‹ L'orgue de Jean-Sébastien BachChapitre 14 sur 61 · PREFACE XIX · texte numérisé non relu

PREFACE XIX

Lorsque des étrangers de distinction venaient prier Bach de se faire entendre à l'orgue en dehors des offices, il prenait ordinairement un sujet et s'amusait à le traiter sous toutes les formes, dût-il jouer sans interruption pendant plus d'une heure. Il se servait d'abord du thème pour un prélude et une fugue sur les fonds du grand orgue; puis il s'amusait à varier ses jeux dans une série d'épisodes à deux, trois ou quatre parties. Alors venait un choral dont la mélodie était coupée par des lambeaux du sujet primitif. Il terminait enfin par une fugue à plein jeu, dans laquelle «il se contentait de traiter son thème, ou seul, ou associé à des contrethèmes dérivés.»

Essayait -il un instrument nouveau? Il commençait par tirer tous les registres et par jouer le grand chœur avec tous les accouplements, «pour se rendre compte des poumons de l'orgue», disait -il en riant. Puis il procédait à l'examen détaillé de chacune de ses parties. L'expertise une fois

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