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Caisse postale d’'Epargne...... 65.0 128.8 200.9d| 315.8d| 383.6d| 431.34
Caisses d'épargne e)"......... 62.1 94.0 221.0 398.7 446 .4 582.1
Coopératives de crédit f) ......
Caisse centrale des sociétés ARTICOÏES M... planete
a) Non compris les comptes de la Caisse centrale de l'Etat, des Caisses du Trésor, des bureaux de douane et du ministère des Finances.
b) Non compris les placements du Trésor.
c) Deux banques : la Banque polonaise «communale » à Varsovie et la Banque « communale » de crédit à Poznan.
d) Y compris les sommes dites « de la IIIe valorisation ».
e) Municipales et d'arrondissement ainsi que les deux caisses d'épargne n’appartenant pas aux administrations autonomes territoriales.
f) Seulement les coopératives de crédit affiliées aux Unions de révision. =
g) Données provisoires.
En étudiant les chiffres du tableau ci-dessus, nous nous apercevons que le rôle aussi bien des banques privées que des institutions financières à caractère social ou destinées spécialement à l'épargne (Caisse postale d'épargne, caises d’épargne, coopératives de crédit) devient d’une grande importance à partir de 1927. Ces dernières accusent à partir de 1928 une expansion remarquable, beaucoup plus forte que celle des autres institutions de crédit. Par ailleurs, les banques d'Etat (Banque de l’économie nationale et Banqué agricole d'Etat, et la Banque de Pologne font ressortir, par contre, une certaine décadence.
Guterman. 6
MS ores
Il faut également noter la diminution générale de l'allure de l'accroissement des dépôts, pendant les deux dernières années, ce qui.s’explique par la gravité de la crise économique. En effet, étant donné l'insuffisance générale de fonds de roulement et l’absence d’aisance sur le marché monétaire, la crise se développe d’une façon particulière. De nombreuses entreprises se voient obligées de diminuer leurs avoirs en banques pour faire face aux besoins les plus pressants, la liquidation des stocks étant trop lente. On ne voit donc pas apparaître l'aisance monétaire caractéristique des lendemains de crises. Cela s'explique par le fait que tous les phénomènes sont affaiblis en Pologne par l’énorme insuffisance tant de capitaux libres que d’une formation adéquate d'épargne. La seule exception à ce sujet nous est fournie par les institutions sociales d'épargne, destinées avant tout aux petits épargnants. L’accroissement de leurs dépôts subit une hausse marquée pendant les années de crise.
Si maintenant nous étudions le caractère des dépôts dans les institutions financières, nous y voyons la grande prépondérance des dépôts à vue et des comptes-courants créditeurs sur les dépôts d'épargne proprement dits et sur les dépôts à terne, bien que ce phénomène tende à s’atténuer dans une sensible mesure.
L'augmentation des placements à caractère plus stable dans les banques pendant ces dernières années résulte du renforcement de la confiance envers les institutions financières et à l’égard de la monnaie, Ce phénomène se fait surtout sen- Lir à la Caisse postale d'épargne, aux caisses d'épargne et aux coopératives de crédit où l’afflux de dépôts d’épargne est considérable. Ces institutions remplissent un rôle social et économique de première importance; elles font l’éducation du futur client des banques, popularisent l'emploi des chèques et agissent contre les tendances à la thésaurisationt.
Il faut signaler toutefois un phénomène défavorable à l’ensemble de l’épargne monétaire nationale et à sa formation normale, c’est le caractère très instable des dépôts. Il suffit notamment qu'une baisse passagère de quelques points attei-
1. Le rapport de l'Union centrale de l’industrie, mines, commerce et finances polonais pour l’année 1929, p. 9, Przeglad gospodarczy (Revue économique), 1930, n°°10,
URSS
gne le cours de la monnaie! ou qu'un bruit se répande sur la Situation critique d’une Me (sans parler des facteurs d'ordre politique), pour qu’un certain état d’ inquiétude s’ensuive accompagné de retraits de dépôts et d’un accroissement de la thésaurisation.
Etant donné ce caractère des dépôts et l'importance relativement faible des dépôts à terme, les institutions financières sont obligées de garder continuellement une forte encaisse ainsi que d'employer leurs ressources d’une facon très circonspecte et à des placements pouvant être facilement lHquidés.
Si, par ailleurs, les disponibilités existant dans le pays et prêtes à s’employer dans des opérations de crédit à court terme, sont relativement importantes, les sources du crédit à long terme sont tout à fait faibles. La plupart de celles-ci sont déjà épuisées et la formation de nouveaux capitaux pouvant s’employer dans ces opérations, est rendue difficile par la situation précaire de l’économie nationale.
Le marché des capitaux en Pologne ne fut jamais suffisamment large. Il y manquait d’abord le développement d’une classe moyenne comme il en existe une en France, en Allemagne etc.., et qui comprend les petits rentiers assez aisés2.
1. Comme cela s’est passé en automne 1930. Par suite d’une demande passagère des billets en $, le cours du $ a augmenté de quelques points, une petite panique se produisit, qui s’est traduite par des achats considérables de dollars, par leur thésaurisation ainsi que par des retraits de dépôts.
2. Répartition du nombre des contribuables sujets à l'impôt sur le revenu, d’après l’échelle de revenus en 1928 :
Nombre ; Montant Echelle de revenus des % de l’impôt 4, annuels en zl. contribua- en bles millions de zl.
1MSU0 260070 291.700 DR OIRCZ 13.8 4.5 % 2-0600-18 800770 120.974 215206 15.6 HEURES 3.800- 5.200 ...... ” 32.629 5:8 % 9,9 3.2 % 52007200 7.7 39.441 ROME 9.6 OPA 7.200-12.000 ...... 41.317 TÉSNOS 20.5 GE 12.000-20 .000 ...... 19.398 SAMOS RIT 6.9 % 20 .000-30.000 ...... 1497 172 SAC A 30.000-40.000 ...... 3.408 1227 AIS 40.000-60.000 ...... 2.813 Sein GA 17.8 5.5 % 60 .000-80.000 ...... 1.051 11.2 SI AA0S 80.000 et au-dessus 1.837 156.6 51.3 % LOCALES RE CERCLE 562.365 10000 305.9 100.0 %
(Données de l'Annuaire statistique de l'Office central de statistique, 1930, p. 540.)
Ce sont surtout. les très petits revenus qui prévalent, Le nombre des titulaires
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D'autre part, l'habitude des placements en titres était peu connue.
L'activité économique relativement faible, les grands besoins en fonds de roulement qui s’accusèrent à partir du début du xx siècle avec l’industrialisation du pays, ne permirent pas, d’ailleurs, un développement suffisant du crédit à long terme avant la guerre. Celui-c1s'y basait, pour une part appréciable, sur des ressources étrangères. Par ailleurs, un montant très élevé de capitaux privés, difficile à préciser, s’employait -en opérations de crédit hypothécaire faites directement.
Les capitaux accumulés par les caisses d'épargne et les coopératives de crédit constituaient avant la guerre une autre source de crédit à long terme. Grâce au caractère de leurs dépôts, ces institutions pouvaient alors employer une grande partie de leurs capitaux en opérations de crédit hypothécaire en espèces.
L’inflation détruisit une grande partie de ces capitaux. Des dettes nombreuses furent alors remboursées en monnaie Jépréciée. La revalorisation n’a restitué aux préteurs qu’une
aible partie de la valeur réelle de ces capitaux. C’est ainsi que
la classe des petits rentiers, déjà assez peu nombreuse, a cessé d'exister. Par ailleurs, comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, la formation de nouveaux capitaux monétaires destinés à être utilisés en placements à long terme, s’est considérablement ralentie, les capitaux disponibles allant s’employer pour compléter les fonds de roulement et dans des opérations de crédit à court terme plus rémunératrices et finalement en investissements.
Les dépôts à vue et les soldes créditeurs des comptescourants ayant un caractère de réserves de caisse constituent actuellement une grande partie des dépôts dans les institutions financières. Vu cette nature, ces ressources ne peuvent servir qu’en faible partie à l’organisation du crédit à long tèrme.
Les caisses d’épargne et les coopératives de crédit, elles aussi, ne possèdent actuellement qu’une fraction de leurs ressources d’avant-guerre.
des revenus moyens est relativement très faible. Par ailleurs, l'impôt sur les gros revenus, où le nombre des titulaires ne constitue qu'une faible fraction du total, représente plus de la moitié du montant total. Les petits et les moyens revenus jusqu’à 7.200 z1. ne forment que 16.0 % du total de l'impôt, tandis qu'ils présentent 86.2 % du total dü nombre des contribuables.
D'ailleurs, les besoins de crédit à court terme de la part des diverses catégories de la population, qu’ils sont appelés à secourir, sont trop considérables pour qu'il reste une part importante de ressources disponibles pour des opérations de crédit à long terme. De même, les banques privées ne fournissent du crédit à long terme que dans une mesure infime, bien que le montant des dépôts à terme y soit considérableet augmente de jour en jour.
En effet, les placements, dans lesquels les banques polonaises pourraient engager une partie deleurs ressources, pour le profit du marché des capitauxet leur propre, leur sont fermés.
Le marché des valeurs mobilières ne fournit pas à celles-ci, à l’heure actuelle, l'instrument qui, non seulement leur assurerait une rentabilité suffisante de leurs placements, mais leur permettrait également une mobilisation facile des capitaux engagés. C’est ainsi que les avances sur titres des deux institutions les plus importantes qui effectuent de telles opérations, la Banque de Pologne et la Caisse postale d’épargne, bien qu'ayant augmenté dans les dernières années, ne sont que d’une importance relativement faible. D'autre part, la faible capacité d'absorption du marché des valeurs fait que, dans les conditions actuelles, la vente sur le marché, même d’un faible portefeuille d'actions, d'obligations ou de lettres de gage, provoque une baisse violente des cours et des pertes considérables pour leurs détenteurs. Les banques, en définitive, ne font pas de ces placements, ou bien acquièrent ferme des portefeuilles plus importants d’actions, sans l'intention de les revendre, prenant ainsi des participations permanentes. Par ailleurs, lorsque l'impossibilité d’un tel engagement durable résulte de la nature de la valeur, les banques s’abstiennent d’en faire l’acquisition. C'est ce qui a lieu, en ce qui concerne les obligations et les lettres de gage des banques d'Etatt.
Les banques, d’ailleurs, ne s'engagent pas volontiers actuellement dans la politique de financement des entreprises par l'acquisition d'intérêts, ayant à cet égard retiré une bonne lecon des événements pendant les premières années qui ont suivi la stabilisation de 1924. Elles se sont trouvées
1. Rapport de l’Union centrale de l’industrie, mines, commerce et finances polonais pour l'exercice de 1929 (Revue Economique, Przeglad Gospodarezy), n°210, %p. 9, et, 10: