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tant également dans l’ancienne partie prussienne, sont spécialement élevés dans les anciennes parties autrichienne et russe.
Sont en outre très considérables les besoins de crédit: à long terme en vue d’investissements, de la part de l’agriculture aussi bien grande que petite. La guerre a occasionné des dommages élevés dont la réparation a exigé des dépenses très considérables. D'ailleurs, ces dégâts ne sont pas encore entièrement réparés, même à l’heure actuelle. On peut, d'autre part, constater une tendance très accentuée à l’intensification de la production dans la petite et moyenne agriculture et une augmentation du « standard of life » et de l’instruction générale des petits agriculteurs. Cela s’exprime par les divers investissements, la construction de demeures plus confortables et de bâtiments d'exploitation moins primitifs.
Les crédits à long terme fournis actuellement par les sociétés de crédit foncier, la Banque de l’économie nationale et la Banque foncière de Wilno (à la grande agriculture) et par la Banque agricole d'Etat (à la petite et moyenne agriculture) n’arrivent à satisfaire en réalité qu’une faible partie de la demande existante.
Il existe cependant de nombreux investissements agricoles pour lesquels les crédits à long terme proprement dits seraient superflus. En effet, ceux-ci sont accordés généralement pour une période de plusieurs dizaines d’années, tandis que certains investissements ayant un but productif s’amortissent en quelques années et les sommes recueillies, si elles ne servent aussitôt au remboursement, sont ensuite consommées ou utilisées en dépenses improductives. Pour ces Investissements, il faudrait un crédit de deux à cinq ans, intermédiaire entre le crédit à long terme et le crédit à court terme.
La nécessité de ces crédits à terme moyen apparaît très urgente après la guerre pour un certain nombre de raisons.
Avant la guerre, ce genre de crédits était très peu connu en Pologne, ce qui s’explique par l'abondance relative de capitaux offerts aussi bien à court qu’à long terme et par la tendance naturelle qui existait chez les prêteurs à proroger les échéances. Après la guerre, les rapports se sont radicalement modifiés à ce point de vue. C'est ainsi que les crédits à long terme dont les sources dans le pays sont faibles et qui n’arrivaient de l'étranger que dans des proportions infimes, ont
ne A diminué dans une très forte mesure. Ils sont devenus, d'autre part, très coûteux.
Par ailleurs, la nécessité des investissements agricoles, s’amortissant pendant une période relativement courte, est devenue très forte. En effet, le niveau de la technique agricole s'élève beaucoup. Les agriculteurs introduisent certaines cultures spéciales, culture maraïchère, fruitière, etc... et portent une grande attention à l’élevage. L’intensification s'exprime également par l’achat de machines agricoles plus perfectionnées. L'industrie laitière occupe une place de plus en plus considérable dans l’économie agricole.
Cette nécessité de l’intensification des méthodes de culture apparaît en ce moment plus urgente par suite de la crise agricole.
Les crédits à cette fin ne sont fournis que très insuffisamment par la Banque agricole d'Etat.
Les besoins de crédit à terme moyen prennent encore une autre forme : la consolidation de toutes sortes de dettes onéreuses à court terme. En effet, étant donné l'insuffisance de fonds de roulement ainsi que la nécessité parfois urgente de divers investissements, les agriculteurs se sont vus obligés de s’adresser au crédit à court terme le plus souvent très onéreux et même usuraire. Ces crédits sont généralement accordés sous forme d’effets de commerce qui, étant donné l’impossibilité de les solder à l’échéance, sont souvent prorogés plusieurs fois, de façon qu'ilssont devenus, en réalité, des crédits à terme moyen. Ils grèvent très lourdement l’agriculture et leur conversion en crédits à terme moyen est de toute urgence.
Quels sont les besoins de fonds de roulement de la part de l’agriculture polonaise ?
Ceux-ci présentent, d’une façon générale, un caractère
différent de ceux de l’industrie et du commerce par suite des différences fondamentales qui existent entre l’organisation de la production industrielle et minière, d’une part, et celle de la production agricole, d’autre part.
En effet, le cycle de cette dernière est plus long et dure jusqu'à un an pour la production végétale qui constitue la base de toute la production agricole, En outre, les deux principales périodes de dépense ont lieu ici l’une après l’autre. Il existe alors un besoin très important de disponibilités. Etant donné l'insuffisance des fonds de roulement propres et le faible afflux de crédits, les agriculteurs sont amenés à vendre une partie de