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merce, en passant par l’industrie, est évident. En dehors du renchérissement du coût du crédit que cela provoque nécessairement pour le commerce, cette façon de procéder de la Banque de Pologne met dans les mains des industriels des moyens importants et bon marché dont ils se servent fréquemment, dans un but de « dumping de crédit » à l’intérieur du pays, au désavantage des entreprises qui ne profitent pas de ces moyens. [ls augmentent d’ailleurs de cette manière artificiellement leurs propres débouchés, engendrant une surproduction qui pèse ensuite sur toute la vie économique du pays.
I1 reste pourtant dans les mains du commerce un portefeuille important d'effets que ce dernier est obligé de jeter sur le marché privé de l'argent.
Parmi les différentes branches du commerce, c’est le commerce d'exportation qui est avant tout avantagé par les crédits de la Banque. Son importance en Pologne, vu la prépondérance de la balance commerciale dans la balance des comptes, est énorme. En dehors des facteurs d'ordre interne, c’est-à-dire ayant trait à son organisation même, qui rendaient sa lutte sur les marchés étrangers très difficile, il rencontrait encore, dans son expansion, la concurrence acharnée des divers pays. Ces derniers, possédant un appareil commercial et de crédit mieux organisé et des ressources plus abondantes, pouvaient offrir des conditions de crédit meilleures, battant ainsi par ce « dumping de crédit » le commerce polonais non seulement sur les marchés étrangers, mais à l’intérieur du pays même, malgré des tarifs douaniers élevés.
Dès le début de son existence, la Banque de Pologne a fait des efforts pour favoriser l'exportation, en appliquant des conditions spéciales d’escompte aux effets en provenant et en fixant en sa faveur des contingents élevés.
C’est l’agriculture, dont la participation dans les crédits de la Banque de Pologne augmente continuellement, comme bénéficiaire des crédits obtenus, aussi bien directement qu'indirectement. Il faut souligner que la politique économique du Gouvernement s’est dirigée depuis peu de temps vers la protection de l’agriculture. On discutait depuis longtemps sur la question de savoir, ce qui doit prévaloir en Pologne, l’agriculture ou l’industrie. La mission des experts du professeur Kemmerer, F. Dewey, l’ancien Conseiller financier de la Banque de Pologne et une grande partie de l’opinion pu-
Guterman. 11
blique ont incliné vers l’idée que ia Pologne doit être avant tout agricole, que c’est l’agriculture qui est la richesse essen tielle du pays, que c’est d’elle que viendra l’assainissement de l’économie nationale, que c’est elle, finalement, qu’il faut protéger de préférence. Cette opinion a trouvé sa traduction dans la politique de crédit de la Banque.
e) Répartition des crédits d’après le caractère d'entreprises qui èn profitent. Il est aussi intéressant de voir comment la répartition des crédits de la Banque de Pologne s’est faite encore au point de vue du secours financier apporté directement aux différentes branches de l’économie nationale d’après l'importance de leurs entreprises.
On remarque, d’une façon générale, que c’est la grande industrie, c’est-à-dire celle qui englobe les entreprises les plus considérables et où la concentration est habituellement la plus forte, telle que l’industrie du charbon, la métallurgie, l’industrie textile, l’industrie chimique, l’industrie du sucre, etc... qui obtient la majeure partie des crédits. Si l’on se souvient en outre qu'une grande partie des crédits indirects sont accordés aux grandes entreprises par l'intermédiaire des banques, la prépondérance de celles-ci parmi le total des bénéficiaires des crédits de la Banque de Pologne devient évidente. |
Il y a également un autre moyen de mesurer quelle était l'importance des entreprises recevant, par préférence, des crédits de cette dernière. Ce moyen consiste à analyser le portefeuille de la Banque d’après la valeur nominale moyenne des effets de commerce escomptés dans les différentes succursales.
Nous voyons, en effet, (Voir tableau suivantt), que la valeur moyenne par effet dans la succursale où celle-ci est la plus basse augmente, tandis que la valeur moyenne par effet dans la succursale où celle-ci est la plus élevée s’abaisse. La valeur moyenne dans l’ensemble du pays qui diminuait jusqu’en 1928 commence à monter à partir de cette année,
i. Rapports anriuels de la Banque de Pologré:
Valeur moyenne par effet en zl.
Dans la succur- Dans la succursale où celle-ci sale où celle-ci Dans l’ensemble
Année est la plus — est la plus du pays basse élevée DORA RE ae te tn 234 1.785 — TRES ANS CN TES RARE ERA 231 1.549 — OPA SENS OR RP ER ES 246 392 709 DOTE CR CA re ES 239 1.287 594 RD a des le te lens oies Poe 324 1.247 632 RAT te RTL NS AR PAR RE 343 1.332 690 OR RE CSS 342 1.328 752
D'une façon générale, la moyenne par effet est assez élevée, surtout lorsqu'on la compare avec celle des effets dans la circulation totale du pays, où prédominent essentiellement les sommes de faible importance. Tout cela montre nettement que ce sont surtout les très grandes entreprises qui, soit directéement, soit indirectement, profitent des services de la Banque. Ceci est d’ailleurs un phénomène normal dans les pays de forte concentration industrielle, où le marché monétaire fonctionne normalement. Mais, en Pologne, à côté d’une concentration industrielle assez forte dans certaines branches, c'est principalement la petite et la moyenne entreprise qui forment la base essentielle de toute l’économie nationale.
Pour remédier à cet état de choses, pour permettre l’accès du crédit à bon marché aux entreprises d’une envergure plus faible (et pour arriver de cette manière à agir en faveur de l’abaissement du taux d'intérêt en province), la Banque de Pologne avait autorisé ses succursales à accorder directement à ces entreprises du crédit d’escompte sans passer par la Centrale. Le montant maximum du crédit accordé par entreprise fut augmenté en 1929 jusqu'à la somme de zl. 5.000.
Ces crédits furent octroyés en 1928 à 698 clients pour la somme de 2,3 millions de zl.; en 1929 à 972 clients pour la somme de 3,2 millions de 1.
Î) Différence entre les crédits d’escompte accordés et utilisés. — Un autre élément intéressant à souligner dans l’activité de crédit de la Banque de Pologne, c’est la grande différence qui existe entre les montants des crédits d’escompte accordés et ceux effectivement utilisés par les différentes branches de l'économie nationale.
D'une facon générale, il existe toujours une certaine marge entre le montant des crédits accordés et ceux effectivement utilisés. Cette marge doit servir de réserve aux entreprises dans le cas de besoins urgents en disponibilités liquides; ceci est d’ailleurs un phénomène normal commun à tous les pays.
Cependant, les conditions toutes spéciales de l’économie nationale polonaise, où le taux d’intérêt qui règne sur le marché privé est extrêmement élevé et où il l’est aussi, quoique dans une moindre mesure, dans les banques privées, font que les usagers du crédit de la Banque de Pologne devraient être tentés d’utiliser ce crédit jusqu'au maximum des possibilités. Cela aurait d'autant plus de raisons d’être que la moitié au moins des crédits accordés sont des crédits directs.
Nous voyons cependant que, même aux périodes les plus difficiles de la vie économique polonaise, les crédits accordés par la Banque de Pologne ne pouvaient pas être entièrement utilisés. En examinant dans le tableau ci-contre la rubrique concernant le pourcentage d'utilisation des crédits d’escompte, nous voyons que, quoique celui-ci augmente avec l’accroissement des difficultés sur le marché national du crédit, il reste cependant toujours assez éloigné du chiffre 100.
Les causes de cet état de choses tiennent à des facteurs d'ordres différents. Elles ont trait surtout au manque de matière escomptable suffisante, appropriée à l’escompte de la Banque de Pologne. Mais comment expliquer cette différence alors quele pays se trouve sursaturé d'effets de commerce ? C’est, en premier lieu, parce quele principal des effets de commerce en circulation sont à échéance de plus de trois mois.
En effet, les crédits quiconviennent le mieux à la Banque de Pologne comme Institut d'émission, cesont ceux d’escompte et principalement ceux à trois mois au maximum. Les effets en question, pour être de toute sécurité et pouravoir le caractère d’une véritable garantie, doivent provenir d’une opération commerciale effective.
Jusqu'en 1927, le crédit à long terme n'existait presque pas. C’est pourquoi on remplaçait les crédits d’investissement dont l’économie nationale avait grand besoin, par des effets de commerce dont l'échéance était de 6 mois à 2 ans. Une autre cause de l’abondance des effets de commerce à long terme, c’est l'insuffisance de capitaux de roulement et l’on s’efforçait d'y suppléer par une prolongation
Tableau des crédits d'escompte de la Banque de Pologne accordés et utilisés] 164 bis
| Crédits | % de | Crédits % de Dale accordés | utilisés lutili- Date accordés | utilisés | l'tilien milliers de zlotys| sation en milliers de zlotys| sation es L.
| | | | | | | ol Janvier 1026. 347.5 | 284.6 81.9 31 MAI 19240 | 129.8 | 126.5 | CHÉNENYA S) RÉVTIEr.-— En: 348.1| 294.1 84.5 % 30 JUN RTE 173.8 | 138-804 F80 "007151 Mars — ...... 350.1| 301.5 Gb 31 JUIL RRRRE AO MCE | 76.0 %] 30 avril — :..... A 303.3 LES 31 août — ,..., | 266.7 199.7 | 75.0 %] 31 Mais =, FES 345.6 | 302.9 SHSOMOE SUBÉeDIEMDreR er 26122 23327 83.3 %] 30 QUENE "CEE | 349.2 | 301.3 86.2 9 | 31 octobre — ..... 285.9 245.0 Lo %! 31 juillet — ..... 380.7 | 304.2 T0PS A0 30 novembre ! — ..... | 291.4 LA REC ON IS 0Bseptembre. Mr 4212131597 5 0MOS SIMSUÉCeMErEN re | 315.6 | 256.9 | SP OoldécemDres re 449.3 | 321.3 AUURS) % | 31 janvier 1925. | 345.0 | 270 .4 78.3 %| 31 MALI) 274 PER 494.5| 351.9 TASSE 28 TOVPICLME RER 373.8 | 286.2 76.5 %] 30 JUS —. AE | 538 .4| 387.8 FRA UNSS où Mars — ,,... 378.8 306.6 21 0 RSDESeptembre pe | 560.5 | 419.7 74.8 % 30 avril — ..... 37p 2 201 07e 70 ES lEdécempre re. 650.0 | 456.0 TORRES SA PONT Mai — ..... 370.8 296.3 80.0 91 31 4 mars 1928 ; E 3 : 760.8 495 .8 \65 8 % 30 JULDA APE PES 364 .4 | 2993 182:1"2/| 30 juin — %...., ea 581.5 TOMAMNO sil JUIN ENT | 350.2 | 302.9 | 86.6 %] 30 septembre — 2... 800.6] 660.0 824007 31 ROUE Eee 348.8 | 285.4 | CH TUON RS NIOTÉOEND RON y 640.7 FSC" 30 septembre — ..... 11334800 1039973 l SFFANE IS EVE MEPARE : 00e | 932.2 | 704.0 75 DUO, 31 Octobre 7... | 338 .0 | 289.8 | 85.8 %1 30 JUNE, PERS | 9272774104 80.0 % 30 novembre — .,... 343.3 280.2 84.4 %1] 30 septembre — ....., | el 725.8 TAPER 31 décembre — ..... 341.2 289.4 SAT IRON CeM EN PRET | 990.9 | 704.2 DAT 31 He 19300 | 1.104.6| 623.6 56.4 % 30 JUIN —) Eee. | Ab 581.3 | DURS | 30 septembre — ...... | 1.179.6| 704.8 DORSIECE | 31 décembre — #50. | Los 672.0 | 60.0 % |
des crédits. Ce phénomène se manifeste surtoul au moment où certains symptômes de crise apparaissent, lorsque l’écoulement des produits devient difficile et quand les industriels et les commercante essayent de ranimer le marché de consommation par l'amélioration des conditions de crédit. Ces phénomènes se produisent pendant la crise de 1925-26; nous les voyons aussi reparaître à l'heure actuelle, malgré les mesures et les décisions des diverses organisations, aussi bien officielles que professionnelles, dont le but devrait être l'assainissement de la circulation des effets de commerce:
D’autres causes de la faible utilisation des crédits d’escompte accordés par la Banque se trouvent dans le manque de matière escomptable de bon aloi provenant d’opérations commerciales effectives et ayant tous Îles caractères de sécurité indispensables au portefeuille d’une Banque d'émission.
La crise de stabilisation et ensuite celle de 1925-26 ont fortement affaibli la solvabilité financière de nombreuses maisons. Le même phénomène se reproduit sous une forme encore plus aiguë à l'heure actuelle. Il arrive très fréquemment, que les entreprises ayant le plus grand besoin de crédits, ne ce trouvent pas en possession d’une matière escomptable répondant aux exigences de la Banque. D’autre part, l’activité de crédit de cette dernière doit, pendant de telles périodes, être très prudente, ce qui ne facilite pas la solution du problème.
Le manque d’un bon portefeuille d’escompte, pouvant être remis à la Banque de Pologne, était dû encore à d’autres facteurs provenant de l'inflation. Pendant la période qui à suivi la réforme monétaire en 1924, aussi bien que pendant la période qui va de la chute du zloty en 1925 à sa stabilisation légale, la plus grande partie des opérations commer- -ciales, par suite de l'instabilité de la monnaie, se faisait en monnaies étrangères, surtout en dollars: les effets de commerce qui en provenaient étaient évidemment exprimés dans la même monnaie. Il en résulta ainsi une « disette » de matière escomptable de bon aloi exprimée en zlotys. Cela ne permettait pas à la Banque de Pologne, opérant uniquement sur des effets de commerce nationaux en zl., de trouver pour sa politique de crédit des bases suffisantes, aussi bien au point devuequantitatii qu'au point de vue qualifitatif. Ce phénomène, bien que dans une mesure bien plus faible, a lieu encore à
l'heure actuelle.
On a voulu expliquer l'insuffisance relative d'effets de commerce et leur médiocre qualité par la faible pulsation de la vie économique; mais cette explication, donnée aux moments mêmes où l'assainissement de la vie économique ne laissait aucun doute et faisait entrevoir un progrès impor- ‘tant, n'avait aucune réalité. On a oublié de dire que le gros des effets de commerce était composé d’effets exprimés en dollars et en d’autres monnaies étrangères : or, ces effets étaient en surnombre et c’est eux aussi qui composaient les éléments les meilleurs. On évitait aussi les effets de commerce exprimés en zl., pour cette raison, que l'on n'était pas sûr de pouvoir les escompter à la Banque d'émission ou aux autres institutions de crédit du pays, sur lesquelles on voulait rejeter le risque monétaire.
La circulation d’un très grand nombre de traites financières reste également une cause importante de l'insuffisance des effets de commerce pouvant être escomptés à la Banque de Pologne.
Nous avons déjà parlé à plusieurs reprises du phénomène de la «disette » de fonds de roulement de l’économie nationale. Pour remédier au manque de capitaux monétaires, les différentes entreprises procèdent à l’émission d’effets financiers, espérant se procurer des ressources, en les escomptant.
Le phénomène d’une circulation trop volumineuse de ces effets présente des dangers, d'autant plus grands pour toute l’économie nationale, que le marché monétaire n’est pas normalisé. Ceux-ci constituent un élément généralement moins sûr et, comme ils ne proviennent pas d'opérations commerciales réelles, ils ne donnent pas de garantiessuffisantes. Ils sont émis en grande partie par les entreprises qui n’ont pas encore été suffisamment assainies et dont la situation financière est instable. Les fonds provenant de l’escompte de ces effets sont fréquemment utilisés dans des buts spéculatifs. Tandis que l'émission des effets de commerce, ayant pour base une opération commerciale réelle, a pour limite le montant de ces opérations, ici le volume des effets financiers n’a, pour ainsi dire, aucune forme déterminée.
La présence dans le portefeuille d’escompte de la Banque d’une quantité trop forte de tels effets devait troubler la sécurité de ce portefeuille. C’est pourquoi celle-ci montre beaucoup d'attention dans la sélection de ce dernier.
__ D’autres causes expliquent également la faible utilisation
des crédits accordés par la Banque; elles tiennent aussi en grande partie à la politique même de la distribution du crédit de la B. P., par voie de contingentement. En effet, les contingents sont très étroits. Il arrive aussi fréquemment que, tandis que dans une partie du pays ou dans une branche de l’économie nationale ou même dans une entreprise, les crédits ne sont pas pour le moment nécessaires ou qu'il n'existe pas de matière escomptable suffisante, la quantité d'effets pouvant être remis à l’escompte peut être en excès ailleurs et les besoins de crédit peuvent y être très pressants. Et comme l'adaptation n’est pas automatique, les corrections apportées à la répartition des contingents causent cependant des retards et des à-coups inévitables. Il faut également prendre en considération le faible nombre des entreprises qui sont accréditées auprès de la Banque de Pologne; et celles-ci n’augmentent que très peut. Ce sont seulement les maisons les plus importantes qui y ont accès direct et celles-ci peuvent, soit ne pas avoir la matière escomptable correspondante, soit, ayant accès facile à d’autres sources de crédit bon marché et ayant généralement des fonds de roulement plus considérables, ne pas vouloir faire utilisation immédiate de tout leur contingent {conservant ainsi une marge suffisante, pour servir de réserve.
Cette politique n’embrassant dans son activité relative aux crédits directs que peu d’entreprises, est en effet trop conservatrice.
On pourrait songer à remédier aux conséquences de cet état de choses, en augmentant le nombre des entreprises admises aux crédits d’escompte. Cela cependant aurait pour résultat l'accroissement du risque des opérations d’escompte et la diminution de la liquidité du portefeuille, condition qui est d'une importance primordiale pour une banque d'émission. La Banque de Pologne ferait d’ailleurs de cette facon concurrence aux banques privées. Le seul remède serait l'augmentation des crédits indirects par l'intermédiaire des institutions financières.
À un autre point de vue, le problème de la répartition des crédits présente un aspect intéressant, c’estcelui de lalongueur de l'échéance des effets remis à l’escompte.
Cette question présente un double intérêt :
1, Voir tableau à la p. 152.
1° en ce qui concerne l'appréciation de la situation du marché de l'argent, et
20 en ce qui concerne l'appréciation de la politique de crédit, de la Banque. Celle-ci en n’escomptant que des effets à courte échéance, exerce une influence visible sur le renchérissement du taux d'intérêt du marché de l'argent.
Le tableau suivant nous présente la durée moyenne de l'échéance à courir des effets de commerce du portefeuille d’escompte de la Banque dans les diverses succursales, ainsi que la longueur moyenne générale de l'échéance de ces effets! /
Durée moyenne de l'échéance à courir dans les diverses succursales (En journées)
Année Minimum Maximum Générale
ORAN a 0 le tiens oeil 32 78
1ODE Me RM PA LUE LENTE Me tee 2 34 76
TS PA RER RE SES LE CRE EN E CIE 44 83 64 LOT EE SSP a eee TS een 39 88 69 LPS SA ee cer ES OA 43 93 71 LOLITA 54 CH 7e DOS OR RER M CE 5) 99 76
Nous voyons donc que la moyenne minimum, aussi bien que la moyenne maximum et la moyenne totale, augmentent continuellement, même en 1930, malgré la restriction introduite à la fin de l’année et concernant la longueur maximum de l’échéance?.
Cela s'explique
1° par le fait de l’augmentation constante des échéances des effets circulant dans le pays, ce qui avait, dans dé nombreux cas, pour but de remédier au manque absolu de fonds de roulement monétaires dans le pays;
2° par les pratiques des industriels qui, voulant écouler leurs stocks et développer la consommation, se sont vus obligés de consentir aux acquéreurs de leurs produits, des crédits à terme plus long;
3° ajoutons, dans une certaine mesure. le fait de l’augmen-