‹ L'Orgie gauloiseChapitre 2 sur 25 · JUSTIFICATION · texte numérisé non relu

JUSTIFICATION

Sous la fonne d'un récit romantique, I'Orgie gauloise renferme un résumé condensé, mais complet et rigoureusement exact de ce que l'on sait positivement aujourd'hui sur la Gaule dite « indépendante », jusqu'à sa conquête par Jules César, 52 ans avant J.-C.

L'histoire a presque toujours été systématiquement partiale. La politique, les religions, la passion, l'imagination même, se sont appliquées à dénaturer le passé.

Mais les documents qui furent préservés de la destruction des hommes et de celle du temps ; les travaux techniques de philologie, d'archéologie, de numismatique, d'ethnologie, d'épigraphie, et d'une façon générale les recherches de toutes les sciences exactes qui se rapportent, de près ou de loin, à l'histoire, et surtout la comparaison de tous ces cléments, permettent, néanmoins, de reconstituer, plus ou moins complètement, la vérité historique.

Ainsi le vieux monde gaulois se présente aujourd'hui sous des physionomies bien différentes, selon qu'il est examiné dans les histoires partiales, ou qu'il est évoqué à l'aide de la comparaison des documenta scientifiques recueillis, sans dessein d'altération, mais, au contraire, avec le sincère souci de l'exactitude.

Ne redoutant pas de rompre avec des traditions erronées, comme celle qui fit de Vercingétorix un libérateur désintéressé ; sans craindre d'être en contradiction avec la masse des compilations modernes étrangères, et particulièrement allemandes, qui ne dissimulent même pas leur étroit esprit nationaliste, I'Orgie Gauloise d't ce qui fut et présente, en même temps, ici, l'énumération des contrôles qui peuvent en être faits par l'examen et la comparaison logique des documents positifs dont elle est issue, et cite même les études moins loyales qu'elle n'a pas voulu ignorer.

Les écrits contemporains de la vieille Gaule, ainsi que ceux qui lui sont postérieurs, mais qui s'inspiraient d'ouvrages contemporains, forment, en première hgne, les documents à consulter. Mais il importe

g l'orgie gauloise

de les contrôler les uns par les autres, comme l'a si bien su faire Fustel de Coulanges, dans La Cité antique et dans sa magistrale étude des J nsiiîutions politiques de l'ancienne France.

TuLES CÉSAR, PoLYBE et SïRABON sout îcs aiitcurs anciens qui fournissent le plus de renseignements sur la vieille Gaule. On trouve aussi de précieuses relations sur elle dans DioDorvS de Sicile, PosiDONius, CiCERON, Pline, Sénèque, Josèphe, Suétoke, Plu-

TARQUE, TiTE-LiVE, POMPONIUS MeLA, FlORuS, ApPIEN, LuCIEN,

Dion Cassius, Ulpien, Ammien Marcellin, Ausone, Lampride, SuLPicE sévère. Saint Gérome, Sidoine, Apollinaire, Hécatée DE MîLET, le poète gaulois Rutilius, les insîituies de Justinien, le code Theodosien, les Acia triumphalia capiiolina, et quelques autres auteurs grecs et latins moins importants. Le Corpus inscriptionum lalinarum doit être également mis à contribution.

Parma les auteurs modernes, Fustel de Coulanges {la Gaule romaine) est le guide le plus sûr dans l'étude et la critique des textes anciens.

Après lui, il convient encore de consulter d'A^LLMER, les Antiquités de Vienne ; de Lebègue, VEpigraphie de N ar bonne ; de Jullian, les Inscriptions de Bord.eaux ; d'AuG. Bernard, le Temple d'Auguste ; de Mommesen, les Inscriptions suisses et les Annales de l'Institut archcclogique de 1853 ; de Brambach, Inscripiiones Rheni ; de Léon Renier, les Inscriptions d'Algérie ; de M. L. de la Saussaye, la Nitviismaîique de la Gaule narbonaise ; de Cartaillac, l'Or gaidois ; d'H. de la Tour, l'Atlas des monnaies gauloises; de Mowat, les Monuments de Paris ; de Monceau, le Grand te-.nple du Puy-de-Dôme ; de Roger de Belloquet, l'Ethnogénie gaidoise ; d'HERZOG, GalUse Narhonensis hisîoria ; de S. Reinacii, le Diciio7inair'e archéologique de la Gaule et la Description du musée de Saint- Germain ; de Castanier, les Ongines antiques de Marseille ; de Bulliot, les Fouilles du Mont Bouvray, la Religion des Gaules, la, Cité gauloise ; de Bulliot et Fontenoy, l'Art de l'Emaillcur chez les Eduens ; de Daubrée et Gaidoz, l'Exploitation des métaux chez les Gaulois ; de Bertrand, la Religion des Gaulois ; de Lécrivain, la Propriété foncière chez les Gaulois ; de M. de Saulcy, les Campagnes de César ; d'ERNEST Desjardin.s, la Géographie de la Gaule romaine ; de H. Chambellan, Etudes sur V histoire chi droit français ; de Laferrière, Y Histoire du droit français; de ViOLLET, les Institutions fjolifiques de la France ; et les nombreuses études gauloises d'ARBOis de Jubainville, sans oublier l'Archéologie celtique et gauloise d'ALEXANDRE Bertrand ; les comptes

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