‹ L'Organisation Vétérinaire en AllemagneChapitre 5 sur 50 · QE RE LOT · texte numérisé non relu

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Vétérinaires n'exerçant pas............. 269

La proportion des vétérinaires exclusivement praticiens est donc de 56,8 % ; celle des vétérinaires fonctionnaires à un titre quelconque de 34,6 %. Le mouvement des statistiques montre de plus que ce dernier chiffre augmente régulièrement. Cette évolution, nous comptons que notre travail la fera suffisamment comprendre,

Nous ne voulons, pour l'instant, que faire ressortir, en manière d'introduction, l’importance numéri-

que de la profession vétérinaire allemande dans son ensemble, la place qu’elle s’est conquise dans les services publics, le nombre élevé de ses représentants se consacrant exclusivement à des recherches ou à des travaux scientifiques (x).

Des estimations dignes de foi fixaient en 1927 à 9.410.000.000 marks la valeur totale du capital-animal de l'Allemagne (3.810.000 chevaux, 18.000.000 de bovidés, 22.900.000 porcs, 3.800.000 moutons, 3.224.000 chèvres, 3.598.000 chiens, 80.000.000 de volailles, 1.640.000 essaiïms d’abeilles).

Le rendement annuel de ce capital était estimé en 1927 à 11.854.000.000 de marks (Viande: 6.522.000.000 de marks ; lait : 4.140.000.000 de marks ; peaux, cuirs, laine : 1.192.000.000 de marks).

Si l’on songe par ailleurs que, dans le seul Etat de Prusse, la fièvre aphteuse par exemple a causé en 1920- 1921 des pertes évaluées à 476.000.000 marks et que la mammite streptococcique et l’avortement épizootique à eux seuls coûtent en moyenne 250.000.000 marks par an à l’agriculture, on conçoit fort bien que, pour sauvegarder le mieux possible l’élément le plus considérable aujourd’hui encore de leur patrimoine national, les Allemands se soient logiquement efforcés d’acquérir une arme de défense appropriée : une organisation vétérinaire solide pour laquelle ils ont consenti les sacrifices nécessaires.

Malgré nos efforts, nous savons qu'il ne nous sera

(1) D’après Rosin, le nombre des vétérinaires français est de 3.525, y compris 4o membres du corps enseignant, 213 vétérinaires aux Colonies, 74 vétérinaires fonctionnaires d'Etat et 50 vétérinaires des Services sanitaires de la Seine.

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pas possible de fournir de l’organisation vétérinaire allemande un tableau aussi clair que peut l'exiger un Français, habitué aux classifications rigides d’un pays parfaitement centralisé. Le fédéralisme politique de l'Allemagne nous l’interdit. En matière vétérinaire, le Reich n'intervient en effet que pour l'élaboration et la promulgation de grandes lois à caractère général (Reichsgesetze) que les différents Etats allemands se chargent de faire appliquer. Ce sont les Etats qui, dans le cadre légal fourni par les lois d'Empire, mais avec de sensibles variantes, organisent les différents services sanitaires, prévoient les modalités de l’inspection vétérinaire ou prennent certaines dispositions intéressant l’exercice de la profession.

Le plus souvent, nous choisirons la Prusse comme élément type, non seulement par ce qu’elle possède sur son territoire environ 60 % des vétérinaires allemands (4. 546 sur 7.537 au 1° juillet 1929), mais encore parce qu'elle constitue selon toute vraisemblance le noyau central dans lequel peu à peu, malgré les résistances particularistes que renforce la tradition historique, et sous la pression des nécessités économiques qui, dans le système administratif, comme ailleurs, réclament une standardisation, les autres Etats viendront se confondre plus ou moins étroitement dans une Allemagne centralisée.

* Nous avons cru bon de ne pas passer sous silence le côté financier du problème et nous avons fourni presque toujours des précisions sur ce point (budgets, frais de scolarité, traitements des fonctionnaires, cotisations, etc...). Nous avons conservé le mark-or comme unité monétaire. Il suffira de multiplier par 6 les chiffres fournis pour obtenir l'équivalent en francs français. Le coût de la vie ayant quelque peu fléchi en

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