau suivant :

Au : Au 31 août 30 septembre 1928? 1930?

Nombre des institutions ayant un capital social d’un MITITONLeLEAUUESSOUS A PER ELA ET CC ENTER ENS RUE 0 0 8 Nombre des institutions ayant un capital social audessus d’un milion jusqu’à 2? millions...........:. 20 12 Nombre des institutions ayant un capital social audessus de 2? millions jusqu’à 3 millions............ 6 18 Nombre des institutions ayant un capital social audessus de 3 millions jusqu’à 5 millions............ fl 9 Nombre des institutions ayant un capital social audessus de 5 millions jusqu’à 10 millions........... D 7 Nombre des institutions ayant un capital social audessus de 10 millions jusqu’à 19 millions.......... 1 3 Nombre des institutions ayant un capital social de ROMNUILONSÉELRAU JESUS EPP EE RP NE ER 8 2

Nous voyons, cependant, que les capitaux propres des banques, considérés aussi bien au point de vue de leur montant en chiffres absolus qu’en chiffres relatifs (exprimés par rapport à l’état des capitaux d’avant guerre, aux totaux de leurs bilans, au nombre total des institutions ou comparés aux capitaux propres des banques d'Etat), paraissent trop faibles. En outre, les banques privées subissent encore la conséquence du legs fâcheux que leur a laissé l’inflation, sous forme d’immobilisation très forte de leurs capitaux.

1. Données du Bullelin statistique du ministère des Finances. Dans le ehitfre des banques sont comprises les cinq plus grandes maisons de banque.

2. Léonard Makowski, Les Finances (L'Encyclopédie de l'agriculture, de l’industrie, du commerce et des finances polonais). C'est-à-dire avant l'échéance définitive fixée par la loi bancaire pour l'augmentation du capital social.

3. Bulletin statistique du ministère des Finances. Les succursales des banques étrangères non comprises.

En effet, pendant la période de l'inflation, les banques firent de grands efforts pour protéger leurs capitaux contre la dévaluation. Etant donné l'impossibilité, en raison des prescriptions existantes, de les employer en achats de devises, il ne leur restait que de les placer en « valeurs réelles ».

C’est ainsi, qu’au moment de la stabilisation de la monnaie, les banques se sont trouvées en possession d’un grand nombre d'immeubles, de participations dans différentes entreprises et d’un portefeuille d’actions. Non seulement les capitaux propres des banques se trouvèrent employés dans ces actifs immobilisés, mais aussi une partie des capitaux étrangers qui leur étaient confiés.

La cessation des profits provenant de l'inflation, la faible rentabilité des immeubles, en comparaison avec le taux d’intérêt régnant sur le marché, le manque de capitaux libres sur le marché financier polonais, tous ces facteurs, furent cause que les banques n’ont pas eu la possibilité de liquider leurs immobilisations.

C’est pourquoi, pendant la crise de 1925, elles se sont trouvées dans une situation très difficile, d’où elles n’ont pu sortir sans dommages et pour la plupart n’ont été sauvées que grâce à l’intervention du Gouvernement.

Bien qu’à partir de cette époque, elles aient réussi à écouler, non sans grandes difficultés et pertes, une certaine partie de leurs immobilisations, le montant de ces dernières figurant dans le bilan reste toujours très important. Il augmente même en chiffres absolus, bien que son pourcentage, par rapport au total des capitaux propres, diminue continuellement! (Voir tableau suivant?!)

Soulignons que, parmi les différents groupes de banques se distinguant d’après l’origine de leur capital social (succursales des banques étrangères et banques nationales avec prépondérance de capital social étranger d’une part, et banques nationales avec prépondérance de capital social national d’autre part), le pourcentage du montant des immeubles par

1. En dehors du portefeuille-actions, les banques augmentent continuellement leur portefeuille des titres à revenu fixe surtout de ceux à long terme. Le montant de ceux-ci fut notamment : de 5.2 millions de zl. au 31 juillet 1925, de 29.6 millions au 31 décembre 1928, de 40.1 millions au 31 décembre

1929 et de 42.7 millions au 31 décembre 1230 sans les titres du fonds de réserve statutaire dont le montant fut au 31 décembre 1930 de 12.8 millions de zl. (Données de l’Inspectorat bancaire au ministère des Finances),

2. Données de l’Inspectorat bancaire au ministère des Finances.

Immeubles Participations et actions dans les DATE par rapport| entreprises En % des En millions| aux capit. |consortiales | En millions\ capitaux de 21. propres en millions propres en pourc. de zl.

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