GÉNÉRALITÉS
Bien que certains Etats Allemands aient imposé précocement la construction d’abattoirs et réglementé partiellement l’inspection des viandes, par exemple le duché de Bade en 1827, (on relève même cette réglementation dès le x siècle à Augsburg et au xrv° siècle à Passau) il semble que ce soit à la cruelle leçon des terribles épidémies de trichinose de Hettstaedt (1863) et de Hedersleben (1865), au cours desquelles furent atteintes 5oo personnes dont 129 succombèrent,
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Jade FETE
qu'on doive les énergiques mesures générales qui trouvèrent leur expression dans la loi prussienne de 1868 instituant le contrôle obligatoire des viandes. La loi d'Empire de 1879 qui instituait le contrôle des denrées alimentaires donnait à l'inspection des viandes un début d'unité en Allemagne.
Les travaux de GerLAcu et l’activité de LynTin préparèrent la venue de la loi d'Empire du 3 juin 1900, dont l'élaboration et la véritable paternité reviennent à von Ostertag (x).
Nous n'avons pas à examiner ici une réglementation qui, depuis trente ans, a été suffisamment commentée. Rappelons qu'elle était très explicite et suffisamment rigoureuse, prescrivait l'inspection de l’animal avant l'abattage, reconnaissait des viandes propres à la consommation, des viandes dépréciées devant être vendues comme telles à la « Freibank », enfin des viandes à ne livrer à la consommation qu'après les avoir soumises à un traitement de stérilisation. La loi entra en vigueur le 1° avril 1903. (d
Dès la première année de son application, la preuve était faite de son utilité.
Au cours de l’année 1904, en effet,
53.520 bovins tuberculeux étaient saisis totalement, ou la viande devait être soumise à un traitement de stérilisation.
(1) Sur l'initiative du professeur LecLAINCHE, le Congrès International de Londres de 1930 a rendu hommage en la personne du Professeur OsTERTAG, au créateur de la loi allemande de 1900 sur l'inspection des viandes, législation dont se sont inspirés ultérieurement la plupart des grands pays, et qui, par suite, « a non seulement servi l'hygiène publique, mais a eu aussi pour les vétérinaires des conséquences d’un prix inestimable et a transformé les conditions de l’exercice professionnel ».