SAME
Le montant des prêts de la Société de crédit de Varsovie uSt beaucoup plus élevé que celui des sociétés dans les autres villes. Celle-ci, seule, avait émis les 2/3 de la totalité des lettres de gage de toutes les sociétés de crédit urbain, à-la fin de
L'activité de ces institutions, étant donné les besoins énormes de crédit immobilier qui existaient alors dans les villes, se développait toujours davantage.
L'émission totale des sociétés de crédit urbain s’est accrue de 149.6 millions de rb. en 1909, à 226.4 millions de rb. en 19152
Le système des sociétés de crédit urbain, bien que présentant un certain avantage par rapport à celui de la Société de crédit foncier à Varsovie?, présentait l’inconvénient d’une grande diversité. Celle-ci se manifestait au point de vue des méthodes du travail et de la sécurité que leurs titres offraient, ainsi qu'au point de vue des conditions de leurs émissions et du taux d'intérêt qu’elles servaient.
Les lettres de gage des sociétés de crédit urbain avaient généralement un cours assez bas, un taux d'intérêt élevé. L'intervention à la bourse, en cas de nécessité, était rendue par cela même, beaucoup plus difficile.
En dehors de ces 2? catégories d'institutions financières qui, elles, desservaient, chacune une branche différente de l’économie nationale, d’autres accordaient des prêts à long terme,
aussi bien sur la propriété agricole que sur les immeubles
urbains.
Parmi les autres institutions qui se consacraient spécialement à la distribution du crédit à l’agriculture, signalons les deux banques foncières d'Etat qui déployaient leur activité dans l’ancienne partie russe : la Banque de la Noblesse et la Banque Paysanne.
Elles se distinguaient avant tout d’après la clientèle qu’elles desservaient. La première accordait des prêts à la noblesse russe; son rayon d'action en Pologne était la région Est de l’ancienne partie russe. La seconde distribuait du crédit à long terme aux paysans, sans distinction de nationalité et sur tout le territoire de l’ancienne partie russe.