SES
adopté, un projet de règlement prévoyant entr’autres dispositions que la Commission des Finances serait élue pour un an.
L’art. 46 du même règlement accorde également a la Commission des Finances, en matière d'impôts, une certaine initiative que ne lui reconnaissait pas la loi du 19 Décembre 1900 : « Les projets dûs à l'initiative de la Commission des Finances doivent être soumis aux Délégations séparées. Ils ne peuvent être délibérés par l’Assemblée plénière que si l’une au moins des sections séparées les a adoptées. »
Bien que restreinte dans ses attributions, la Commission des Finances Algérienne joue surtout depuis trois ans, un rôle prépondérant dans l'élaboration du budget et son influence au sein des Délégations dont elle émane s’oppose victorieusement à celle de l'Administration. Ces résultats proviennent principalement des modifications apportées à sa méthode de travail.
Jusqu’en 1927, la Commission siégeait en même temps que les Délégations et elle était saisie parfois, à la veille de l’Assemblée plénière, d’amendements qui bouleversaient complètement l’équilibre du budget. Limitée par le temps et obligée de remettre sans cesse son ouvrage sur le métier, la Commission ne pouvait se livrer qu’à une étude superficielle du budget et n’avait pas une politique financière d'ensemble.
Depuis 1927, rompant avec les errements passés, elle a inauguré une nouvelle méthode de travail. Les Délégations réunies saisissent la Comrnission des Finances du projet de budget puis, au lieu de continuer à siéger en délégations séparées et à discuter le budget, elles s’ajournent.