RÉSULTATS DES ESSAIS SUR LES FERMES EXPÉRIMENTALES
À la Ferme expérimentale centrale nous avons cultivé un grand nombre de variétés d'orge suivant plusieurs procédés différents. Nous avons essayé des récoltes en Champs, afin de nous assurer des différences entre les différentes variétés sous le rapport du rendement et de la qualité dans ces conditions; nous avons aussi cultivé chacune des variétés dans des circonstances tout à fait identiques, dans le but d'étudier Les différences dans leurs tendences à gagner en fécondité. On perd trop souvent de vue que dans chaque variété de semence, voire même dans chaque grain de chaque variété, il existe un cachet particulier de vigueur et de productivité que des circonstances favorables feront toujours apparaître et que des circonstances défavorables ne peuvent entièrement effacer. Dans le but de nous éclairer à cet égard, nous avons ces deux dernières années procédé à la Ferme centrale de la manière ci-après :
Nous choisîmes une pièce de terre bien uniforme,—une terre sabloargileuse assez légère, —qui au printemps de 1887 avait reçu une couche de fumier de ferme, puis avait porté une récolte de blé de printemps. Le terrain fut labouré au commencement de l'automne, et le printemps suivant reçut un léger labour et un hersage, Nous mîmes en terre, sur deux rangs, cinquante grains de chaque variété d'orge, laissant un intervalle de deux pieds entre les variétés et plaçant les grains à un pied de distance les uns les autres. Les plantes avaient ainsi ample espase pour se développer, et quand elles eurent atteint la hauteur de deux ou trois pouces, le tout reçut une couverture uniforme d’un mélange d’engrais dans les proportions suivantes par acre: 200 livres de nitrate de soude, 500 livres de poudre d'os et 1,000 livres de cendre de bois non lessivée. Le terrain fut maintenu net de mauvaises herbes par des sarclages, et à maturité la récolte de 1888 fut recueillie comme nous allons dire :—Un des plus beaux pieds de chaque variété fut battu et vanné à part, note ayant été prise du nombre d’épis et du rendement; trois ou quatre autres des pieds les plus vigoureux furent aussi choisis et traités de même, puis tous les autres furent moissonnés ensemble, et nous
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primes la moyenne de leur rendement, En 1889, nous avons planté les mêmes variétés, ot les nouvelles que nous avons pu nous procurer; pour chacune nous avons moissonné et battu toutes les plantes ensemble, Nous donnons dans le tableau ci-contre les résultats de ces essais, le nombre des épis et celui des grains sur la plante choisie à part en 1888, ainsi que le nombre moyen de grains obtenu dans le second choix de trois ou quatre plantes; le nombre des plantes restantes et leur rendement moyen, Le chiffre de la colonne suivante est la moyenne de l’ensemble, On voit ensuite dans le tableau le nombre de plantes de chaque variété qui a mûri en 1888, et les rendements moyens correspondants. On est ainsi à même de comparer aisément la fécondité des différentes variétés et les résultats que chaque variété a donnés ces deux dernières années,
Les variétés pour lesquelles il n'y a de chiffres que pour 1889 n'avaient été obtenues qu'au printemps de cette année.
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