Vo
déc. 1928 352.2 919.7 38.0 % 1:732.9 %
SHMÉCRIODOIREESERREE 352.8 934.8 37.8 Y 1.884.9 18.7
JINAÉC A LOS URSS 318.4 862.5 36.9 % 19115 16.7 1. L. Makowski, Les Finances, p. 252.
2. Bilan réuni de toutes les banques privées. Données de l’Inspectorat ban- Caire au ministère des Finances. (V. suite de la note page suivante),
Nous avons déjà étudié! le rôle des crédits indirects de la Banque de Pologne. Nous avons vu que celle-ci distribue surtout des crédits directs à l’économie nationale.
Pendant les années de l'inflation du mark, les banques polonaises appuyaient leurs opérations d’escompte essentiellement sur le réescompte auprès de l’Institut d’émission. Le pourcentage du réescompte par rapport au porbefeuille d’escompte était alors très élevé. À partir de 1924 ce rapport s'améliore. Les banques commencent à s'appuyer toujours davantage sur les ressources autres que le réescompte., La crise du zloty en 1925-1926 a de nouveau changé ces rapports dans ce sens, que, malgré la diminution du chiffre absolu du réescompte, le pourcentage par rapport au total du portefeuille d’escompte a marqué une forte augmentation, qui est due à la diminution générale des opérations d’escompte.
À partir de la deuxième moitié de 1926, les banques disposant de ressources plus abondantes, le pourcentage du réescompte par rapport au chiffre total des effets escomptés par elles ainsi qu’à la totalité des crédits, baisse constamment.
Les donnéesconcernant les banques de l'Union des banques furent les suivantes :
Réescompte | Escompte Rapport du Total Rapport du montant du En Ë DATEa réescompte|des crédits en réescompte à celui de millions au total des en millions de zlotys l'escompte de zlotys [crédits en % en | | 31 janv. 1924 fe7 | 3.5 48 | 17.1 9.6 | fe 31 déc. 1924 87.9 | 144.8 60.7 266.7 3229 | [ | | 31 juil. 1925 103.0 | 206.5 | 49.8 | 405.0 25.4 | | | 31 déc. 1925 103.1 | 167.4 61.5 | 352.8 29,2 | | | 30 juin 1926 | 110.0 179.0 61.0 | 380.0 29.0 | | 31 déc. 1926 115.0 211.0 54.0 | 442.0 26.0 | | 31 déc. 1927 226.8 462.6 47.7 | 878.0 25.2 | 31 déc. 1928 291.0 688.0 42.0 | 1.222.0 23.8 | | 31 déc. 1929 | 2940 | 707.6 | 415 | 13333 | 22.
a. Rapports de l'Union des Banques.
Il est intéressant de voir comment se sont développées les opérations de réescompte des banques auprès des établis sements étrangers. (Voir le tableau suivant donnant les chiffres pour toutes les banques’).
CE PNR ET Réescompte | % du rées- 2 — compte à Date dans le pays|à l'étranger! Total l'étranger | par rapport au total en millions de zlotys \ Éd E ÉPE e a e 168.7 | 5.6 174.3 3.4 % | SIP AEC MID TRE 217.5 40.6 258.1 15.6 % DLATÉC LI 28 RER 294.3 5129 352.2 16.5 % [l ni Clés PA) Rte | 292.2 60.6 352.8 172 % 30 -n0ve LOLOENTE NL] 265 SO SE SD) OR 15.8 %
Nous nous apercevons ainsiquele réescompteà l’étrangeraugmente(en dehors de l’année 1930, les banques polonaises nouant des relations toujours plus étroites avec les banques étrangères.
Notons que les devises étrangères constituent la plus grande partie du portefeuille réescompté à l’étranger (au 31 août 1928 les devises étrangères composaient 95% de tout le portefeuille réescompté à l'étranger). Par contre, le réescompte dans le pays se compose pour 99% d’effets en monnaie nationale et seulement pour 1% en monnaies étrangères?.
Parmi les différentes banques faisant le réescompte dans le pays, c’est la Banque de Pologne qui occupe presque l'exclusivité. La part de la Banque de l’économie nationale, de la Banque agricole d'Etat, de la Caisse postale d'épargne et des banques « communales » est relativement peu importante.
D) Garanties. — Parmi les autres genres d'activité des banques privées, il faut mentionner l'octroi de garanties. Ces garanties sont accordées aux entreprises polonaises,
1. Bulletins, statistiques du ministère des Finances. 2. L. Makowski, Les Finances, p. 248.
pour leurs relations avec l'étranger ou avec divers offices et institutions d'Etat.
Les agissements de quelques banques imprudentes ou malhonnêtes portèrent un grand préjudice à l’ensemble des institutions financières polonaises et ont beaucoup nui à la bonne renommée de ces dernières.
En effet, lorsque la crise de 1925 survint et que de nombreuses entreprises tombèrent en faillite, les cocontractants étrangers demandèrent aux banques garantes d'exécuter leurs engagements. Ces banques furent fréquemment hors d'état de le faire.
C’est alors que le Trésor public et la Banque de l’économie nationale intervinrent, en superposant leur garantie à celle des banques défaillantes. À l'heure actuelle, les banques sont arrivées à s'acquitter des engagements pris à ce titre envers l'étranger, jusqu’en 1927 et leur endettement envers le Trésor et la Banque de l’économie nationale est aujourd’hui infime.
L'évolution des opérations de garantie se marque par les chiffres suivants! :
Au 31 7 1925... 168. 9 millions de zl.
Au 31 12 1925... 169. 8 millions de z1.
Au 30 6 1926... 117. 6 millions de 1.
Au 3111421997. 211. 5:milions. de Zzl Au 31 12 1928... 256. O0 millions de zl.
Au 31 12 1929... 351. 7 millions de zl.
Au 31 12 1930... 182. 1 millions de zl.
Nous voyons donc que, si vers la moitié de 1926 le montant des garanties avait subi une notable diminution (les banques ayant fait face à leurs premiers engagements envers l’étranger), une augmentation constante du montant des garanties s’enregistre à partir de ce moment. .
Au courant de 1930, on constate une diminution considérable, les banques agissant avec beaucoup de circonspection, vu la crise générale. Bien que les banques polonaises soient actuellement beaucoup plus prudentes dans la délivrance de garanties, le montant élevé de ces dernières reste néanmoins un phénomène anormal, d'autant plus qu'en face de ces garanties les capitaux propres des banques ne sont pas suffisamment élevés.
1. Bilan réuni des banques privées. Données de l’Inspectorat bancaire.
Sur le montant des garanties au 31 août 19281 qui fut de 227. 8 millions de z1., il y eut des garanties :
des succursales de banques étrangères pour
lassomime de eee AS CRUE 6. 5 millions des banques nationales avec prépondérance
de CapItaAMétranréR APT SRE PERE ARE »
Soit établissements bancaires avec capi-
taux étrangers, LoLale "ner PE RCE 78. 1 millions Banques à capitaux nationaux ........... 149-752)
Nous voyons donc que les banques à capitaux nationaux ont fourni beaucoup plus de garanties que les autres, bien qu’elles ne dépassent pas tellement ces dernières ni au point de vue du montant de leurs affaires, ni au point de vue du montant de leurs. capitaux. :
E) Liquidité des banques. — En résumant tout ce que nous venons de dire au sujet de l’activité des banques par actions, il faut reconnaître que, malgré la forte crise que le pays traverse actuellement et l’affaiblissement de l’activité économique, à partir des derniers mois de 1928, la situation des banques et leur organisation intérieure s’est de beaucoup améliorée. L’expérience de la période de crise de 1925-26 a eu une influence salutaire sur toute la vie bancaire, et a même modifié considérablement la politique de crédit des banques. Celles-ci ont commencé à prêter une attention particulière à l'augmentation de leurs dépôts et au développement des opérations bancaires normales, s’adaptant à leur situation spéciale et à l’insuffisance de leurs bases financières, etc... Elles délaissent ainsi de plus en plus les opérations qui ne s'accordent pas avec le caractère de leurs ressources, c’est-à-dire les opérations de financement d'entreprises, les opérations de change, de bourse, les garanties. Parmi les différentes opérations de crédit, les banques mettent au premier plan les crédits d’escompte et le financement d’entreprises non plus à l’aide de participations directes, mais uniquement à l’aide de crédits en comptes-courants basés sur des gages réels.
Comme nous l’avons déjà dit, la stabilisation de la monnaie, qui eut lieu au début de 1924, et la création du zloty qui l’a
1. L. Makowski, Les Finances, p. 260 et le bilan réuni des banques privées
aie
suivie, ont fait affluer des dépôts dans les banques. Leur montant s’accroissait toujours, tandis que leur caractère, comme au temps de l'inflation, restait extrêmement mobile. Les dépôts à terme figuraient pour un montant minime, leurs échéances très courtes ne dépassaient que rarement un mois. Les banques se sont vues obligées à ce moment de garder dans leurs caisses des réserves importantes pour garantir une liquidité suffisante de leurs capitaux.
Dans les années suivantes, où les banques eurent à subir une crise très grave, leur encaisse fut toujours maintenue à un niveau très élevé, ce qui devait leur permettre de faire face à chaque moment à toute demande de remboursement des dépôts. Même à l'heure actuelle où la stabilité de la monnaie est assurée, le niveau d’encaisse dépasse de beaucoup les normes de couverture d’avant-guerre.
La situation de trésorerie de toutes les banques privées apparaît comme largement suffisante, si on n’envisage que les dépôts à vue et les comptes-courants créditeurs (voir tableau ci-dessous”):
Caisse et dis- Dépôts à vue et ibilité comptes-courants ponibilités créditeurs Rapport de | 2 5 s | sors AROSER 1 à 2 en pout- | | centages | en millions de zlotys | | | 1 | 2 | re à. | | | | 31 juill. 1925 .-.-. | 32.4 291.8 11.1 % D Je | IEC ALO2HET ETES | 47.8 | 256.3 | 18.6 % | | | dec TTL EC ETS | 85.8 | 364.9 235 % | tedéc 1927270 | 108.5 | 510.0 21.3 % | SAbdec 19287 -71e | 12125 | 561.0 | 23.4 XD | | | MAPdéCeLI29PE Te 133.8 | 536.0. 25.0 % | | Hedéc elOS0E TEE 126.1 | 544.1 23.2 % |
Pour se rendre compte du développement de la couverture des engagements des banques, il est très intéressant d’étudier
1. Bilans réunis de toutes les banques. Bulletins statistiques et données de l’Inspectorat bancaire au ministère des Finances.
les chiffres correspondants pour celles qui font partie de l'Union des banques. (Voir le tableau ci-contre :
En comparant les pourcentages des chiffres des réserves de caisse et des actifs par rapport aux engagements des banques pour les différentes années depuis 1924, nous apercevons que ceux-ci subissent de très fortes oscillations. Par ailleurs, leurs montants en chiffres absolus montrent une augmentation presque ininterrompue.
La question de liquidité, c’est-à-dire de la possession d'une réserve de dispomibilités suffisantes pour parer à toutes les éventualités, est devenue d’une certaine âpreté dans tous les pays après la guerre, les dépôts étant plus mobiles qu'antérieurement.
Il est très difficile d'établir des règles fixes en ce qui.
concerne les réserves disponibles que les banques devraient détenir. Leur montant dépend en effet d’une série de facteurs différents. Il est indispensable que, même en temps normal, le montant des liquidités s'adapte aux besoins saisonniers, à une tension plus ou moins forte sur le marché financier, etc.
La situation en Pologne a été, à ce point de vue, très variable; on y constate que les pourcentages des différents actifs disponibles et facilement mobilisables sont extrêmement élevés au début de 1924, descendant considérablement vers la fin de cette année, mais restant encore relativement élevés. Ils redescendent ensuite d’une façon très marquée vers le milieu de 1925. Tandis que, vers la fin de 1924, la diminution des pourcentages de liquidité pouvait s'expliquer par une certaine détente sur le marché de l'argent dans le pays et par un afflux dans les banques des dépôts à terme toujours plus long, la situation en 1925 est devenue pour ainsi dire catastrophique. C’est ainsi que, lorsque la tension sur le marché eut atteint son maximum, les banques ne furent pas en état de faire face à toutes les demandes de remboursement qui se produisirent alors. La situation en fut empirée et une ruée se produisit2.
L'état de choses s’améliora en 1926, surtout à la fin de l’année. Une forte augmentation des réserves de caisse