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par la crise de 1925-26. La progression, que Île mouvement d’accroissement des dépôts connut jusqu’à cette période, est tout à fait remarquable, aussi bien en ce qui concerne les montants, qu’en ce qui concerne le caractère de ces dépôts (Voir le tableau précédent)".
Le montant total des dépôts, et des dépôts à terme, en particulier, augmente alors continuellement jusqu’à la seconde moitié de 1925. Le pourcentage des dépôts à terme par rapport au total des dépôts fut? :
Aus 1rdécembre LISE PEN ERRES 0,626 — — LISA ASS PR arr 143 % — 30 juin RP ST ANT AS ee 20 40%
Par ailleurs, le mouvement d'augmentation du montant des dépôts recommence de nouveau à partir de la stabilisation de fait du zloty qui eut lieu vers la moitié de 1926: la progression continue. [l existe, cependant, un facteur défavorable à l'égard du mouvement d’accumulation des dépôts des particuliers dans les banques: c’est le taux d'intérêt élevé qui règne toujours sur le marché libre du pays et qui permet ainsi aux détenteurs de capitaux d’en tirer un parti beaucoup plus avantageux.
Les banques, dans la chasse aux dépôts, se faisaient au début une concurrence acharnée. Actuellement elles sont gênées par le taux d'intérêt maximum à prélever sur les crédits accordés, fixé par voie réglementaire. Le taux d'intérêt maximum payé par les banques sur les dépôts est fixé par elles toutes, d’un commun accord?.
Le tableau suivant nous donne une idée du mouvement des capitaux empruntés de toutes les banques pendant la période étudiées.
1. Dr T. Buczkowski et Dr H. Nowak, Le développement du crédit pendant les années 1918-1928.
2. Le taux d'intérêt maximum payé sur les dépôts par les banques privées était le suivant au début d’avril 1931 :
Dépots en monnaies Dépots étrangères et en en zlotys zlotys-or Dépôts à VUE .....................0.. D60-501/2007 3 %-4 UN NDTÉ AVIS Ce SIMOIS TERRE PRES 6 % 9 % -— — dre PNR TT) 40", 6 % — — 6 — et au-dessus 8 pa Gr3 AMOR
3, Données de l’Inspectorat bancaire au ministère des Finances.
Dépôts à Montant des apport dépôts et EE — Comptes Total des Total des dépôts À Foniptés courants | Capitaux | des dépots HENRI oil courants par DATE à termel à vue | créditeurs | empruntés! et comptes np téé us de à vue courants courants dec en millions de zlotys en pourcentages | | | | juil. 1925 | 101,8 110,5 | 181,3 291,8 | 393,6 | 25,9 | | | 31 déc. 1925 | 76,5 82,2 | 174,1 256,3 | 332,8 | 23,2 | | | 31 déc. 1926 | 151,2 149,8 | 215,1 364,9 | 516,1 | 29,3 100 À | | 31 déc. 1927 289,5 | 202,8 | 307,2 510,0 | 799,5 | 36,3 154,9 ; | | | 31 déc. 1928 438,3 262,2 | 298,8 561,0 | 999,3 43,8 193,6 | | | 31 déc. 1929 553,8 258,6 | 277,4 536,0 | 1.089,8 50,8 211,2 | | déc. 1930 640,4 237,7 | 306,4 | 544,1 | 1.184,5 54,1 229,5 | | | |
Nous voyons ainsi que le total des différents comptes de dépôts et des comptes-courants augmente continuellement. Mais ce qui est encore plus important, c’est que la composition de ces dépôts, au point de vue qualitatif, s'améliore considérablement. C’est ainsi que le pourcentage des dépôts à terme augmente dans une forte proportion, s’étant accru à la fin de 1930, en chiffres absolus, de presque quatre fois et demie par rapport au chiffre du 31 décembre 1926. Les dépôts à vue et les comptes-courants créditeurs se sont accrus en même temps d’un peu moins d’une fois et demie?. Les dépôts à terme aug-
1. Dépôts à terme proprement dit, dépôts sur livrets d'épargne et sur bons de caisse. Le montant des dépôts proprement dits s'élevait au 31 juillet 1925 à 83.4 millions de zl.,au 31 décembre 1926 à 114.2 millions de z1., au 31 décembre 1927 à 222.3 millions de z1., au 31 décembre 1928 à 326.9 millions de z1., au 31 décembre 1929 à 412.7 millions de zl.etau31 décembre 1930 à 461.8 mil. lions de z1.
2. Le même phénomène de l'accroissement des dèpôts des banques, et s'exprimant avec plus de netteté, s'aperçoit dans les banques faisant partie de l'Union des banques qui réunit les établissements les plus importants du pays. C’est ainsi que tandis que le total de leurs dépôts (dépôts à terme, dépôts à vue, correspondants «1oro ») étaient au 31 janvier 1924 de 21.6 millions de z1., ils se sont acerus à la fin de 1924 à 201.3 millions de zl. (soit environ 10 fois), à la fin de 1925 à 206.1 millions de z1., à la fin de 1926 à 308 millions de z1., à la fin de 1927 à 576 millions de zl., à la fin de 1928 à 804.5 millions de z1., à la fin de 1929 à 892.6 millions de z1., et à la fin de 1930 à 983.3 millions de zl. De même, les dépôts à terme, qui étaient au 31 janvier 1924 de 0.8 millionsde 71. augmentent successivement au 31 décembre 1924 à 28.6 millions, au 31 décembre 1925 à 38.8 millions, au 31 décembre 1926 à 72 millions, au 31 décembre 1927 à 154 millions, au 31 décembre 1928 à 239.9 millions au 31 décembre 1929 à 305.3 millions de z1, et à la fin de 1930 à 366.3 millions de z1.
mentent ainsi continuellement par rapport au total des dépôts et comptes-courants, atteignant un rapport toujours plus rationnel et dépassant à la fin de 1930 54 %. de l’ensemble des dépôts et comptes-courants. En même temps, s'améliore anssi la composition des dépôts à terme; la proportion des dépôts à terme de plus en plus long augmente. Tandis qu’en 1926, le terme de ces dépôts était généralement de 14 jours, les plus longs d’un mois, ilsse prolongent, à partir de 1927 et surtout à partir de la fin de cette année, jusqu’à 3 mois et plus. Ces derniers composent déjà, à la fin de 1927, presque 25 % de la somme totale des dépôts à terme.
Cet accroissement constant des dépôts est d’une importance primordiale pour toute l’activité des banques privées: étant donné la faible progression que subissent leurs capitaux propres.
Une partie de l’opinion pense que la forte progression de ces dépôts et comptes-courants, surtout pendant l’année 1924, était due directement à l’important accroissement de la circulation monétaire pendant cette période. Elle néglige l’importance du facteur de l’épargne. En réalité, l’augmentation du montant des dépôts était, à la fois, la conséquence de l’accroissement de la circulation monétaire, de la tendance naturelle à l’épargne et du lent dégagement des capitaux placés en valeurs réelles. Si, au cours de l’année 1924, l’augmentation des dépôts était, à côté du renforcement du mouvement de l’épargne, la conséquence également du fort accroissement de la circulation monétaire (qui s’est augmentée du 31 janvier 1924 au 31 décembre 1924 de 274 %, de 180.3 millions de francs-or à 675.7 millions), elle était due, dans la suite, dans une plus forte mesure, au mouvement de l’épargnet.
Dans le mouvement de l’augmentation des” dépôts dans les banques jouait encore un grand rôle le facteur de confiance qui renaissait lentement avec l’amélioration de la monnaie et de la situation financière du pays et surtout, avec l’assainissement des banques.
La forte crise que les banques durent subir en 1925-1926 avait eu cette conséquence que, pendant la seule seconde
1. Dr T. Buczkowski et Dr Henri Nowak, Le Développement du crédit pendant les années 1918-1928, p. 173. Il est intér essant de noter que, tandis que la circulation monétaire s’est augmentée pendant l’année 1924 d'environ 3 fois, les dépôts des banques de l’Union des banques se sont accrus pendant la même période d’environ 10 fois.
moitié de 1925, les banques se sont vues dans l’obligation de rembourser 30% de leurs dépôts; cette crise était due, essentiellement, au manque de confiance du public.
Le rythme d’accroissement des dépôts subit un ralentissement à partir de 1929, dû à la dépression économique. Il faut rappeler que ce sont surtout les dépôts à vue, dont l’augmentation est particulièrement faible; ceux-ci sont même en diminution à partir du dernier trimestre. Ces dépôts présentant avant tout le caractère de réserves de caisse des entreprises, ce phénomène témoigne nettement que l’épuisement de celles-ci se poursuit toujours davantage.
Si nous répartissons les capitaux empruntés suivant les différents. groupes de banques, distingués d’après la provenance de leur capital social (voir tableau suivant qui donne les chiffres au 31 août 1928)! nous nous aper-
| Banques nationales Succursales des | banques étrangères
| Capital | Capital Quatre social | social de Total T'otal grandes polonais | provenance| | banques | étrangère | | allemandes | | LA Capitaux propres...| 129.607 | 103.620 | ‘233.287 4.684 1.795 |
Capitaux empruntés 868.628 830.367 1798995
| | | | Capitaux empruntés par rapport aux | capitaux propres| FA | ANR TER TER (AGP? 801 % DANS NN: er 472 0N 0
cevons que les pourcentages des capitaux empruntés sont beaucoup plus élevés dans les banques où prédomine le capital social de provenance étrangère. La moyenne générale des pourcentages des capitaux empruntés de toutes les banques par rapport aux capitaux propres s’approche de 800%. Des écarts relativement importants à cette moyenne se produisent dans certaines banques; tandis que,
1. L. Makowski, Les Finances (dans l'Encyclopédie de l'agricullure, du commerce, de l’industrie el des finances polonais, p. 243). Mentionnons que le rapport entre les banques à prédominance de capital social de provenance étrangère et celles à prédominance decapital social national s'est nettement amélioré au profit de ces dernières.
dans les banques où prédomine le capital social de provenance étrangère, le rapport des deux catégories de capitaux est fréquemment au-dessus de la moyenne, dans les banques basées principalement surle capital social national, le pourcentage est généralement au-dessous de cette moyenne, surtout dans les banques de moindre importance. Celles-ci constituent la partie principale de ce groupe de banques.
La moyenne générale dans les succursales des banques étrangères et surtout dans celles des quatre grandes banques allemandes, est particulièrement élevée.
Ce phénomène trouve son explication dans le fait que les dépôts ont tendance à s’accumuler davantage dans les grandes banques. D’autre part, les banques où prédomine le capital social de provenance étrangère, profitent de très importants crédits de la part deleurs correspondants étrangers. Cela est encore plus vrai, en ce qui concerne les succursales des banques qui obtiennent des crédits importants de leurs maisons-mères à l’étranger, crédits quine présentent pas le même caractère instable que ceux obtenus par les banques polonaises!. Le rapport le plus élevé se fait remarquer dans les succursales des quatre grandes banques allemandes ayant leur siège en Silésie et s'explique aussi par le fait, qu’en vertu de la. Convention de Genève, les montants de leurs capitaux propres ne sont pas soumis aux minima fixés par la loi générale sur les banques.
L'étude des différents genres de dépôts (dépôts à terme et dépôts à vue ) classés d’après les différentes catégories de banques, présente un intérêt particulier (voir le tableau suivant donnant les chiffres au 31 août 19282).
On voit que la majorité des dépôts vient se confier aux banques à prédominance de capital social de provenance étrangère. Ce sont elles aussi qui détiennent la plus grande partie des dépôts à vue. Une proportion inverse existe dans les banques à capital social de provenance nationale qui détiennent la majorité des dépôts à terme.
Ce phénomène s'explique par le fait que les premières s’occupenten majeure partie du financement de l’industriedont en même temps elles détiennent les fonds de roulement. Les secondes, par ailleurs, sont, de préférence, banques de dépôts