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dans le but de consolider certains engagements à court terme trop onéreux. Ce sont finalement les crédits à court terme destinés à compléter les fonds de roulement.
Une des tâches les plus importantes qui s'impose à l’agriculture est celle de l'amélioration des terres, tâche qui présente un intérêt d'autant plus grand que les paysans ressentent une « disette » aiguë de terres et que d'énormes superficies, impropres aujourd’hui à l’agriculture, pourraient constituer un réservoir considérable susceptible d’obvier à ce te pénurie!.
Les ressources qu'il serait indispensable de consacrer à cette fin seraient extrêmement élevées. Pour s’en faire une idée, il suffit de dire que 18 millions d’ha. environ devraient être améliorés et que, pour l’assèchement seul, il faudrait environ 12 milliards de zl!. Il est évident qu'il est trop difficile pour la Pologne d’arriver, par ses propres moyens, à exécuter cette énorme tâche, bien que certains efforts dans cette voie aient déjà été faits. C’est uniquement avec le secours de capitaux étrangers que la Pologne pourrait accomplir au moins la partie la plus urgente de ce travail gigantesque.
Viennent ensuite les besoins de crédit à long terme pour l’achat de terres de la part des petits agriculteurs. En effet, le désir d'augmenter la superficie de ses terres est très vif chez le paysan polonais. Il y a là, d’une part, une nécessité vitale étant donné le nombre très élevé de petites exploitations agricoles ne possédant pas des dimensions rationnelles. et une conséquence, d'autre part, du profond amour de la terre. C'est ainsi que, déjà avant la guerre, la majeure partie des économies paysannes étaient converties en nouvelles terres. Le parcellement de grandes propriétés qui a lieu aussi bien spontanément qu’en vertude la loi surla réforme agraire, exige de grands capitaux que l’agriculture, appauvrie par la guerre, par les crises et ayant encore d’autres besoins d’investissements très urgents, n’est pas en état de fournir par ses propres moyens.
Les besoins de crédit pour l’achat de terres, bien qu’exis-
1. Pour que ce phénomène nous paraisse bien compréhensible, rappelons le fort morcellement de la propriété paysanne et l'augmentation très importante de la population par l’effet de la réduction de l’émigrationet ce l'accroissement naturel considérable. . ÿ Fe
2. Rapport de la Banque agricole d'Etat pour l’année 1928, p. 19. Ces chiffres nous paraissent un'peu éxcessifs.