‹ L'organisation Médicale En AllemagneChapitre 25 sur 27 · PERTE · texte numérisé non relu

PERTE

sens, chef du service de santè en campagne, faisant partie de l’état-major général. La mobilisation donne lieu à une quantité de formations nouvelles, telles que les Sanilaetsdélachements, les Feldlazarethe, ambulances, les Xriegslazarethe, lazarets de guerre, Elappenlazarelhe, lazarets d'étapes, commission du transport des malades, convois de malades et de blessés, etc., qui exigent un personnel nombreux et bien instruit. Une institution intéressante est celle des consultirende Aerzlte, autorités médicales et chirurgicales, professeurs des Facultés de médecine le plus souvent, dèsignès en cas de mobilisation, et dont un certain nombre accompagne chaque corps d’armée.

Recrutement des inédecins mililaires. — Les cadres du service de santè militaire sont remplis pour la plus grande partie par les éléves des écoles de médecine militaire, moins fréquemment par des médecins volontaires d’un an, qui, leur service règlementaire terminé, restent à l’armée, et par des médecins de la rèserve ou de la

territoriale, qui, à n’importe quel moment, peuvent rentrer sans difficulté dans l’armée active.

Les élèves des ècoles de médecine militaire font six mois de service comme simples soldats pendant le premier semestre d’êté de leurs études. Après avoir passè leur examen d’État, ils sont enrègimentès comme Unterarzl. Peu de temps après, ils peuvent être nommés Assistenzarzl. Le service exigé des élèves de l’Académie

est de quatre ans, celui des élèves de la Pépiniére de

TE huit ans. Mais il est rare, qu’une fois leur service règle-

mentaire terminé, ils fassent usage de leur droit de quitter l’armée.

Le service mililaire des imnèdecins. — Comme les élèves des écoles de médecine militaire, tout étudiant en médecine est tenu de faire du service comme simple soldat. Ce service est de six mois pour tous Ceux qui au bout d’un semestre deviennent premiers soldats, ce qui est la règle tandis qu’il est d’une année entière pour les rares exceptions. Les premiers sont autorisés à faire la seconde moitié de leur service Comme médecins et sont versés, en attendant, comme infirmiers dans la réserve.

Les premiers six mois peuvent être faits soit avant, ou au cours des études, en été ou en hiver, et sans que le semestre soit perdu pour l’étudiant, ou bien après les examens.

La seconde moitié du service, le stage comme nédecin volontaire d’un an, ne peut être faite qu'après l’examen d'Etat, mais au plus tard au moment du passage de la réserve à la territoriale, c’est-à-dire sept ans après le commencement des premiers six mois.

L'étudiant a donc amplement le temps, même s’il avait satisfait à la première moitié de son service militaire avant son immatriculation à l’Université, de terminer ses études et de passer ses examens. S'il n’y arrive pas, il est rappelé au bout de sept ans pour subir la seconde moitié de son service comme simple soldat.

Le médecin volontaire d’un an n’est pas payé, mais il a droit à une indemnité, pour les déplacements, pendant

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les manœuvres, et lorsqu’il est envoyé dans une garnison autre que celle choisie par lui.

Celui qui se décide à rester médecin militaire, peut être nommé Unterarzt après quatre semaines déjà. Il est payé à partir de ce moment, mais doit s'engager à rester dans l’armée active pendant un an, au moins, après l'expiration du service obligatoire.

Avant d’être licenciè, le médecin volontaire d’un an doit subir un examen sur l’organisation du service de santé militaire, et rentre ensuite dans la réserve en qualité d'Unterarzt, avec ou sans la possibilité d’avancer.

Ceux qui. désirent obtenir de l'avancement, sont obligès de faire une période de six semaines au plus et peuvent alors être proposès pour le vote. |

Les autres ne sont pas rappelès sous les drapeaux en temps de paix.

En 1890-91, le service de santè de l’armée allemande était assuré par 2884 mèdecins militaires, sans compter les médecins auxiliaires et volontaires d’un an, pour un effectif de 486.983 hommes. Cela fait wn médecin pour 250 hommes environ.

Pour que cette proportion soit maintenue, l’armée aura besoin de 12000 médecins en cas de guerre. Or, PAllemagne en dispose de plus 20000. TI lui sera donc facile, sans dégarnir le pays, de fournir à son armée un personnel médical suffisamment nombreux et, la grande majorité des médecins ayant fait six mois de service au corps de santè militaire, convenablement initié aux fonctions qu'il aura à remplir.

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