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On voit que la progression qui est normale de 1902 à 1916, s’accentue ensuite pour atteindre son maximum d'intensité dans la période 1926-1930 au cours de laquelle les impôts passent de 409.739.845 francs à 837.719.280 francs.
On ne peut pas donner comme excuse à cette fiscalité excessive la dévalorisation du franc, celle-ci ayant produit son effet dans les années antérieures.
Si encore la répartition des impôts s’effectuait d’après le principe de l'équité fiscale, on pourrait certes se plaindre que la charge est trop lourde, récriminer contre la politique financière des Délégations Financières, maïs, en fin de compte, on s’inclinerait avec résignation, sinon de bonne grâce, devant les nécessités budgétaires.
Malheureusement, c’est le contraire qui est vrai. Ne représentant en réalité qu’une classe sociale : celle des grands propriétaires fonciers, il était fatal que les Délégations Financières se ressentent de leur origine au moment de créer les impôts destinés à procurer les ressources nécessaires à l’équilibre du budget. Ce qui frappe d’abord, dans le système fiscal algérien, c’est la disproportion existant entre les impôts directs et les impôts indirects.
Alors que les premiers ne s’élèvent qu’à 232.395.551 francs, les seconds atteignent 606.135.298 francs, ainsi qu’il ressort du tableau ci-après :