‹ L'Organisation du Crédit en Pologne Son Évolution Depuis la Première StabilisationChapitre 117 sur 214 · HAS 0A EE · texte numérisé non relu

HAS 0A EE

Les capitaux propres (capital social et réserves) des banques privées en Pologne ont reçu le développement suivant”.

Total des Capital social Réserves capitaux propres Date en millions de Zzlotys | Ps | | | SA CIRE EM PAST EE Te | 128,8 28,2 157,0 «El | a Mo to CP ee | 130,6 25,4 156,0 4 | SAMAÉC MIA CPI CE ENS 130,0 | 23,8 153,8 SAUACC ALI 2 TRE NMENTE 113,7 26,1 199,8 | | JAN ACCAAIIDOMIETÉR TIRER 234,4 50,3 284,7 SANTÉ ALIDINGMO TERRES 239,0 | 66,4 305,4 | | | 9 LETÉC CIO SD NE EE er, 263,3 73,8 89451

a) Les chiffres antérieurs au 31 juillet 1995 sont difficiles à fixer à cause de la non-revalorisation des bilans.

À vrai dire, l’accroissement des capitaux propres des banques n’a commencé qu’à partir de 1927. Jusqu’alors, le capital social, aussi bien que les réserves, accusaient même une certaine régression. Depuis 1927, bien qu'une même tendance à l'accroissement se fasse jour, l’augmentation du premier est cependant beaucoup plus faible que celle des secondes et ce, malgré l’encouragement qu'a donné à l’augmentation des capitaux la loi bancaire. Tandis que le pourcentage du montant du capital social à la fin de 1930 par rapport aux chiffres de la fin de 1926 s’est accru de 115 %,, l'augmentation du pourcentage des fonds de réserve est de 162% (le total des capitaux propres s’est augmenté d'environ 115%). L’importance des réserves par rapport au capital social augmente continuellement à partir de 1928 (l’année 1930 exclue). Les pourcentages correspondants sont! :

AUS LRETUITEE TL ENTO 2 RE EE R A ENe de 21.9 % AUS lTECEMORENLOD ENT NE ER RNE de 194 % Au 31 » L'OD GSRR Te Re de 183 % Au 31 pe UT 100 AN - LANTERNE de 15.0 % Au 31 >» 102 GRR ne AUTRE e dé 26.3 % Au 31 » OP IN OR REA EN de 29.0 % Au 31 Et 1 9 AD ME ONE de 28.0 %

1. Données de l’Inspectorat bancaire du ministère des Finances pour toutes les banques par actions et les cinq plus grandes maisons de banque.

Une augmentation aussi faible du montant des capitaux propres s'explique par les conditions défavorables générales du marché national des capitaux et plus particulièrement par le revenu relativement faible que procurent actuellement les acticns bancaires (en dehors des actions de la Banque de Pologne).

Par ailleurs augmente l’importance de la participation des capitaux étrangers dans les nouvelles émissions des banques polonaises!.

Le nombre des établissements où les capitaux étrangers étaient représentés dans le capital social se montait à 25 au 31 décembre 1929 (sans la Banque de Pologne). Le montant total des capitaux propres des dits établissements était à ce moment de 160 millions de zl. dont 125 millions de capital social. La part de l’étranger dans les capitaux propres était de 76 millions de z1. dont 60 millions dans le capital social (à la Banque de Pologne, 22 millions dônt 13 dans le capital social?).

Les capitaux étrangers formaient ainsi 47,6 °/ dans les banques privées par actions où le capital étranger est représenté et 28 % pour l’ensemble des banques du pays. (A la banque de Pologne, ce pourcentage était de 8.6 %,.)

D'après le degré de leur dépendance à l’égard du capital étranger, les banques se répartissaient de la manière suivante : deux établissements avec 11.5 millions de z1. de capital social où la participation des capitaux étrangers était de 90% à 100%; 9 avec 31 millions de z1. où la part de ceux-ci se montait de 50 % à 89 %,; 9 avec 66.1 millions de z1., de 25%, à 49% et D avec 16.5 millions de zl. au-dessous de 25 5.

D'après leurs pays d’origine, les 76 millions de capitaux étrangers des 29 établissements considérés se répartissaient à la même époque de la façon suivante :

Nombre des Montant Pays d’origine établissements des capitaux Allemagne her Reeie 4 5 millions de Z1.

FRANCE Need ere 4 19 » > Grande-Bretagne ........... 7 8 > »

SUISSE RS ER ee te Le 1 1 » »

Belgique "em CON eee 5 7 > »

AUÉEICh'E TAN EN eee 8 17 » »

Etats-Unis 2:00 mener 3 15 » >

1. Mentionnons toutefois que quelques augmentations du capital social ont eu lieu dernièrement en Pologne uniquement par l’intermédiaire des capitaux nationaux (augmentation du capital de la Banque de commerce à Varsovie de 10 millions fut opérée par l’industrie sucrière). À

2. M. Smerek, Les capitaux étrangers en Pologne (Przeglad Gospodarczy, LS 0E5):

01, 1brd.

Guterman. 20

Le nombre des banques étrangères exerçant leur activité sur le territoire de la Pologne à la fin de 1930 est de 6 avec 15. succursales!. Parmi elles, ce sont les succursales des grandes banques allemandes ayant leur siège en Silésie qui déploient l’activité la plus intense (total des bilans : 153.6 millions sur 227.1 millions pour l'ensemble des banques étrangères, soit environ 70 %).

Le montant de leur capital social qui n’était encore que de 3.855 mille zl. du 31 août 1928 se montait à 8.190 mille zl. au 30 septembre 1930 (en outre, 638 mille zl. de capitaux de réserve), soit donc un accroissement de plus du double. Ces capitaux s’accroîtront prochainement davantage encore, étant donné que les succursales des banques allemandes qui, en vertu de la Convention de Genève, ne sont pas assujetties aux prescriptions de la loi bancaire concernantles capitaux propresetne possèdent que des capitaux propres infimes, dont elles ont été dotées par leurs maisonsmères, ont décidé de les augmenter prochainement?.

La progression des capitaux propres des banques permet à ces dernières d'appuyer leur activité sur des bases financières plus solides. Elle apparaît cependant comme insuffisante, lorsqu'on compare le montant actuel des capitaux propres des banques aux chiffre d’avant-guerre qui était de 340.6 millions francs-or à la fin de 1913. L'augmentation du capital social paraît très faible, même lorsqu'on compare celui-ci au chiffre constatable immédiatement avant la crise monétaire de 1925. Ce chiffre calculé en zlotys d’après la parité actuelle atteint, notamment, la somme de 213.6 millions de z1. Malgré toutes les augmentations, que le capitalsocial des banques réalisât, soit par l'effet de la loi bancaire, soit librement, soit, finalement, en vertu de la loi sur la revalorisation des bilans, l'accroissement de leur valeur réelle n'apparaît donc pas comme très marqué.

1. Banque Franco-Polonaise, Dantziger Privat Aktienbank, Darmstadtet et Nationalbank, Deutsche Bank et Disconto-Gesellschaft, Dresdner Bank Gdanski Bank Handlowo Przemyslowy. à

2. Un litige existait entre les succursales des banques allemandes en Silésie et le ministère des Finances au sujet de l'interprétation exacte de la Convention de Genève concernant les capitaux sociaux. Celui-ci maintenait, notamment que les banques doivent se soumettre aux prescriptions de la loi polonaise. Les institutions, sans trancher la question du litige en principe, ont décidé, de leur propre gré, d'augmenter leurs capitaux.

3, Dr G. Schœn. Das Polnische Bankwesen p. 101. Le nombre des banques fut en ce moment de 23

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