‹ L'Organisation Financière de l'Algérie du NordChapitre 67 sur 72 · DESDITS D 0 DE QE CAL DE 7 A D 2 NE EEE EE · texte numérisé non relu

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En résumé, les Français d’origine étaient, en 1896

(Israëlites compris) ............ 366.900 Ils sont, en 1926, (dernier re-

CONSOMME 6 m0 MAR EN Teen 657.641 Soit une augmentation de .... 290.741

provenant :

1° De l'excédent des naissanceststir-les=déces 27 mL Tee 122.829 2° Des Fils et des Filles d’étrangers devenus Français de par la

loi à leur-MaÏor HE LR 142.880 3° Des étrangers naturalisés

individuellement par décret.... 16.321 SOLE AUS LOIR IRIS Te EN NRSE 282.030 282.030 Le contingent fourni par la Mé-

tropole de 1896 à 1926 est donc de 8.711

Il faut considérer, en outre, que le chiffre de 366.900, représentant la population française de 1896, comprend déjà une forte proportion d’origine étrangère et 50.000 Israëlites; d'autre part, le chiffre de 122.829 représente l'excédent des naissances sur les décès, non seulement des Français d'origine, mais aussi des naturalisés et des Israëlites.

L’accroissement de la population d’origine française est donc bien inférieur à celui de la population d’origine étrangère.

Enfin, il existe, en regard des 657.641 Français d’origine ou naturalisés, 210.494 étrangers, car si l’émigration française est tarie, l’afflux des étrangers se poursuit sans arrêt.

Dans la population européenne, ce n’est donc pas les Français qui prédominent, maïs bien les étrangers, On ne peut que déplorer, pour le maintien de

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notre influence dans ce pays, que dans la race nouvelle franco-algérienne en formation, l’élément français ne soit pas représenté dans une plus grande proportion.

Nous ne pouvons, dans cette étude, rechercher les causes de cette situation regrettable. Elles sont nombreuses et d’inégale importance. Nous en citerons cependant une qui se rattache directement à notre sujet : c’est la défectuosité de notre système fiscal due à la composition des Délégations Financières. |

Quand un Français s’expatrie, ce qu’il envisage généralement, c’est la possibilité d’acquérir une certaine aisance ou, en tous cas, de mener une vie plus large que dans la Métropole. Et celà est logique si l’on songe aux inconvénients que présente son installation dans la Colonie et qui résultent : du climat, de l’éloignement de sa famille, des maladies, etc...

Or, la politique financière suivie depuis 1900 par les Délégations Financières ne permet plus à l’AIgérie d’offrir aux émigrants cette vie facile dont ils rêvent à défaut de richesse, Aussi, le Maroc et l’Indochine, pour ne citer que ces deux pays, en ont-ils profité pour détourner à leur profit le courant d’émigration qui, autrefois, se dirigeait vers notre Colonie.

En Algérie, en effet, non seulement les inconvénients demeurent ce qu’ils étaient avant l’autonomie, mais les avantages vont se réduisant au point de ne plus exister.

Actuellement, la vie est aussi chère qu’en France et le contribuable algérien, privilégié jusqu’en 1900, aussi surchargé d'impôt que le contribuable métropolitain.

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