CONCLUSIONS
I. — L'enseignement de la médecine. — I] se fait dans des conditions plus favorables en Allemagne qu’en France. :
Les Universités, et avec elles les Facultés de médecine, y jouissent d'institutions plus libérales et disposent de ressources financières plus considérables.
Leur corps enseignant est plus nombreux et mieux rétribué.
Le plan de leur enseignement est plus vaste et plus complet.
II. — L'étude de la médecine. — Malgré tous les avantages que nous venons d’énumérer, les études mêdicales allemandes sont inférieures, au point de vue pratique, à celles que l’on fait dans les écoles françaises.
Cela tient, d’une part, à une instruction secondaire défectueuse, peu faite pour servir de préparation à l’étude de la médecine ; d’autre part, les études médicales ellesmêmes sont trop théoriques. Le stage obligatoire dans les hôpitaux, l’externat et l’internat n’existent pas.
Aussi, quoique les examens probatoires soient également sérieux dans les deux pays, le jeune médecin sortant d’une Facultè allemande est-il généralement moins
bien armé pour l’exercice de sa profession que le doc-
teur français.
III. — L'exercice de la médecine. — Les médecins sont plus nombreux en Allemagne qu’en France.
Bien qu’ils soient répartis d’une façon plus égale dans tout le pays, les médecins allemands se trouvent généralement dans une situation financière moins bonne que les praticiens français.
Plusieurs facteurs concourent à rendre la profession médicale de moins en moins lucrative et, en même temps, moins estimée.
La déontologie médicale ne diffère pas très sensiblement dans les deux pays.
Des médecins fonctionnaires publics, rétribués par l'Etat et ayant subi un examen spécial, sont chargès de la médecine légale, de la police médicale et de l'hygiène publique.
Le personnel du service de santè militaire de l’armée allemande est plus nombreux, en temps ordinaire, que cetui de l’armée française. |
Pour le cas d’une guerre, l'Allemagne dispose de mèdecins de la rêserve et de la territoriale plus nombreux et mieux préparés à leur mission que ne peuvent l’être les médecins français, qui ne jouissent pas d’une Organisa-
tion aussi avantageuse de leur service militaire.