LEGER
théoriques de pathologie générale et d’anatomie pathologique et les cours pratiques d’histologie pathologique et d’autopsie.
L'étude de la matière médicale et de la pharmacologie, par contre, n’est généralement pas estimée à sa juste valeur et n'occupe pas la place qui répond à son importance.
Comme l'hygiène, elles sont enseignées sous forme de cours théoriques et de travaux pratiques, dont la majorité des étudiants ne suit que les premiers.
La médecine légale ne tient qu'une place restreinte dans les études médicales.
Il en est de même de l’histoire de la médecine, qui
n’est même pas enseignée dans toutes les Facultés.
Le service des internes, dans les cliniques allemandes, est fait par des Assistenten, médecins ayant terminé leurs études et subi leurs examens. Ils sont choisis librement par les professeurs sans être astreints à un concours.
L'externat et le stage obligatoire dans les hôpitaux n'existent pas. Cependant les étudiants peuvent être attachès, pendant quelque temps, un ou deux mois, ou même davantage, à un service clinique en qualitè d’Ananœnsis ou de Æauspraktikant, stagiaire. Mais le nombre des étudiants est si considérable, comparè à celui de ces stagiaires, que la plupart d’entre eux n’arrivent pas, ou ne songent même pas, à profiter de ce droit.
Une autre institution est celle des Praktikanten, élèves praticiens, qui s'inscrivent sur une liste spéciale dans les
difiérents services cliniques. On leur assigne quelques
qui, Ex 2
malades, trois où quatre environ par semestre. Lorsque ces malades viennent à faire l’objet d’une leçon clinique, le Praktikant est appelè à “relater leurs antécédents, l’histoire de leur maladie, et à répondre aux questions qui peuvent lui être posées à leur sujet. Dans d’autres cas, il n’a qu’à examiner les malades au moment de leur prèsentation à la leçon clinique. Les Praktikanten de la clinique obstétricale sont appelès, à tour de rôle, pour assister aux accouchements.
Tout étudiant est obligé d’avoir été Praktikant un certain nombre de fois et dans différentes cliniques, afin d'obtenir quelques certificats exigés pour pouvoir se présenter aux examens.
Malgré tout, l'étudiant n’arrive pas à passer un temps assez long à l’hôpital, et, s’il a l’occasion d’êtudier les maladies, il n’a pas suffisamment celle d’observer leur évolution et d'étudier le malade lui-même.
Il lui est très difficile d'acquérir une foule de connaissances pratiques concernant le traitement, les soins à donner aux malades, connaissances qui sont indispensables et ne s’acquièrent que par un séjour prolongé à l’hôpital.
C’est ainsi qu’un candidat peut passer de brillants exames sans avoir vu pratiquer une saignée ou une ponction, sans savoir comment se donne un lavement, comment s’applique une ventouse ou une sangsue, et bien d’autres choses encore. Aussi, une fois établi, est-il obligé de refaire un apprentissage, souvent au détriment de ses premiers clients et de sa propre renommée.
Weisgerber 5
En somme, on peut reprocher aux études médicales en Allemagne de trop sacrifier la pratique à la théorie et à la science pure, et de produire ainsi, à côté d’une proportion considérable de véritables savants, trop de demisavants et trop peu de bons praticiens. .